‹ Les Pensées de Pascal, disposées suivant l'ordre du cahier autographeChapitre 180 sur 299 · A 283 — B 33 — C 411 — FAU 11, 5i note — HAV m. 3 bis · texte numérisé non relu

A 283 — B 33 — C 411 — FAU 11, 5i note — HAV m. 3 bis

MOL i, S 3.

— Cf6oi.

581. A 285 {Les $% 3-5, 7-12, 17, ig, 22-24 et ^4 rayés) — FAU 1, 3oo

— HAV Pru 297 (|| 6, 25. 27) ; et iijH (| 36) — MOL Pro 118.

— ' FAU à - En marge. 3 Illisible.

[6] Je me 4 défie de cette doctrine, car elle m'est trop douce pour la malignité qu'on dit qui est en moi. Je me défie de leur union vu leurs contradictions particulières. J'attendrai qu'ils s'accordent avant de prendre parti : pour un ami, j'aurais trop d'ennemis; je ne suis pas assez savant pour leur répondre.

[7] Que ne choisissez-vous quelque grosse hérésie.

[8] La gageure.

[g] Je croyais bien qu'on fût damné, pour n'avoir pas eu de bonnes pensées, mais pour croire que personne n'en a. cela m'est nouveau.

!io] A quoi sert cela? pour consoler les justes, et sauver le désespoir? non, car personne ne peut être en état de se croire juste.

[11] M. Chamillard serait hérétique, (ce qui est une fausseté manifeste), car il a écrit pour M. Arnauld.

[ 12] Ceux qui croyent5 bien faire en péchant

[i3] En l'an 1647, la grâce à tous; en i65o, elle fut plus rare, etc.

j 14] Luther G, tout, hors le vrai.

[i5] S'il n'y avait point eu dans l'Eglise des occasions pareilles! mais j'en crois mon curé !

[16] Un seul dit vrai.

17 Si peu qu'elle incommode, ils en font d'autres, car ils en disposent comme de leur ouvrage : à chaque occasion, chaque grâce; grâce pour les grands, grâce pour les coquins.

iS] Enfin M. Chamillard en est si proche, que, s'il y a des degrés pour descendre dans le néant, cette grâce suffisante est maintenant au plus proche.

[19] Plaisant d'être hérétique pour cela !

[20] Il n'y a personne qui n'y fût surpris: car on ne l'a jamais vue dans l'Ecriture ni dans les Pères, etc.

[21 ) Combien y a-t-il, mon père, que c'est un article de loi ? ce n'est

tout au plus que depuis les mots de « pouvoir prochain », et je crois qu'en

naissant, il a fait cette hérésie, et qu'il n'est né que pour ce seul dessein.

22 | La censure défend de parler ainsi de saint Pierre, et rien plus.

23| Je kur ai b'cn de l'obligation. Ce sont d'habiles gens: ils ont

craint que les lettres qu'on écrit aux provinciaux

24 j Ce n'est pas la peine pour un mol.

j 2 5 | Les Enluminures m'ont fait tort.

1 En marge. : •> l'Ai' croyaient. = 8 Les II 1 /, t5, 16, en marge.

[26] Une proposition est bonne dans un auteur, et méchante dans un autre. Oui ; mais il v a donc d'autres mauvaises propositions.

27 II y a des gens qui défèrent à la censure, d'autres aux raisons, et tous aux raisons. Je m'étonne que vous n'ayez donc pas la voie générale au lieu de la particulière, ou du moins que vous ne l'y ayez7 jointe.

[28] Ques je suis soulagé! nul9 français bon catholique!

[29] Les10 Clément VIII. — Paul V. — Censure.

3o] Dieu nous protège visiblement.

[3i] L'homme11 est bien insensé. Il ne peut faire un ciron

[32] Au lieu de12 la grâce pour y aller. Pluralité de grâces.

[33] Traducteurs jansénistes.

[34] Saint Augustin en a le plus, à cause des divisions de ses ennemis, outre une chose qu'on peut considérer comme une tradition sans interruption de 12.000 papes, conciles, etc.

[35] Il faut donc que M. Arnauld ait bien des mauvais sentiments pour infecter ceux qu'il embrasse.

[36] La censure leur fait ce bien, que, quand on les censurera, ils la combattront en disant qu'ils imitent les jansénistes.

