‹ Les pensées de J.J. Rousseau: citoyen de GenèveChapitre 30 sur 71 · LIB E R T É · texte numérisé non relu

LIB E R T É

J,L est de la Liberté comme de l'inno-»

cence et de la vertu , dont on ne sent le prix qu'autant qu'on en jouit soi-même, et dont le goût se perd sitôt qu'on le* M perdues. Je connois Us délices de toit

DE?J f J, RpWSSEAU. ** pay* , disoit Brasidas à un Satrape > qu|comparoit la vie de Sparte à celle de Persépolis; mais tu ne peux connoître les plaisirs du mien*

Les esclaves perdent tout dans leur* fers jusqu'au desjr d'en sortir : ils aiment leur servitude comme les compagnons d'Ulysse aimoient leur abrutissement.

Il est incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donné des , chefs pour défendre leur liberté , et non pour les asservir* Si nous avons un Prince , disoit Pline à Trajan , c'est aÇn qu'il nous préserve d'avoir un maître.

Il n'y a! que la force de l'Etat qui fasse la liberté de ses membres. ,

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