‹ Les pensées d'Eugène SmitsChapitre 4 sur 5 · POUR QUELQUES CROQUIS PARISIENS · texte numérisé non relu

POUR QUELQUES CROQUIS PARISIENS

® La lorette. — A tout seigneur, tout honneur; à Paris, on paye la vertu 3o sous par jour, mais rien n'est assez beau pour faire un splendide vêtement au vice; que le Parisien qui se sent la conscience tranquille lui jette la première pierre, ce n’est pas l’affaire du peintre.

ÉÜ Le cocher d'omnibus. — Ce qu’il transporte journellement de désespoirs, de folles espérances, de jalousies inquiètes, d’amers désappointements, de joies innocentes, il ne s’en doute pas...

ÉÜ Le concierge habite le rez-de-chaussée ou l’entre-sol ; généralement son caractère s’aigrit avec l’âge. Du i5 au 3i décembre cependant son humeur semble s’adoucir. S’il est marié, il a une fille qui joue du piano.

(Ü) Le crocheïeur peut faire fortune...

Au boulevard, un tout petit garçon pleurait à chaudes larmes; le père le secouait brutalement par le bras et la mère glapissait : « Taisez-vous méchant garçon ». Si ce

n'avait été visiblement des brutes, j’aurais dit: «Voyons, Madame, comment a-t-il eu le temps de devenir méchant; s’il est méchant, c’est alors qu’il le tient de vous ou de son père.

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