I Daniel, h. — 1] « Tous1 vos devins et vos sages, ne peuvent vous découvrir le mystère que vous2 demandez. Et3 il y a un Dieu au ciel, qui le peut, et qui vous a révélé dans votre songe A les choses qui doivent arriver dans les derniers temps 5 - (il ,; fallait que ce

songe lui tint bien au cœur) — . Et ce n'est point par ma propre science que j'ai eu connaissance de ce secret 7 mais par la révélation de

7 FAU avez. = 8 Les §§ 28 et 2 g en marge. = ;' MOL mal français. = 10 Illisible. . " Le % 3 1 en marge. : •* Illisible.

582. A (sur quelques feuilles postérieurement séparées) 3og (f 1-2) : et

3 1 1 (| 4-6); et 'îil (| 7-10): et 3 1 5 (§ ti-i3); et 289 fj 14-16); et 291 (S 17-19); et 293 (| 20-21); et 2g5 (g 22-24) <Ies ^ i2-i5, d'une main étrangère) — B 271 — C 481) — FAU 11. 283 — HAV xvui, 22 note, et xviri. remarques — MOL 1, 214. Les mots en caractères espacés sont des explications ou interprétations, écrites par Pascal en marge de sa traduction.

— I l A1 Vos sages de la terre ne peuvent pas. = - - A1 que vous donne le roi. ;! FAU, HAV mais. ' Dans votre songe : en surcharge. = ~J A1 temps en

cette sorte. — ,; Cette note en marge, au crayon d'abord. = 7 A1 connaissance, mais i^de ce secret : en surcharge

ce même 8 Dieu qui me l'a découverte, pour la rendre manifeste en votre présence. »

[2] « Votre songe était donc de cette sorte. Vous avez vu une statue grande, haute et terrible, qui se tenait debout devant vous : la tète en était d'or: la poitrine et les bras étaient d'argent; le ventre et les cuisses étaient d'airain ° : et les jambes étaient de fer; mais 10 les pieds étaient mêlés de fer et de terre - - (argile «) - -. [3] Vous la contempliez toujours 12 en cette sorte, jusqu'à ce que la pierre 13 taillée sans mains a frappé la statue par les pieds mêlés de fer et de terre, et les a écrasés. Et alors, s'en sont allés en poussière u et le fer, et la terre, et l'airain, et l'argent, et l'or, et se sont dissipés en l'air: mais cette pierre, qui a frappé la statue, est crue en une 15 grande montagne, et elle a rempli toute la terre. Voilà quel a été votre songe: et maintenant, je vous en donnerai l'interprétation. »

I4] « Vous qui êtes le plus grand des rois, et à qui Dieu a donné une puissance16 si étendue que vous êtes redoutable à tous les peuples, vous êtes 17 représenté par la tète d'or de la statue que vous avez vue. Mais un autre 18 empire succédera au vôtre, qui ne sera pas si puisssant; et ensuite ,:» il en viendra un autre, d'airain, qui s'étendra par tout le monde. [5] Mais le quatrième 20 sera fort comme le fer; et 21. de môme que le fer brise et perce toutes choses, de même cet empire brisera et écrasera tout. Et ce que vous avez vu, que les pieds et les extrémités des pieds étaient composés 2:i en partie de terre, et en partie de fer. cela marque que cet empire sera divisé, et qu'il tiendra 24 en partie de la fermeté du fer, et en partie de la fragilité de la terre. Mais, comme le fer ne peut s'allier solidement avec la terre, de même, ceux qui sont représentés par le fer et la terre ne pourront faire d'alliance durable, quoiqu'ils s'unissent par des mariages -5. »

6 « Or2n, ce sera dans le temps de ces monarques, que Dieu

1 Même : en surcharge. '■' A1 de cuivre. "' A1 fer. les pieds (mais : en surcharge). — FAU, HAV et les pieds. " Ce mut en marge, au crayàn d'abord. '-' toujours : en surcharge. " A' pierre qui détachée sans mains d'une montagne. " V poussière et l'or, et l'argent, et l'airain, et le fer, et la terre. 15 A1 eu une montagne qui a "; A1 une puissance universelle et qui commandez l7 A1 vous êtes la tête. ,8 Autre : en surcharge. <■' A" ensuite

un autre ni en viendra : en surcharge/. M A' le quatrième empire. "' A1 et

comme. " A' et, comme le 1er, écrasera tous les autres. '; A1 étaienl mêles

de terre et de 1er. ' A1 tiendra de la (en partie : en surcharge!. \' quoi-

qu'ils emploient les mariages. = •" A1 Or dans le temps.

suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit27, ni jamais transporté à un autre peuple. Il dissipera et finira tous ces autres empires; mais, pour lui, il subsistera éternellement28 selon ce qui vous a été révélé29 de cette pierre, qui n'étant pas taillée de main, est tombée de la montagne, et a brisé le fer, la terre, et l'argent, et l'or. Voilà ce que Dieu vous a découvert 30 des choses qui doivent arriver dans la suite des temps. Ce songe est véritable, et l'interprétation en est fidèle. »

[7] « Lors Nabuchodonosor tomba, le visage contre terre, etc. »

II Daniel, vm, 8. — [8] « Daniel, ayant vu l le combat du bélier et du bouc qui le vainquit, et qui domina sur la terre 2, duquel la principale corne étant tombée, quatre autres en étaient sorties, vers les quatre vents du ciel : de l'une desquelles étant sortie une petite corne, qui s'agrandit3 vers le Midi, vers l'Orient et vers la terre d'Israël, et s'éleva contre l'armée du ciel, en renversa des étoiles4, et les foula aux pieds, et enfin abattit le prince 5. et fit cesser le sacrifice perpétuel, et mit en désolation le sanctuaire fi »

[9] « Voilà ce que vit Daniel 7. Il en demandait l'explication 8, et une voix cria en cette sorte : « Gabriel, faites-lui9 entendre la vision qu'il a eue », et Gabriel lui dit :

[10] « Le bélier que vous avez vu, est le roi des Mèdes et des Perses ; et le bouc est le roi des Grecs; et la grande corne 10 qu'il avait entre les yeux est le premier roi n de cette monarchie. Et, ce que cette corne étant rompue quatre autres sont venues en la place, c'est que quatre rois de cette nation lui succéderont, mais non pas en la même puissance. [1 1] Or, sur le déclin 12de ces royaumes, les iniquités 13 étant accrues, il s'élèvera un roi insolent et fort, mais d'une puissance empruntée, auquel toutes choses succéderont à son gré; et il mettra en désolation le peuple saint 14, et réussissant15 dans ses entreprises avec un esprit double et trompeur, il

27 A1 détruit, et cet empire ne passera jamais en d'autres mains. -8 A1 éternellement et en la même manière, de même que vous aurez vu M A1 montré.

31 A1 révélé.

— II ' A1 vu les quatre animaux, le bélier et le bouc. = - A1 terre, ensuite

de - - 3 A1 s'agrandit du côté du midi, et même contre la terre d'Israël. = 4 FAU

les étoiles •"• A1 le prince même. fi A1 le sanctuaire de Dieu même. ==

7 A1 Daniel, et = 8 A1 l'explication quand une voix. - = B A1 Gabriel faites

entendre (lui : en surcharge). 10 A1 corne entre les yeux. u A1 le premier

de cette. '- A1 Or sur la fin de leurs règnes. ,3 A1 les péchés. u Peuple

saint est rayé puis rétabli. =-^ u A1 usant dans ses entreprises [d'un] esprit. — A2 agissant dans ses entreprises avec.

en tuera plusieurs, et s'élèvera enfin contre le Prince des princes, mais il périra malheureusement, et non pas néanmoins par une main violente. »

III Daniel, ix, 20. — [12] « Comme ' je priais Dieu de tout mon cœur. et. qu'en confessant mon péché et celui de tout mon peuple, j'étais prosterné devant mon Dieu, voici que Gabriel, lequel j'avais vu en vision dès le commencement, vint à moi, et me toucha au temps du sacrifice du vêpre, et, me donnant l'intelligence, me dit :

