‹ Les pensées d'une reineChapitre 3 sur 18 · IV · texte numérisé non relu

IV

Les animaux peuvent être libres dans

leur élément. Notre esclavage provientil de ce que nous sommes rarement dans le nôtre?

Il ne sufiit pas d'observer les hommes ; il faut les ressentir dans son cœur.

l'homme

L'homme est une énigme, de sa naissance jusqu'à sa mort. On croit qu'on va le comprendre en le déchirant.

L'enfant brise son joujou pour voir ce qu'il y a dedans.

Tout homme porte en lui un Promé-

thée, créateur, rebelle et martyr.

L'homme est un violon. Ce n'est que lorsque sa dernière corde se brise qu'il devient un morceau de bois.

Leâ femmes sont mauvaises, par la faute des hommes; les hommes sont mauvais, par la faute des femmes.

Il y a des gens qui ont des cornes de taureau poui* se défendre ; il y en a d'autres qui n'ont que des cornes de

colimaçon.

Il faut très bien connaître les hommes,

avant d'avoir le courage d'être seulement et simplement soi-même.

l'hommb

Si nous sommes créés à l'image de Dieuy nous devons être des créateurs.

Une réunion d'hommes est une réunion de clochettes éoliennes, dont les notes sont harmonieuses ou discordantes, scion le vent.

Pour la nature buffle^ la fatigue est

une jouissance ; pour la nature violon,

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elle ne peut ôlre qu'une clisî^onance aiguë.

M«'fio/.-V(nis d'un lioinmo qui a l'air de douter de votre bonheur en mc^nage.

11 y a des figures dans lesquelles on

voit par moments des peliU serpents sortir des yeux; il y en a d'autres où les serpents sortent des coins de la bouche, et rampent vers les yeux.

Wil

Quand un homme aime avec un excès de passion ses entants, soyez sur qu'il n'est pas heureux.

l'homme

L'homme aime surtout la femme; la

femme aime surtout les enfants.

LÂ FËMMË

La femme doit subir l*amoiir, souffrir pour enfanter, partager vos soucis, conduire votre maison, élever votre famiilo,

être jolie et aimable par-dessus le marché. Que disiez-vousdonc de sa faiblesse, tout à rheure?

La femme sauvage est une brte de somme; la femme turque, un animal de

PENSÉES d'une reine

luxe; la femme européenne» une bête à

deux fins.

Ën se dûimaiit, la femme croit duiiiier un monde, et Thomme croît avoir reçu un jouel; la femme croit avoir donné une éternité, et l'homme croit avoir accepté le plaisir d*un moment.

Peut-être la grande sensibilité des femmes provient-elle du surcroît de

magnétisme dans leur système. Ce sont des boussoles vivantes, tendant vers leur

pôle ; mais les déviations son t i Véquentes.

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