LA FORCE PRIME LE DROIT A DIT
Bismarck, mais la Beauté prime la force et la Bonté devrait primer la Beauté ; la force c’est le diable, et ses adhérents brûleront en enfer, pas pour l’éternité, j’espère, mais un peu; on cuira à point Chamberlain et l'on rôtira un peu plus ceux qui, sans conviction, l’ont soutenu par lâcheté. La force c’est le diable, mais il y a une force supérieure qui mettra les choses en ordre.
ES La grande affaire n’est pas de laisser un nom, mais d’avoir été utile; qu’importe un nom lorsqu’on n’y rattache plus un visage.
ES T out démontre que nous faisons partie d’une société encore dans l’enfance.
® Hier soir, en rentrant chez moi, j’entendis un individu dire à un autre avec un accent de cuistre : « Les femmes s’imaginent... » je perdis le reste de la conversation et je me demandais de quelles femmes il pouvait bien vouloir parler.
IÊÜ) Si on pouvait entendre le bruit du monde comme on entend quelquefois la rumeur d une ville, on entendrait d’un bout à l’autre un vaste concert de lamentations où les autres bruits se perdraient.
ÉÜ L’ancien dicton « connais-toi toi-même » a été remplacé par celui-ci : « connais le plus de gens influents possible et sers-toi d’eux. »
Wl]\ est possible que la période où les régions de l’Equateur seront habitables pour les hautes races marquera l’apogée de la civilisation.
J’ai vaincu la crainte de la vieillesse et de la mort.
Quant à la vieillesse...
Quant à la mort, elle consistait surtout en ce que, même iViort, il me semblait que je manquerais d’air et de lumière, puis l’idée d’être mangé par de sales bêtes; sales, le sont-elles tant que cela !...
(§â) Je m’aperçois tous les jours de la réalisation de ce rêve de jeunesse : j’accompagnais mon propre cercueil...
ÊD Il est bon de travailler pour les siens, pour sa ville, pour son pays, mais l’humanité avant tout, Bismarck et Chamberlain sont de pauvres génies.
IÜ1 Quand la maladie m’a retenu chez moi pendant quelque temps, je suis toujours frappé, à ma première sortie, de la laideur et de l’apparence d’abrutissement de la plupart des gens qu’on rencontre.
ÈÜJ’ai rencontré quelqu’un qui prétendait ne jamais dormir plus d’une heure et se porter fort bien. Je lui ai dit : achetez un coucou.
Brux., Vromant & C*, 3-14-5463.