A 127 — B 336 — C 288 — POU xxxt, 3o — BOS I. x
I Al 1, 249 — HAV vu. 22 — MOL ii. [35.
— Cf la lettre à M. le Pailleur. (Introduction, p. wvi. note 1.)
32/. A 127 — B 337 — C 289 — Manquait dans POR, a été ensuite
insérée au chapitre xxvui, — BOS 11, xvn. 59 — FAU ti, 374 — HAV xxiv, 40 — MOL ri, 1 1 5.
C'est évidemment une réponse aux Jésuites qui reprochaient aux jansénistes de « parler comme » les hérétiques. Pascal se défend par l'exemple du prophète.
eussent droit de lui dire : « Vous parlez comme les païens », qu'il fait sa plus grande force sur ce que les païens parlent comme lui.
328. " [ij II y a un certain modèle d'agrément et de beauté qui consiste en un certain rapport entre notre nature, faible ou forte, telle qu'elle est, et la chose qui nous plaît. Tout ce qui est formé sur ce modèle nous agrée : soit maison, chanson, discours, vers, prose, femme \ oiseaux, rivières, arbres, chambres, habits, etc. : tout ce qui n'est point fait sur ce modèle déplaît à ceux qui ont le goût bon 2.
[2] Et, comme il y a un rapport parfait entre une chanson'et une maison qui sont faites sur le bon'modèle, parce qu'elles ressemblent à ce modèle unique quoique chacune selon son genre, il y a {de même un rapport parfait entre les choses faites sur le mauvais modèle. Ce n'est pas que le mauvais modèle soit unique, car il y en a une infinité : mais chaque mauvais sonnet, par exemple, sur quelque faux modèle qu'il soit fait, ressemble parfaitement à une femme vêtue sur ce modèle. [3] Rien ne fait mieux entendre combien un faux sonnet est ridicule, que d'en considérer la nature et le'modèle. et de s'imaginer ensuite une femme ou une maison faite sur ce modèle-là.
329. Beauté poétique 1. — [1] Comme on dit « beauté * poétique», on devrait aussi dire « beauté géométrique», et « beauté médicinale ». Mais on ne le dit pas s : et la raison en est qu'on sait bien quel est l'objet de la géométrie, et qu'il consiste en preuves, et quel est l'objet de la médecine, et qu'il consiste en la guérison ; mais on ne sait pas 4 en quoi consiste l'agrément, qui est l'objet de la poésie. On ne sait ce que c'est que ce modèle naturel 5 qu'il faut imiter ; et, à faute de cette connaissance, on a inventé de certains termes bizarres : « siècle d'or, merveille de nos jours, fatal », etc. ; et on appelle ce jargon «beauté poétique. » [2] Mais qui s'imaginera une femme sur ce modèle-là, qui consiste à dire de petites choses avec de grands mots, verra une jolie damoiselle toute pleine de
3-2o~330. - Sur une même feuille, d'une main étrangère, A 129'; réunies sans doute par le copiste à cause de l'analogie des sujets.
328. A 129 (d'une main étrangère) — B 3-|.3 — C 296 — POR xxxi, >i
— BOS I, x, 24 — FAU 1, 255 — HAV vu, 24 — MOL n, i32.
— J FAU femmes. — 2 FAU, HAV le bon goût.
3,29. A i2(| (d'une main étrangère) — B ^44 — C 297 — POR xxxi, 32
— BOS I, x. 25 — FAU 1, 256 — HAV vu, 25 — MOL 11. i36.
— x A1 Beauté par langage. - A1 langage poétique. = ;1 FAU, HAV cependant on ne le dit point. = 4 A1 pas que l'agrément... - — E A1 naturel, auquel il faut...
miroirs et de chaînes, dont il rira, parce qu"on sait mieux en quoi consiste l'agrément d'une femme que l'agrément des vers. Mais ceux qui ne s'y connaîtraient pas l'admireraient en cet équipage : et il y a bien des villages où on la prendrait pour la reine : et c'est pourquoi nous appelons les sonnets faits sur ce modèle-là les « reines de village ».
v33U. " [1] On ne passe point dans le monde pour se connaître en
vers, si l'on n'a mis l'enseigne de poète, de mathématicien, etc. Mais les gens universels ne veulent point d'enseigne, et ne mettent guère de différence entre le métier de poëte et celui de brodeur.
[2] Les gens universels ne sont appelés ni poètes, ni géomètres, etc. : mais ils sont tout cela et juges i de tous ceux-là. On ne les devine point. Ils parleront de ce qu'on parlait quand ils sont entrés. On ne s'aperçoit point en eux d'une qualité plutôt que d'une autre, hors de la nécessité de la mettre en usage ; mais alors on s'en souvient ; car il est également de ce caractère qu'on ne dise point d'eux qu'ils parlent bien, quand il a n'est pas question du langage, et qu'on dise d'eux qu'ils parlent bien, quand il en est question.
[3] C'est donc une fausse louange qu'on donne à un homme, quand on dit de lui, lorsqu'il entre, qu'il est fort habile en poésie ; et c'est une mauvaise marque, quand on n'a pas recours à un homme, quand il s'agit de juger de quelques vers.
1 S'il ne fallait rien faire que pour le certain, on ne devrait rien faire pour la religion ; car elle n*est pas certaine. Mais combien de choses fait-on pour l'incertain, les voyages sur mer, les batailles ! Je dis donc qu'il ne faudrait rien faire du tout, car rien n'est certain ; et qu'il y a plus de certitude à la religion ', que non pas que nous voyions le jour de demain : car il n'est pas certain que nous voyions demain, mais il est certainement possible que nous ne le voyions pas. '2) On n'en peut pas dire autant de la religion. Il n'est pas certain qu'elle soit; mais qui
330- A 12g (d'une main étrangère) — B ^44 — C 298 — POP xxix. 14
BOS I. ix, 18 — FAU 1. ib-; — 1IAV vi, i5 — MOL 1. 12.0.
— • FAU jugent. = - FAI' lorsqu'il.