‹ Les pensées de J.J. Rousseau: citoyen de GenèveChapitre 68 sur 71 · DE J. J. ROUSSI AU · texte numérisé non relu

DE J. J. ROUSSI AU

Le pédant et l'instituteur disent àpeu-près les mêmes choses ; mais le premier les dk à tout propos t le second ne les dit que quand il est *4r de leur effet.

DaIs

r s le commencement de la vie où la mémoire et l'imagination sont encore inactives , l'enfant n'est attentif qu'à ce qui affecte actuellement ses sens. Set sensations étaat les premiers matériaux de ses connoissances , les lui offrir dans un ordre convenable , c'est préparer sa mémoire à les fournir un jour dans le même ordre à . son entendement : mais comme il n'est attentif qu'à ses sensations , il suffit d'abord de lui montrer bien distinctement la liaison de cer mimes sensations avec les objets qui lescausent. 11 veut tout toucher , tout ma* 1 njerwNe vous opposezj>oint à cette inquiétude ; elle lui suggère un apprentis-' sage' très-nécessaire. C'est ainsi qu'il appceod à sentir la' chaleur» le froid, la dèreté, la mollesse» la pesanteur, i» • légèreté des corps , à juger de leur greft^ dsur , de leur figure * ce de -toutes leurs

«4 . Les PensIê*

qualités sensibles , en regardant > pal* pant, écoutant* sur*tout en comparant la vue au toucher, en estimant à l'œil la sensation qu'ils feroient sous set doigts*

Ce n'est que par le motivemeftf , qtfê nous apprenons qu'il y a A%$ choses qui ne sont pas à nous * et ce ri'e^t que par notre* propre mouvement * que nous acquérons l'idée de l'étendue* C'est parce que l'enfant n'a point cette idée » qu'il tend indifféremment la main pour saisir l'objet qui le touche * ou l'objet qui est:

à un pas de lui. Cet effort qu'il fait vous paroft un signe d'empire , un ordre qu'il, donne à l'objet de s'approcher ou à vous* de le lui apporter* *t point do tout i c'est seulement que les mêmes objets qu'il voyoit d'abord dans son cerveau * puis sur ses 7 yeux * il les voit maintenant ani pwtt de ses bras , et n'imagine d'é-* teodue que celle on il peut atteindre* Ayez donc soin de le promener souvent y.

de le transporter à 9 um place à l'autre / yde lui faire sentir le changement de lieu>afin.de lui apprendre à juger étt distant ces. .Quand il commencer» de les cormoft" tre , alors il faut changer de méthode * étoile portes >que comme il vourplak*.

car sitôt qu'il n'est plus abus'é par le»

Sens * sort effort change de cause.

Le mal- aise des besoins s'expiime par des signes , quand le secours d'autrui est nécessaire pour y pourvoir. De-là f les cris des enfans. Ils pleurent beaucoup ; cela doit être, puisque toutes leurs sensations sont affectives ; quand elles sont agréables « ils en jouissent ers, silence ; quand elles sont pénibles > ils le disent dans leur langage , et demandent un soulagement. Or , tant qu'ils sont éveillés , ils ne peuvent presque rester dans un état d'indifférence ; ils dorment ou ils sont affectés.

Toutes nos langues sont d^ ouvrages de l'art. On a long-tems cherché s'il y avoit une langue naturelle et commune à tous les hommes : sans doute > il y en a une ; et c'est celle que les enfans parlent avant de savoir parler* Cène langue n'est pas articulée t mais elle tsx accentuée , sonore , intelligible.