[i3] « Daniel, je suis venu à vous pour vous ouvrir la connaissance des choses. Dès le commencement de vos prières, je suis venu pour vous découvrir ce que vous désirez2, parce que vous êtes l'homme de désirs. Entendez donc la parole, et entrez dans l'intelligence de la vision. Septante semaines sont prescrites8 et déterminées sur votre peuple et sur votre sainte cité, pour expier les crimes, pour mettre fin au péchés, et abolir l'iniquité, et pour introduire la justice éternelle4, pour accomplir5 les visions et les prophéties, et pour oindre le saint des saints - (après quoi ce peuple ne sera plus votre peuple, ni cette cité la sainte cité. Le temps de colère sera passé: les ans de grâce viendront pour jamais) - — . [14 | Sachez donc et entendez. Depuis que la parole sortira pour rétablir et réédifier Jérusalem, jusqu'au prince Messie, il y aura sept semaines et soixante-deux semaines - - (les hébreux ont accoutumé de diviser les nombres et de mettre le petit le premier; ces 7 et 62 font donc 6g : de ces 70, il en restera donc la 70', c'està-dire les 7 dernières années dont il parlera ensuite) - — . Après que la place et les murs seront édifiés6, dans un temps de trouble et d'affliction, et après ces soixante-deux semaines (qui seront les 7 premières. Le

Christ sera donc tué après les 69 semaines, c'est-à-dire en la dernière semaine) — , le Christ sera tué, et un peuple viendra avec son prince, qui détruira la ville et le sanctuaire et inondera tout et la fin de cette guerre consommera la désolation. »

[i5] « Or7, une semaine -(qui est la 70' qui reste)- — établira l'alliance avec plusieurs ; et même la moitié de la semaine (c'est-à-dire les

derniers trois ans et demi) abolira le sacrifice et l'hostie s, et rendra

étonnante l'étendue de l'abomination qui se répandra9 et durera sur ceux même qui ,0 s'en étonneront jusqu'à la consommation ". »

— III , A1 Devant Dieu le priant de tout mon cœur ' A1 vous demandez.

:! A1 sont ordonnées et déterminées. ' A1 la justice éternelle pour mettre lin aux visions et aux prophéties. 5 A1 pour finir les visions. ' A1 édifiés ri rétablis. '• A1 Mais il établira son alliance avec plusieurs, dans le temps d'une semaine, et dans la moitié de la semaine il fera cesser. A' Or une semaine consommera son alliance. B A1 le sacrifice et l'oblation. :' A1 se répandra sur eux.

"' A1 qui l'admireront et durera jusqu'à. — 11 AV. MOL s'en étonneront et durera jusqu'à. = " A1 la consommation ordonnée.

IV Daniel, xi. — [16J L'ange dit à Daniel : « Il y aura encore

- (après Cyrus, sous lequel ceci est encore; - trois rois de Perse, - - (Cambyse, Smerdis, Darius) et le quatrième.

- (Xercès) - qui viendra ensuite, sera plus puissant en richesses et en forces, et élèvera tous ses peuples contre les Grecs.

[17] Mais il s'élèvera un puissant roi (Alexandre! —.dont1

l'empire aura une étendue extrême et qui réussira en toutes ses entreprises selon son désir; mais, quand 2 sa monarchie sera établie, elle périra, et sera divisée en quatre parties, vers les quatre vents du ciel - —, (comme il avait8 dit auparavant, (vi, 6; vin, 8j) - —, mais non pas à des personnes de sa race1; et ses successeurs n'égaleront pas sa puissance,

car, même son royaume sera dispersé à d'autres, outre ceux-ci (ces

quatre principaux successeurs)».

[18] « Et celui 5 de ces successeurs qui régnera vers le Midi, - (Egypte -- Ptolémée, fils de Lagus) -deviendra puissant: mais

un autre le surmontera, et son état sera un grand état. (Séleucus,

roi de Syrie. — Appianus dit que c'est le plus puissant des successeurs d'Alexandre) — . Et dans la suite des années, ils s'allieront, et la fille du Midi (Bérénice, fille de Ptolémée

Philadelphe, fils de l'autre Ptolémée) viendra au roi d'aquilon

(à Antiochus Deus, roi de Syrie et d'Asie, fils de l'autre

Ptolémée) — , pour établir la paix entre ces princes. Mais ni elle 8 ni

ses descendants n'auront une longue autorité; car elle et ceux qui

l'avaient envoyée, et ses enfants, et ses amis seront livrés à la mort. »

— (Bérénice (et son fils) fut7 tuée par Séleucus Callinicusi.

