ÉTUDE DE L'HOMME
' N coeur droit est le premier organe de la vérité ; celui qui n'a rien senti ne sait rien apprendre ; il ne fait que fl opter d'erreurs en erreurs , il n'acquiert qu'un vain savoir et de stériles connoissances , parce que le vrai rapport des choses à l'homme , qui est sa principale science , Jui demeure toujours caché. Mais c'est se borner à la première moitié de cette science , que de ne pas étudier encore les rapports qu'ont les choses entr'elles , pour mieux* juger de ceux qu'elles' ont avec nous. C'est peu de conrioître les passions humaines , si l'on n'en sait apprécier les objets; et cette féconde * étude ne peut se faire que dams le calme de la méditation.
La jeunesse du sage est le tems de ses expériences , sts passions en sont les instrumens ; mais après avoir appliqué son ame aux objets extérieurs pour les
deJ.J»R6usseav. |i Sentir fil la retire au-dedans de lui pour les considérer , les comparer » les coanoître.