L'usage des nôtres nous la fait négliger ail point de l'oublier tout-à-fait. Etudions les enfans , et bientôt nous la rapprendrons auprès d'eux. Les nourrices sont nos maîtres dans cette langue ; elles entendent tout ce que disent leurs IL Parti*. H

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nourrissons ; elles leur répondent , elles ont avec eux des dialogues très-bien suivis 5 et quoiqu'elles prononcent des mots , ces mots sont parfaitement inutiles ; ce n'est point le sens du mot qu'ils entenderft , mais l'accent dont il est ac- .

compagne. :

Au langage de la vont se joint celui du geste non moins énergique. Ce geste ri'esr pas dans les forbles mains des enfaiw , il est sur leurs visages. Il est étonnant combien ces "physionomies mal formées ont déjà d'expressions : leurs traits changent d'un instant à l'autre avec une inconcevable rapidité. Voiïs voyez le spurire , le désir , l'effroi nattre et passer comme autant d'éclairs ; à chaque Cois vous'crtyez voir un autre visage.

Us ont certainement les muscles de la face plus mobiles que nous. En revanche leurs yeux ternes ne disent presque rien. Tel doit être le genre de leurs signes dans un âge où l'on n'a que de»

besoins corporels ; l'expression des sensations est dans les grimaces , l'expression des sentimens est dans le regard.

' Les premiers pleurs des enfans sont des prières : si on n'y prend garde , elles deviennent bientôt des ordres ; ils

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commencent par se faire assister, ils finissent par se faire servir. Ainsi de leinr propre foîblesse , d'où vient d'abord le . sentiment de leur dépendance , naft ensuite Tidée de l'empire et de la domination : mais cette idée étant moins excitée par leurs besoins que par nos services 9 ici commencent à se faire apercevoir les effets moraux dont la cause immédiate n'est pas dans la nature, et l'on voit déjà pourquoi dès ce premier âge il importe de démêler l'intention secret** que cKtfre le geste ou le cri.

Quand l'enfant tend la main avec effort sans rien dire, il croit atteindre à l'objet , parce qu'il n'en estime pas la distance ; il est dans l'erreur: mais quand il se plaint et crie en tendant la main , alors il ne s'abuse plus sur la distance ; il commande à l'objet de s'approcher, ou à vous de le lqi apporter. Dans le premier cas portez - le â l'objet, lentement et à petits pas; dans le second , ne faites pas seulement semblant de l'entendre ; plus il criera , moins vous devez l'écouter. II. importe de l'accoutumer de bonne heure à ne commander ni aux hommes , car il n'est pas leur maître , ni aux choses » car elles ne l'en»

v Ht

W Les Pensées

tendent point. Ainsi , quand un enfant désire quelque chose qu'il voit et qu'on veut lui donner , il vaut mieux porter l'enfant à l'objet , que d'apporter Tobjer à l'enfant ; il tire de cette pratique 'une conclusion qui est de son âge , et il n'y a point d'autre moyen de la lui tuggérer.

Un enfant veut déranger tout ce qu'il voit v H casse , il brise tout ce qu'il peut atteindre ; il empoigne un oiseau comme il empoigneroit une pierre , et l'étouffé sans savoir ce qu'il fait. Pourquoi cela ! D'abord » la philosophie en va rendre raison par des vices naturels; l'orgueil »

l'esprit de domination , l'amour-propre 9 la méchanceté de l'homme , le sentiment de sa foiblesse , pourroir-elle ajouter »

rend l'enfant avide de faire des actes de force» et de se prouver à lui-même son propre pouvait ? Mais voyez ce vieillard infirme et cassé , ramené par le cercle .de la vie humaine à la foiblesse de l'enfance 9 non seulement il reste immobile et paisible , il veut encore que tout y reste autour de lui ; le moindre changement le trouble et Pinquiere, il veudroit voir régner un calme universel.

Comment la même impuissance jointe

B Ë J. J. R O U S S E A U. tf

"»*» mêmes passions produirok-elle des effets si différens dans les deux âges , si la cause primitive n'étoit changée \ Et où peut-on chercher cette diversité de causes, si ce n'est dans l'état physique <Jes deux individus ? Le principe actif commun à tous deux se développe dant l'un et s'éteint dans l'autre; l'un se forme et l'autre se détruit , l'un tend à la vie , et l'autre à la mort. L'activité défaillante se concentre dans le cœur du vieillard , dans celui de l'enfant elle est surabondante et s'étend au- dehors ; il se sent , pour ainsi dire , assez de vie pour animer tout ce ■ qui l'environne.