[19] «Mais il s'élèvera un rejeton de ses 8 racines iPtolemeus

Evergetes naîtra du même père que Bérénice) - —, qui viendra, avec une puissante armée, dans les terres du roi d'Aquilon — (s'il n'eut pas été rappelé en Egypte par des raisons domestiques, il aurait entièrement dépouillé9 Séleucus, dit Justin) — . où il mettra tout sous sa sujétion, et emmènera en Egypte leurs dieux, leurs princes, leur or, leur argent, et toutes 10 leurs plus précieuses dépouilles, et sera quelques années, sans que le roi d'Aquilon puisse rien contre

— IV ' A1 Un puissant roi qui étendra son empire. — A- qui aura un empire.

' A1 Mais quand il se sera affermi. :i FAI' comme il avait été dit. =

4 Quelques mots rayés illisibles. ■"• A1 Et celui qui régnera. — FAU, HAV celui

de ses successeurs. ,; A1 Mais elle n'aura pas gardé autorité, ni ses descendants.

7 FAU furent tués. s FAU ces racines. 9 A1 il l'eut entièrement dépouillé.

; — 10 A1 les plus (un mot illisible) dépouilles.

lui. Et ainsi, il reviendra en son royaume; mais les enfants de l'autre

(Seleucus Ceraunus, Antiochus Magnus) -, irrités,

assembleront de grandes forces. [20] Et leur armée viendra et ravagera

tout; dont le roi du Midi étant irrité, formera » aussi un grand corps

d'armée et livrera bataille fPtolemeus Philopator contre

Antiochus Magnus à Raphia) - et vaincra12; et ses troupes

deviendront insolentes, et son cœur s'en enflera (ce Ptolémée

profana le temple (Josèphe))- -: il vaincra des 13 milliers d'hommes, mais sa victoire 14 ne sera pas ferme. Car le roi d'Aquilon — - (Antiochus Magnus, le jeune Ptolémée Epiphanes régnant) viendra avec encore plus de forces que la première fois 15 ; et, alors 1,; aussi, un grand nombre d'ennemis s'élèvera contre le roi du 17 Midi : et même des hommes 18 apostats, violents. - (ceux qui avaient quitté leur religion pour plaire à Evergètes, quand il envoya ses troupes à Scopas, car Antiochus reprendra Scopas et les vaincra) de ton peuple19, s'élèveront afin que les visions soient

accomplies, et ils périront. [21] Et le roi d'Aquilon détruira les remparts et prendra 20 les villes les plus fortifiées, et toute la force du Midi ne pourra lui résister, et tout cédera à sa volonté. Il s'arrêtera dans la terre d'Israël, et elle lui cédera. Et ainsi, il pensera à se rendre maître de tout l'empire d'Egypte (méprisant la jeunesse d'Epiphane, dit

Justin) -. Et pour cela, il fera alliance avec lui, et lui donnera sa fille21 - (Cléopàtre. afin qu'elle trahît son mari. Sur quoi Appianus dit que se défiant de pouvoir se rendre maître d'Egypte par force, à cause de la protection des Romains, il voulut l'attenter par finesse)- . Il la voudra corrompre : mais elle ne suivra pas son intention. Ainsi, il se jettera à d'autres desseins et pensera à se rendre maître de quelques îles. ( c'est-à-dire lieux

maritimes) .et il en prendra plusieurs -(comme dit Appia-

,1USI • M Mais un grand chef (Scipion l'Africain, qui

arrêta les progrès d'Antiochus Magnus, à cause qu'il offensait les Romains en la personne de leurs alliés) s'opposera à

" A' tonnera son armée ei combattra. « A' et aura la victoire, et cette victoire

lu, enflera le cœur. = « FAU dix milliers. h A' mais sa conquête ne sera.

A> et venant principalement avec de grandes richesses et de grandes forces plusieurs autres... «« A» et alors le roi du Midi. - FAU et alors, avec un grand

nombre d'ennemis, s'élèvera contre. '• MOI. de .Midi. « A' et même dés (ils

de ton peuple. » FAU de son peuple. " V. FAU, HAV, MOI. les remparts

et les villes les mieux fortifiées. = « A' sa fille pour la corrompre. « A' mais

cela ne lui réussira pas. et le royaume ne sera pas à lui. de sorte qu'il retournera à

ses conquêtes et arrêtera la honte qui lui en reviendrait. Il retournera donc à son royaume, et y périra (il fut tué par les siensi

et ne sera 28 plus. »

