‹ Les pensées de J.J. Rousseau: citoyen de GenèveChapitre 43 sur 71 · I DÉ ES · texte numérisé non relu

I DÉ ES

jLtA manière de former (es Idées est ce, qui donne un caractère à l'esprit huflïain. JL'esprit qui ne forme ses- Idées que sur des rapports réels , est un esprit solide ; celufqui se contente des rapports apparens, est un esprit superficiel; celui qui voit les rapports tels qu'ils sont »

est un esprit juste ; celui qui les appré-.

cie mal , est un esprit faux ; celui qui, controuve des rapports imaginaires qui n'ont ni réalité, ni apparence, est un fou i celui qui ne compare point est un imbéciile. L'habitude plus où-moins^ grande à comparer des Idées et à trouvée des rapports , est ce qui fait dans les hommes le plustm le moins d'esprit.

, t»es Idées simples ne sont que de sensations comparées., il y a dés jugement «tins les simples sensations , aussi-bit»

tjo Les Pensées que dans tes sensations complexes * qtte j'appelle Idées simples. Dans la sens»-* tîon , le jugement est purement passifs il affirme qu'on sent ce qu'on sent* Dans la perception ou Idée , le jugement est* actif ; il rapproche , H compare , il dé- 1 termine des rapports que le sens ne détermine pas. Voilà toute la différence 9 mais elle est grande. Jamais la nature ne nous manque j c'est toujours nous qui nous trompons»

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