‹ Les pensées de J.J. Rousseau: citoyen de GenèveChapitre 22 sur 71 · MÉCHANCETÉ, MÉCHANT · texte numérisé non relu

MÉCHANCETÉ, MÉCHANT

X oute Méchanceté vient de faiblesse;; l'enfant n'est Méchant que parce qu'il en faible ; rendez-le fort , il sera bon', celui qui poiirroit tout ne feroit jamais du mal. De tour les attributs de la Divinité toute puissante , la bonté est celui sïns lequel on peut le moins concevoir.

Tous les peuples qui ont reconnu de'tt* principes, ont toujours regarc^é le matf-

?* LE$ PENS.ifl

vais comme inférieur au bon , sans quoi

ils auroient fait une supposition ab~

jsurde.

Le Méctaat se craint et sci fuit , il s'égaie en se jetant autour de lui-même; il tourne autour de lui des yeux inquiets, <et cherche un objet oui tfamuse ; sauf 2a satyre arnère , sans la raillerie insulr fante , il seroit toujours triste ; le ris jnoqueur est son seul plaisir. Au contraire , la sérénité du juste est intérieur je; son ris n'est point de malignité, mais de joie 4 il en porte la source en Juj-méme ; ilcst aussi gai seul qu'au mi T |ieu 4'un cercle , il ne tire pas son con*tentement de ceux qui rapprochent , il Je leur communique.

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