[23] « Et celui qui lui succédera sera un tyran iSeleucus

Philopator ou Soter. fils d'Antiochus Magnusi qui affligera

d'impôts la gloire du royaume (qui est le peuple) -: mais en peu de temps il mourra, mais non par sédition ni par guerre. Et il succédera à sa place un homme méprisable et u indigne des honneurs de la royauté, qui s'y introduira 25 adroitement et par caresses. [24 Toutes 2,i les armées fléchiront devant lui 27, il les vaincra et même le prince avec qui il avait fait alliance. Car, ayant renouvelé l'alliance avec lui, il le trompera, et, venant avec peu de troupes dans ses provinces calmes et sans crainte, il prendra les meilleures places, et fera plus que ses pères n'avaient 28 jamais fait, et, ravageant de toutes parts, il formera de grands desseins pendant son temps. » — 2 5

« Rarum est enim ut satis se quisque vereatur. » [Qlintilien, x, 7, dans Montaigne, 1, 38]. - « Tôt circa unum caput tumultuantes deos. » [Sénèque. Si/asor., iv, dans Montaigne, il, i3].- « Nihil turpius quam cognitionis assertionem praecurrere. » (Cic. [âcad., i, q5, dans Montaigne, m, i3]).— « Nec me pudet ut istos fateri nescire quid nesciam. » [Cic. Tlsc., i, 25, dans Montaigne, m, 11. « Melius non incipiet. »

[Sén. Ep., i.xxii, dans Montaigne, m, 10].

Avantages du peuple juif. - I [1] Dans cette recherche, le

d'autres. ->:! FAI' n'y sera plus. 2J A1 et jugé indigne. - '-•'• A1 introduira par

argent et par caresses. = i; A1 Ils fléchiront. '-' A1 lui. et même (il les vaincra :

en surcharge). 2S FAI1. HAV n'aient.

583. — A 2q5 «citations notées l'une après l'autre sur une feuille unique, coupée plus tard en deu.\. )>iais dont les fragments uni été collés l'un à côté de l'autre) — B 3 14 — FAU 11. 404.

5o4. A (sur deux feuilles postérieurement séparées» 297 et 298 (recto et

verso) (| i-5): et 341 (§ 6-8) — B 223 — C 447 — POR vui. 1 — BOS 11, vu, 1 — FAU u, 186 — HAV xiv, 4 - MOL i, 184.

peuple juif attire d'abord mon attention par quantité de choses admirables et singulières qui y paraissent.

i 2 ] Je vois d'abord que c'est un peuple tout composé de frères : et, au lieu que tous les autres sont formés de l'assemblage d'une infinité de familles K celui-ci, quoique si étrangement abondant -\ est tout sorti d'un seul homme, et étant ainsi tous une même chair, et membres les uns des autres, [ils3] composent un puissant état d'une seule famille. Cela est unique '.

3] Cette famille •'•, ou ce peuple, est le plus ancien '; qui soit en la connaissance des hommes : ce qui me semble lui attirer une vénération particulière, et principalement dans la recherche ' que nous faisons, puisque », si Dieu s'est de tout temps communiqué aux hommes, c'est à ceux-ci qu'il faut recourir, pour en savoir la tradition.

[4] Ce peuple n'est pas seulement considérable par son antiquité ; mais il est encore singulier en sa durée, qui a toujours continué, depuis son origine jusqu'à ;> maintenant. Car. au lieu que les peuples10 de Grèce et d'Italie, de Lacédémone, d'Athènes, de Rome, et les autres qui sont venus si longtemps après, soient péri » il va si longtemps, ceux-ci subsistent1-' toujours; et, malgré <•• les entreprises de tant de puissants rois qui ont cent fois essayé de les faire périr, comme leurs historiens " le témoignent, et comme il est aisé de le juger par l'ordre naturel des choses <r\ pendant un si long espace d'années, ils ont toujours été conservés néanmoins"* (et " cette conservation a été prédite!) : et. s'étendant depuis les premiers temps jusques aux derniers, leur histoire enferme dans sa durée « celle de toutes nos histoires l9.

