EINSIEDELN
Un diplôme d'Henri de Brandis, évêque de Constance, daté de 1370, démontre qu'on regardait déjà comme fort ancienne la réputation du pèlerinage des Ermites, Georges de Gengenbach, dans son histoire de la chapelle, écrite en 1375, s'expiime ainsi pour peindre l'affluence des pèlerins : Per totum annum, continuo inveniuntur peregrini descendentes, et ascendetites, ad satictain Mnriani. Il ajoute que cette afflnenc-e redoublait à l'époque du 14 septembre, celle où Ton célèbre l'anniversaire de la dédicace de la chapelle de l'église. Des annales de la Suisse constatent qu'en 1330 on remarquait à cette fête une députation de cent bourgeois de Râle et soixante-dix de Strasbourg, Une lettre des Pères du concile de Râle (1442) fait foi que, deux ans avant, la veille de la fête des saints Simon et Jude, il arrivait à Einsiedeln tant de monde de tous les points de l'Europe, ([ue les cantons de Zurich et de Schvvitz se mirent en alarme, croyant voir de nouvelles troupes qui venaient les attaquer : on avait pris pour des lances les innocents bourdons des pèlerins.
« Lors du schisme de Luther^ le pèlerinage ne perdit rien de l'assiduité des peuples. Augbbourg y fit une procession solennelle en 1G13, à raison d'un vœu; on a encore les canticfues composés pour cette cérémonie. La ville d'Uberlingen, qui avouait hautement les secours par elle obtenus de la mère du Christ pendant la guerre de Suède, en 1634, envoyait à Einsiedeln, en 1030, une députation de cinq cent cinquante personnes, qui déposèrent à l'église, en ex-voto , une bombe du poids de 03 kilog. 50 décag. Kn 1047 vinrent au même lieu le chapitre et la bourgeoisie de Lindau. Les deux années suivantes, ce fut le tour de ceux de Feldkirch et de Fribourg en Brisgau; une députation de Zell, près Constance, vint en 1051 . Depuis l'an 1651 jusqu'à l'invasion