A 141; (rayé) — FAU r. 25o, note
u,u 36il" A '[5 "' B "9 " C -'-12 "* FAr '• 23lJ "- HAV xxv, i3o -
., . - ' KA' '■ HAV' M0L fripent : de parler : « Je m'étais voulu appliquer à cela. « Mais cette phrase n'a rien d'extraordinaire, et ne mente nullement d'être notée Pascal ne veut-il pas dire : Je m'étais voulu appliquer à noter les laçons de parler "■' 1 v ai renoncé pour telle ou telle raison) ?
O04. - A [45 (Les % 5-6 d'une main étrangère) — B 3o8 — (' 53o — POP V [2 el l,: et xm- 9 BOS II. vm. 8 et ,0: et II. ix. ,,, et ., FÀU u 26. (le g / répété 11. 244.) HAV xm. 9 - MOL 1, 249.
' A' les biens temporels. |\, images, ' A» sera -comme la mer
Kouge ,v du ciel, etc. Il nous a donc (de sorte ignorent ,,, • en surcharge).
l'Ai est la figure et représentation.
[5] Dans ces promesses-là. chacun trouve ce qu'il a dans le fond de son cœur, les biens temporels ou les biens spirituels, Dieu ou les créatures ; mais avec cette différence, que ceux qui y cherchent les créatures les y trouvent, mais avec plusieurs contradictions, avec la défense de les aimer, avec Tordre de n'adorer que Dieu et de n'aimer que lui (ce qui n'est qu'une même chose), et qu'enfin il n'est point venu [de] Messie 6 pour eux, — au lieu que ceux qui y cherchent Dieu le trouvent, et sans aucune contradiction, avec commandement de n'aimer que lui, et qu'il est venu un Messie dans le temps prédit pour leur 7 donner les biens qu'ils demandent.
[6] Ainsi 8 les Juifs avaient des miracles, des prophéties qu'ils voyaient accomplir; et la doctrine de leur loi était de n'adorer et de n'aimer qu'un Dieu. Elle était aussi perpétuelle. Ainsi, elle avait toutes les marques de la vraie religion : aussi elle l'était. Mais il faut distinguer la doctrine des Juifs d'avec la doctrine de la loi des Juifs. Or, la doctrine des Juifs n'était pas vraie, quoiqu'elle eût les miracles, les prophéties et la perpétuité, parce qu'elle n'avait pas cet autre point, de n'adorer et n'aimer que Dieu.
Divertissement. — [i] La dignité royale n'est-elle pas assez grande
d'elle-même pour celui qui la possède, pour le rendre heureux par la seule vue de ce qu'il est ? Faudra-t-il le divertir de cette pensée comme les gens du commun ? Je vois bien que c'est rendre un homme heureux, de le divertir de la vue de ses
misères domestiques pour remplir toute sa pensée du soin de bien danser
Mais en sera-t-il de même d'un roi, et sera-t-il plus heureux en s'attachant à ces vains amusements qu'à la vue de sa grandeur? Ht quel objet plus satisfaisant pourrait-on donner à son esprit ? Ne serait-ce donc pas faire tort à sa joie, d'occuper son âme à penser à ajuster ses pas à la cadence d'un air, ou à placer adroitement une [balle] l, au lieu de le laisser jouir en repos de la contemplation de la gloire majestueuse qui l'environne ? [2] Qu'on en fasse l'épreuve : qu'on laisse un roi tout seul, sans aucune satisfaction des sens, sans aucun soin dans l'esprit, sans compagnie 2, penser à lui tout à loisir: et l'on verra qu'un roi sans divertissement est un homme plein de misères. Aussi on évite cela soigneusement, et il ne manque jamais d'v avoir auprès des personnes des rois un grand nombre de
(; A, FAU, HAV point venu Messie. "A1 pour me donner. s FAU Et ainsi.
En travers de la feuille renversée : Kixvivvç, Ussenius.
365. A 146 (d'une main étrangère) — B 58 — C 82 — POR xxvi. 1 —
BOS I, vu. 1 — FAU 11, 38 — HAV iv, 3 — MOL r, 61.
— ' A, MOL Barre. B avait déjà corrigé balle. Cette correction nie parait Justifiée par ce fait que Pascal invoque bien des fois l'exemple du jeu de balle, jamais celui du jeu de barre, et que le morceau est écrit d'une main étrangère. (Cf Brl netière. Etudes critiques, Première série, page 68.) — : - A1 sans compagnies et sans divertissement.
de gens qui veillent à faire succéder le divertissement à leurs affaires s. et qui observent tout le temps de leur loisir pour leur fournir des plaisirs et des jeux, en sorte 4 qu'il n'y ait point de vide : c'est-à-dire qu'ils sont environnés de personnes 5 qui ont un soin merveilleux de prendre garde que le roi ne soit seul et en état de penser à soi, sachant bien qu'il sera misérable, tout roi qu'il est, s'il y pense.
[3] Je ne parle point en tout cela des rois chrétiens comme chrétiens, mais seulement comme rois.
Quelle différence entre un soldat et un chartreux, quant à l'obéissance ? Car ils sont également obéissants et dépendants, et dans des exercices également pénibles. — Mais le soldat espère toujours de devenir maître (et ne le devient jamais, car les capitaines et princes même sont toujours esclaves et dépendants; mais il l'espère toujours, et travaille toujours à y venir), — au lieu que le chartreux fait vœu de n'être jamais que dépendant. Ainsi, ils ne différent pas dans la servitude perpétuelle. que tous deux ont toujours, mais dans l'espérance, que l'un a toujours, et l'autre jamais.
i Etre membre est n'avoir de vie. d'être et de mouvement que par 1 l'esprit du corps et pour le corps.
