L ORATOIRE DE MADAME DE WARENS I2Q
chemin, fut une chapelle ; il est ainsi désigné sous le n° 762, au registre 598 du Cadastre général de Savoie, pages 249 et 250, à l'article: Noiray, Claude. Plus tard, au temps de Mme de Warens, la chapelle fut transformée en four et l'autel transporté dans la maison. La messe fut dite dans cet oratoire, au témoignage seau. L'image pieuse du rétable est celle de Xotre-Dame-des-Ermites, Einsiedeln ; la nouvelle convertie était fort dévote à ce lieu de pèlerinage, très populaire en Suisse, ainsi que le prouve l'intéressante note lue par Eloi Serand à la séance de la Société florimontane d'Annecy, le 13 juin 1887, note due à l'obligeance de Me Bontron, notaire à Gruffy :
(( Pierre Léonard, archiprêtre de Gruffy, né à Annecy, fut aumônier de Mgr Rossillon de Bernex pendant 14 ans. Il se trouvait avec lui à Evian, lorsque Mme de Warens se convertit. C'est par son intermédiaire que Mme de Warens fit une fondation à la chapelle du Rosaire de Gruffy, à l'époque où elle avait formé avec Mlle de
Bellegarde des Marches une société pour l'exploitation des mines de houille à Arâches, en Faucigny.
(( M. Léonard prit possession de la cure de Gruffy, le 14 juillet 1731. La fondation faite par Mme de Warens en faveur de la chapelle de Gruffy, qui existe encore, était de30ofr. en capital, à charge de dire des messes pour l'heureux succès de son entreprise. Voir acte du 5 novembre 1750, Buisson notaire à Chambéry. Pierre Léonard, dans sa correspondance, appelait de Warens sa sœur, et J.-J. Rousseau son neveu. »
La note, qui existe sur les registres des fondations de la cure de Gruffy, est ainsi conçue, au témoignage de Mc Bontron, notaire :
« Mme de Warens ayant entrepris de société avec une Dllc de Bellegarde des Marches, de former une compagnie pour l'exploitation des mines de houille d'Haraches, selon ses intentions et celles de sa compagne, sachant qu'il y avait à la chapelle de la Stc Vierge, à Gruffy, un