Qu'il, fasse ou qu'il défasse , il n'importe , il suffit qu'il change l'état des choses , et tout changement est une action.

Que s'il semble avoir plus de penchant à détruire , ce n'est peint par méchanceté ; c'est que l'action cfu'il forme est toujours lente, et que celle qu'il détruit, étant plus rapide , convient mieux à sa vivacité. y

En même temfque l'Auteur de la nature donne aux enfans ce principe actif, il prend soin qu'il soit peu nuisible, en leur laissant peu de force pour s'y livrer. Mais sitôt qu'ils peuvent consi-

dérer les gens qui les environnent comme des instrument qu'il dépend d'eux de faire agir, ils s'en servent pour suivre leur penchant , et suppléer à leur propre foiblesse. Voilà comment ils deviennent incommodes, tyrans, impérieux»

méchans, indomptables ; progrès qui ne vient pas d'un esprit naturel de domination , mais qui le leur donne % car il ne faut pas une longue expérience pour sentir combien il est agréable d'agir par les mains d'autrui, et de n'avoir besoin que de remuer la langue pour faire mouvoir l'univers*

En grandissant, on acquiert des forces , on devient moins inquiet , moins remuant, on se ^enferme davantage en soi-même. L'ame^fc-le corps se mettent, pour ainsi dire , en équilibre , et la nature nous demande pnis que le mouvement nécessaire a notre conservation. Mais le désir de commander ne déteint pas avec le besoin qui Ta fait naître ; l'empire évfeijle et flatte l'amourpropre, et l'habitude le fortifie: ainsi succède la fantaisie an besoin , .ainsi prennent leurs * premières racines , les préjugés et l'opinion.

Le principe une fois connu $ nous--

voyons clairement le point où l'on quitte la route de la nature : voyons ce qu'il feut faire pour s'y maintenir.

Loin d'avoir des forces superflues y les enfans n'en ont pas, même de sufiv»

santés pour tout ce que leur demande la nature : il faut donc leur laisser. Tu* sage de toutes celles qu'elle leur donne Ct dont ils ne sauroient abuser.^Premiere / maxime.

. 11 faut les aider , et suppléer à ce quj leur manque, soit. en intelligence , sotf en force , dans tout ce qui est du be* soin physique» Deuxième maxime.

Il faut dans le secours qu'on, leur donne , se borner uniquement à l'utile réel , sans rien accorder à la fantaisie ou au désir s.ansjE*0^Y; car la fantaisie ne les tourmentera point quand on ne l'aura pas fait naître, attendu Qu'elle n'est pas de la nature. Troisième maxime.

Il faut étudier, avec soin leur langage et leurs signes ,. afin que dans un âge où ils ne savent pas- dissimuler , on dis-»

tingue dans leurs desks ce qui vient immédiatement de la nature , et ce qui vient de l'opinion. Quatrième maxime.

Quand les enfans commencent à parler, ils pleurent moins. Ce progrès eti

ize'dby G00gle

e* Le «Pensées

naturel ; un langage esc substitué à l'autre.

Il est bien étrange que depuis qu'on te mêle d'élever des enfans , on n'ait imaginé d'autre instrument pour les conduire que l'émulation , la jalousie » l'envie , la vanité , l'avidité , la vile crainte * toutes les passions les plus dangereuses * les plus promptes à fermenter» et let plus propres â corrompre l'ame , même avant que le cbrps soit formé» A chaque instruction précoce qu'on veut faire entrer dans leur tête , on plante un vice au fond de leur cœur ; d'insensés instituteurs pensent faire des merveilles en les rendant méchans pour leur apprendre ce que c'estjjme bonté , et puis ils nous disent gravai » ut , tel est l'homme : oui, tel est l'homme que voue avez tait.

