Qu'il est difficile de proposer une chose au jugement
d'un autre, sans corrompre son jugement par la manière de la lui proposer ! Si on dit : « Je le trouve beau : je le trouve obscur », ou autre chose semblable, on entraîne l'imagination à ce jugement, ou on l'irrite au contraire. Il vaut mieux ne rien dire; et alors il juge selon ce qu'il est, c'est-à-dire selon ce qu'il est alors et selon [ce] 1 que les autres circonstances dont on n'est pas auteur y auront mis. Mais au moins on n'y aura rien mis ~ : si ce n'est que ce silence n'y 3 fasse aussi son effet selon le tour et l'interprétation qu'il sera en humeur de lui donner, ou selon qu'il le conjecturera des mouvements et air du visage, ou du ton de voix, selon qu'il sera physionomiste : tant il est
— ' A. F AU la règle particulière. — MOL maintient le texte : « La règle générale, dit-il, étant plus difficile à démontrer que le cas particulier, il faut se servir pour elle d'un autre cas particulier. » Mais alors Pascal aurait écrit : « Par une règle particulière », ou « par la règle particulière d'un autre cas. » // a voulu établir ici la même antithèse que dans sa première phrase : la règle générale démontre la règle particulière et est démontrée par elle, comme la « chose » dont il s'agit demande l'exemple choisi, et est démontrée par lui. La correction me parait donc nécessaire. - FAU doit la.
— Cf le traité de l'art de Persuader.
339. A i34 — B32K — C 279 — BOSI.ix, 57 — FAU 1. 210 - HAV vi,
— N'est-ce pas à la suite d'une conférence faite a Port-Royal, ou dans le monde, que Pascal aura pris cette note ? — Compliments signifie formule cérémonieuse, formule d'excuse. — Pour le sens d'irriter, voir la pensée suivante.