LIBERTÉ DE L'HOMME
JN Ul être matériel g^est actif par luimême , et moi je le suis. On a beau me disputer cela , je le sens , et ee sentiment qui parle est plus fort que la raison qui le combat. J'ai un corps sur lequel les autres agissent , et qui agit sur eux 5 cette action -réciproque n'est pas douteuse : mais ma volonté est indépendante de mes sens , je consens ou je résiste , je succombe ou je suis vainqueur , et je sens parfaitement en moimême quand je fais ce que j'ai voulu faire , ou quand je ne fais que céder â mes passions. J'ai toujours la puissance de vouloir , non la force d'exéeut«r« Quand je me livre aux sensations » j'agis selon l'impulsion des objets externes.
Quand je me reproche cette foiblesse , je n'écoute que ma volonté , je suis esclave par mes vices , et libre par mes remords ; le sentiment de ma liberté ne s'efface en moi que quand je me dépra-
$S LES PENSfES
** , et que j'erapeche enhn la voix de
l'ame de s'élever contre la loi du corps.