On a essayé tous les instramens > hors un , le seul précisément qui peut réussir , la liberté bien réglée. Il ne faut point se mêler d'élever un enfant , quand on ne sait pas le conduire où l'on veut t>ar les seules lois du possible et de l'impossible. La sphère de l'un et de 'autre lui éxoit également inconnue ; m l'étead » on la resserre autour de lui

de L L Rousseau. oj comme on veut. On l'enchaîné , on le pousse» on le retient avec le seul lien de la nécessité > sans qu'il en murmure :

on le rend souple et docile par la seule force des choses , sans qu'aucun vice ait ' l'occasion de germer en lui : car jamais les passions ne s'animent tant qu'elles •ont de nul effet.

Les premier) mouvetnens naturels de l'homme étant de se mesurer avec tout ce qui l'environne , et d'éprouver dans chaque objet qu'il apperçoit toutes le* qualités sensibles qui peuvent se rap~ porter à lui, sa première étude est une sorte de physique expérimentale , relative â sa propre conservation * et dont on le détourne par des études spéculatives , avant cotfl ait reconnu sa place ici-bas. Tandif que ses organes délicats et flexibles peuvent s'ajuster aux corps sur lesquels ils doivent agir , tandis que *hs sens encore purs sont exempts d'il*.

1 usions; c'est le tems d'exercer les uns et les autres aux fonctions qui leur sont propres > c'est le tems d'apprendre à connoftre les rapports sensibles que lea choses ont avec nous. Comme tour ce qqi entre dans l'entendement humain y vient par les sens , la première raison

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dcThomme est une raison sensitive ; c'est elle Çui sert de base à. la. raison, intellectuelle ; nos premiers maîtres de philosophie sont nos pieds , nos mains , nos yeux. Substituer des livres a tour cela , ce n'est pas nous apprendre à raisonner , c'est nous apprendre à noue servir de la raison d'autrui \ c'est noue apprendre à beaucoup croire, et à ne jamais rien sentir. ,

Les pensées les plus brillantes peu-, vent tomber dans le cerveau des en/ans* ou plutôt les meilleurs mots dans lewr bouche , comme les diamans du plue grand prix sous leurs mains , sans que pour cela ni les pensées, ni les diamans leur appartiennent -A\ n'y a point de véritable propriété Mir cet âge eu aucun genre* Les choses \te dit un enfant ne sont pas pour lui ce qu'elles sent pour nous, il n'y joint pas les mêmes idées. Ces idè^$i si tant est qu'il en ait , n'ont dans sa tête ni suite ni liaison ; rien de fixe , rien d'assuré dans tout ce qu'il pense. Examinez votre prétendu prodige. En dé certains montas vous lui trouverez un ressort d'une extrême activité , une clarté d'esprit à percer les nues. Le plus souvent , ce mèmm

DlJ. J. Rousseau. 94 esprit vous paroîtra lâche, moite» et comme environné cl'un épais brouillard.

Tantôt il vous devance , et tantôt il teste immobile. Un instant, vous diriei c'est un génie , et l'instant d'après c'est un sot : vous vous tromperiez toujours ; c'est un enfant ; c'est un aiglon qui fend l'air un instant, et retombe l'instant d'après dans son aire. '

Des enfans étourdis viennent des hommes vulgaires ; je ne sache point d'observation plus générale et plus certaine que celle-là. Rien n'est plus difficile que de distinguer dans l'enfance la stupidité réelle , de cette apparente et trompeuse srupidïté qui est l'annonce desames fortes. Il paroît d'abord étrange que les deux extrêmejraient des signes si semblables , et cela doit pourtant être ; car dans un âge où l'homme n'a encore nul»

