‹ Les Pensées de Pascal, disposées suivant l'ordre du cahier autographeChapitre 181 sur 299 · Je vois la religion chrétienne fondée sur une · texte numérisé non relu

Je vois la religion chrétienne fondée sur une

religion précédente, et voici ce que je trouve d'effectif.

26 A1 les modèles des villes.

— Cf Genf.se. xi.viii, xux, i, ; Lévitque, w, xvnr. xxxiv, etc.

587. - A 333 — B 237 — C 45i — POR vin, 2 — BOS II. vu. 2 - FAU m, [88 — 11AV xiv, 5 — MOL i, 268.

HAV rattache à cette pensée la pensée go6 ($ 4-5).

— l FAU. HAV le livre. 3 A1 ingrats et (un mut illisible) toute leur vie (envers Dieu : en surcharge). ;i enseigné est rayé, mais non remplacé.

4 A1 éternellement dans l'arche (et que son livre soit mis : en surcharge). ;' POR

et BOS ajoutent. Cependant ce livre qui les déshonore en tant de façons, ils le conservent aux dépens de leur vie : c'est une sincérité qui n'a point d'exemple dans le monde ni sa racine dans la nature. Ce n'est sans doute qu'une variante de la pensée byb. — FAU place cette phrase au début de la pensée 906 (J 4 et 5) — HAV la laisse à la fin de 58 7 et ajoute immédiatement la pensée g<>6 (§ 4 et 5) pour former du tout une pensée unique. — MOI- la publie à part.

588"589. Sur deux feuilles: 58g en marge de 588, sur la première

feuille, recto.

588. - A (sur deux feuilles collées à la suite) 335-336 (recto et verso) (§ i-5); et 33g (S 6) — B 245 et 246 - G 461 et 462 - POR vin, 1 — BOS II. vit. 1 : et II. x'vii, 9 — FAU 11. 1 85 — HAV xiv. 3 — MOL 1, 182.

FAU. MOL ont supprimé le % 6, qui. quoiqu'ils en disent est bien dans A, et fait évidemment partie de la pensée.

I2J (Je1 ne parle pas ici des miracles de Moïse, de Jésus-Christ et des apôtres: parce qu'ils ne paraissent pas d'abord convaincants, et que je ne veux que mettre ici en évidence tous les fondement de cette religion chrétienne qui sont indubitables, et qui ne peuvent être mis en doute par quelque personne que ce soit. Il 2 est certain que nous voyons en plusieurs endroits du monde un peuple particulier séparé de tous les autres peuples du monde, qui s'appelle le peuple juif.)

3 Je vois donc des faisons de religions en plusieurs endroits du monde, et dans tous les temps : mais elles n'ont ni la3 morale qui peut me plaire, ni les preuves qui peuvent m'arrèter, et qu'ainsi1 j'aurais refusé également et la religion de Mahomet, et celle de la Chine, et celle des anciens Romains, et celle des Egyptiens, par cette seule raison que l'une n'ayant pas plus [de] marques de vérité que l'autre, ni rien qui me déterminât nécessairement, la raison ne peut pencher plutôt vers l'une que vers l'autre.

[4] Mais, en considérant5 ainsi cette inconstante et bizarre variété de mœurs et de créances dans les divers temps, je trouve l! en un coin du monde un peuple particulier, séparé de tous les autres peuples de la terre, le plus ancien de tous7, et dont les histoires précèdent de plusieurs siècles les plus anciennes que nous ayons. Je trouve donc ce peuple grand et nombreux, sorti d'un seul homme, qui adore un seul Dieu, et qui se conduit par une loi8 qu'ils disent tenir de sa main. [5 Ils soutiennent qu'ils sont les seuls du monde auxquels Dieu a révélé ses mystères: que tous les hommes sont corrompus, et dans la disgrâce de Dieu : qu'ils sont tous abandonnés à leur sens et à leur propre esprit: et que de là viennent les étranges égarements et les changements continuels qui arrivent entre eux. et de religions, et de coutumes, (au9 lieu qu'ils demeurent inébranlables dans leur conduite): mais que Dieu ne laissera pas éternellement les10 autres peuples dans ces ténèbres; qu'il viendra un libérateur pour tous11 : qu'ils sont au monde pour l'annoncer aux hommes12; qu'ils sont

— ' Les parenthèses me semblent nécessaires. '-' Cette fin du % 2 supprimée

parHAV. 8 FAU ni morale. l HAV, FAUetainsi. "'A' considérant les mœurs et li différentes créances de tous les peuples. B V Je trouve un peuple (en un coin... monde : en surcharge). " A1 le plus ancien qui soit au monde. s A' loi qui

paraîtra admirable et incomparable à qui voudra la considérer de près. :' A1 au

lieu que la loi qu'ils tiennent de Dieu est immuable et constante, parce qu'ils la

"' A' les hommes dans. " A1 pour tous, et un Messie qui les éclairera, et

leur donnera la connaissance de la vérité. '' \' aux hommes et pour appeler

(qu'ils sont formés avènement : en surcharge, en marge) — FAU pour l'annoncer;

qu'ils sont.

formés exprès pour être les avant-coureurs et les hérauts de ce grand avènement, et pour appeler tous les peuples à s'unir à eux dans l'attente de ce libérateur 18.

[6] La u rencontre de ce peuple m'étonne, et me semble digne de l'attention. Je considère cette loi qu'ils se vantent de tenir de Dieu, et je la trouve admirable 1;\ C'est la première loi de toutes1'', et de telle sorte qu'avant même que le mot loi fût en usage parmi les Grecs, il y avait près de mille ans qu'ils l'avaient reçue et observée sans interruption. Ainsi je trouve étrange que la première loi du monde se rencontre aussi la plus parfaite, en sorte que les plus grands législateurs en ont emprunté les leurs 17, comme il paraît par la loi des XII Tables d'Athènes, qui fut ensuite prise par les Romains, et comme il serait aisé de le montrer, si Josèphe [Rép. a Apion, ii, 1 6. ] et d'autres n'avaient assez traité cette matière.

589. Prophéties. — Serment que David aura toujours des successeurs (Jér., [xiii, i3]j.

590. [i] La x folle idée, que vous avez de l'importance de votre Compagnie, vous a fait établir ces horribles voies. Il est bien visible que c'est ce qui vous a fait suivre celle de la calomnie, puisque vous blâmez en moi comme horribles, les mêmes impostures que vous excusez en vous, parce que vous me regardez comme un particulier, et vous comme « Imago ».

2] Est-ce donner courage à vos enfants, de les condamner quand ils servent l'Eglise ?

13 A' de ce libérateur. Voilà ce que je trouve sur la terre, depuis la dernière mémoire

îles hommes " A1 ce peuple me '' A1 admirable, et la première des lois

du monde. Ie A1 de toutes et qui a précédé. '7 A1 les leurs, comme il serait

aisé, (comme il paraît romains et : en surcharge/.

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