[2] Le membre séparé ne voyant plus le corps auquel il appartient. n'a plus qu'un être périssant et mourant. Cependant il croit être un tout : et, ne se voyant point de corps dont il dépende, il croit ne dépendre que de soi, et veut se faire centre et corps lui-même. Mais n'ayant point en soi de principe de vie, il ne fait que s'égarer, et s'étonne dans l'incertitude de son être, sentant 2 bien qu'il n'est pas corps, et cependant ne voyant point qu'il soit membre d'un corps. Enfin, quand il vient à se
3 A1 leurs affaires, pour remplir 4 A1 pour faire en sorte. ■• A1 personnes
admirablement soigneuses de
366. A 146 — B 177 — C 210 — POR xxviii. 34 — BOS II, xvu, 48 — I M r, 214 — HAV xxiv. 38 - MOL 1, 112.
367. A 149 - B 181 -- C 214 - POR xxix, 3 — BOS II, xvu, 70 — I M il, vi HAV \xiv. 5cj bis (§ 1-3); et xxiv. .S9 ter (§ 4-5) — MOI. a, 3;. POR ne contenait qu'une partie de la pensée. Le reste a plus tard été inséré dans le même chapitre. HAV en fait deux pensées.
— ' A1 mouvement que par le corps et pour. s FAI' de son être, ri sentant.
connaître, il est comme revenu chez soi et ne s'aime plus que pour le corps : il plaint ses égarements passés.
3] Il ne pourrait pas par sa nature aimer une autre chose, sinon pour soi-même et pour se l'asservir, parce que chaque chose s'aime plus que tout. Mais, en aimant le corps, il s'aime soi-même, parce qu'il n'a d'être qu'en lui, par lui et pour lui : « Qui adhœret Deo unus Spiritus est. » [I Cor., vi, 17.]
4" Le corps aime la main ; et la main, si elle avait une volonté, devrait s'aimer de la même sorte que l'âme l'aime 3 : tout amour qui va au delà est injuste.
[5] « Adhasrens Deo unus Spiritus est. » [I Cor., vi, 17. On s'aime parce qu'on est membre de Jésus-Christ. On aime Jésus-Christ parce qu'il est le corps dont on est membre. Tout est un. l'un est en 4 l'autre, comme les trois Personnes.
Morale. — j 1 Dieu ' ayant fait le ciel et la terre, qui ne sentent point le bonheur de leur être, il a voulu faire des êtres qui le connussent, et qui composassent un corps de membres pensants. Car nos membres ne sentent point le bonheur de leur union, de leur admirable intelligence, du soin que la nature a d'y influer les esprits, et de les faire croître et durer. Qu'ils seraient heureux. s'ils le sentaient, s'ils le voyaient! 2 Mais il faudrait pour cela qu'ils eussent intelligence pour le connaître, et bonne volonté pour consentir à celle de l'âme universelle. Que si, ayant reçu l'intelligence, ils s'en servaient à retenir en eux-mêmes la nourriture, sans la laisser passer aux autres membres, ils seraient non seulement injustes, mais encore misérables, et se haïraient plutôt que de s'aimer : leur béatitude, aussi bien que leur devoir, consistant à consentir à la conduite de lame entière à qui ils appartiennent, qui les aime mieux qu'ils ne s'aiment eux-mêmes.
:! A1 l'âme l'aime. Adhaerens (tout amour injuste : en surcharge). ' FAU l'un
est l'autre.
3G8. - A 149— B 17S — C 211 — Manquait dans POR, a été ensuite insérée au chapitre \\i\. — BOS 11. xvn. 70 — FAU ir. 378 — HAV \xiv. 5g. — MOL 11. 37.
— ' A1 Dieu ayant voulu l'aire. — B met en tète la note : Commencement de membres pensants.
Dieu par Jésus-Christ '. — [r Nous ne connaissons Dieu que par Jésus-Christ. Sans ce Médiateur, est ôtée toute communication avec Dieu : par Jésus-Christ, nous connaissons Dieu. Tous ceux qui ont prétendu connaître Dieu et le prouver sans Jésus-Christ n'avaient que des preuves impuissantes. Mais, pour prouver Jésus-Christ, nous avons les prophéties qui sont des preuves solides et palpables2. Et ces prophéties, étant accomplies, et prouvées véritables par l'événement, marquent la certitude de ces vérités, et partant, la preuve de la divinité de Jésus- Christ. ,2 En Lui et par Lui nous connaissons donc Dieu. Hors de là et sans l'Ecriture, sans le péché originel, sans Médiateur nécessaire promis et arrivé, on ne peut :! prouver absolument Dieu, ni enseigner ni x bonne doctrine ni bonne morale. Mais par Jésus -Christ et en Jésus-Christ, on prouve Dieu, et on enseigne la morale et la doctrine. Jésus-Christ est donc le véritable Dieu des hommes5. 3' Mais" nous connaissons en même temps notre misère, car ce Dieu-là T n'est autre chose que le réparateur de notre misère. Ainsi nous ne pouvons bien connaître Dieu qu'en connaissant nos iniquités.
4i Aussi, ceux qui ont connu Dieu sans connaître leur misère ne
l'ont pas glorifié, mais s'en sont glorifies. « Quia non cognovit per
sapientiam placuit Deo per stultitiam praedicationis salvos faeere
credentes » (I Cor., i, 21) .