Jes véritables idées , toute la différence qui se. trouve entre celui qui a du génie et celui qui tt'en a pas , est que le dernier n'admet que de fausses idées , et que le premier n'en trouvant que de telles; n'en admet aucune ; il ressemble donc au stupide , en ce que l'un n'est capable de rien , et que rien ne convient à l'autre. Le sent signe qui peut les dis*

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tinguer dépend du hasard qui peut offrir au dernier quelque idée à sa portée , au lieu que le premier est toujours le même par- tout. Le jeune Caton , durant son enfance , sembloir un imbécille dans la maison. 11 étoit taciturne et opiniâtre* Voilà tout le jugement qu'on pertoit de lui. Ce ne fut que dans l'anticham* bre de Sylla que son oncle apprit â le connoître. S'il rit fût point entré dans cette antichambre, peut-être eût-il passé pour une brute jusqu'à l'âge de raison :

si César n'eût point vécu , peut-être eût* on traité de visionnaire ce même Caton, qui pénétra son funeste génie et prévit tous ses projets de si loin. Oh !

que ceux qui jugent si précipitamment les enfans sont sujets à se tromper ! Us sont souvent plus enfans qu'eux. L'apparente facilité d'apprendre est cause de la perte des enfans. On ne voir pas que cette facilité même est la preuve qu'ils n'apprennent rien. Leur cerveau lisse et poli , rend comme un miroir les objets qu'on lni présente ; mais rien ne reste , rien ne pénètre. H/enfant retient les mots, les idées s.e réfléchissent} ceux qui l'écoutent les. entendent , lui seul ne les entend ppiftt»

de J. J* Roussi au. 97 Il faut des observations plus fines qu'on ne pense * pour s'assurer du vrai génie et du vrai goût d'un enfant 9 qui nontre bien plus ses désirs que ses dispositions , et qu'on juge toujours par les premiers, faute de savoir étudier les autres. Je voudrois qu'un homme judicieux nous donnât un traité de l'art d'observer les enfans. Cet art seroit très-important à connoître ; les pères et les maîtres n'en ont pas encore les éiémens.

A douze ou treize ans les forces de l'enfant se développent bien plus rapidement que ses besoins. Le plus violent , le plus terrible ne s'est pas encore fait sentir à lui ; l'organe même en reste dans l'imperfection, et semble pour en sortir que sa volonté l'y force. Peu sensible aux injures de l'air et des saisons» sa chaleur naissante lui tient lieu d'habit, son appétit lui tient lieu d'assaisonnement ; tout ce qui peut nourrir est bon à son âge ; s'il a sommeil, il s'étend sur la terre et dort, il se voit par- tout entouré de tout ce qui lai est nécessaire ; aucun besoin imaginaire ne le tourmente ; l'opinion ne peut rien sur lui ; tt$ désirs ne vont pas plus loin : non-seulement il peut se suffire à lui-même , il //• Partk. I

*« . LES- P-E H ti.E't

a de I* force au-delà de ce qu'il lui £iut ; c'est le seul* tenu de sa vie où il fera dans ce cas»

Que fera-t-il donc de cet excédent de facultés et de forces qu'il a de trop â présent et qui lui manquera dans un autre âge ? Il tâchera de l'employer à def «oins qui lui puissent profiter au besoin* U jettera , pour ainsi dire , dans l'avenir le superflu de son être actuel : l'enfant robuste fera des provisions pour l'homme foible ; mais il n'établira ses magasins ni dans des coffres qu'on peut lui voler »

ni dans des granges qui lui soient étranr gères ; pour s'approprier véritablement son acquis , c'est dans sts bras , dans sa tète , c'est dans lui qu'il le logera. Voici donc le teins des travaux , des instructions , des études»

Il ne s'agit point d'enseigner Jes sciences à l'enfant* mai* de lui donner du goût pour le* aimer 9 et des méthodes pour les apprendre quand ce goût sera mieux développé*

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