II [5] La loi, par laquelle ce peuple est gouverné est tout ensemble, la plus ancienne loi du monde, la plus parfaite, et la seule qui ait toujours

' A\;nfin^ de familles, qui - A'-' de familles dont chacune ne pourrait

remplir une ville m un bourg. -> .V abondant en nombre. « A' ils compose.

en même temps un Etat. - A-\ HAV, autres, composent. * A' unique entre tous

les peuples du monde - • A* Ce peuple n'est pas... - V Ce peuple ou cette famille. - A Cette lam.le admirable. « A' ancien peuple du monde et qui précède de

plusieurs siècles les derniers dont nous avions la connaissance. 1 V dans le

dessein que nous avons. 1 .y puisqu'il y a apparence que • FAU jusque

mamtenant * .v peuples de Lacédémone (de Grèce et d'Italie : en surcharge).

., . ''A' mU ""'• ' A' subsistent : et maigre. - A. Et maigre cent obstacles

et malgré les entreprises des maîtres qui " HAV, MOL leurs histoires

A des choses du monde. » A' néanmoins, et enfermant dans leur dur.

ce e de nos histoires, " En marge. Supprimé par HAV et MOL. » A' enferme celle (dans sa durée : en surcharge). « v histoires quelle devance d

— 2 Go —

été gardée sans interruption dans un Etat. C'est ce que Josèphe montre admirablement, contre Apion ] Réponse a Apion, ii, 3g] et Philon juif -. en divers lieux, où ils font voir qu'elle est si ancienne, que le nom de loi n'a été connu des plus anciens que plus de mille ans après; en sorte qu'Homère qui a écrit3 de l'histoire de tant d'Etats1 ne s'en est jamais servi. Et il est aisé de juger de sa perfection5, par la simple lecture, où l'on voit qu'on a pourvu à toutes choses, avec tant de sagesse, [6] tant d'équité, tant de jugement, que les plus anciens législateurs grecs et romains0, en ayant eu quelque lumière, en ont emprunté leurs principales lois : ce qui paraît par celle qu'ils appellent des Douze tables 7 et par les autres preuves que Josèphe en donne s.

[7 1 Mais cette loi est en même temps la plus sévère et la plus rigoureuse de toutes ■', en ce qui regarde le culte de leur religion, obligeant ce peuple, pour le retenir dans son devoir, à mille observations10 particulières et pénibles, sur peine n de la vie; de sorte que c'est une chose bien étonnante12 qu'elle se soit toujours conservée si constamment13 durant tant de siècles, par un peuple rebelle et impatient u comme celui-ci. pendant que tous les autres Etats ont changé de temps en temps leurs lois, quoique tout autrement faciles. [8J Le livre qui contient cette loi. la première de toutes, est lui-même le plus ancien livre du monde, ceux d'Homère, d'Hésiode, et les autres, n'étant que six ou sept cents ans depuis.

1 1] Is., 1, 21. Changement de bien en mal et vengeance de Dieu. —

— II * FAU Appien. = = 2 MOL Juifs. (Pascal dit ailleurs encore (540) Philon Juif). ;! FAU traité. - - 4 A1 d'Etats, de princes, ne s*en est. B A1 perfection, en

l'examinant. i; A1 romains qui l'ont - ' A1 tables, comme on le peut voir

dans Josèphe, et dans tant d'auteurs grecs et romains. * A1 en a donné mais ce

qui et c'est sur quoi il établit la raison, mais /illisible). = - '■' A1 de toutes.

obligeant (en ce qui regarde : en surcharge/. 1U A' observations pénibles (particulières et : en surcharge/. " HAV, MOL lisent sous. IS A1 étonnant est qu'un joug si pesant ait été supporté depuis tant de siècles par un peuple rebelle

comme celui-ci. — A2 que le peuple [illisible). — A3 qu'elle ait pu être gardée si

constamment. ):'' FAU conservée constamment. " A1 impatient: tous les

autres peuples aiment naturellement le changement, et ne demeurent jamais longtemps dans

5cS5. - A (sur plusieurs feuilles, plus tard séparément collées) 339 (i '~2) >

et 3oi (| 3-4): et 3o3 (§ 5-6); et 3o5 (1 7-8); et 307 (| 9): et 3o5 (§ 10): et 3oy (§ 1 1) — B 279 — C 499 — FAU 11. 291 — HAV xxv, 168 - MOL 1, 207.

— 2ÔI —

Is., x, i : « Vœ qui condunt leges iniquas. » — Is.. xxvt, 20 : « Vade populus meus etc '. » — Is., xxvm, 1 : «Va; corona* superbi;i\ »

II "2] Miracles : Is., xxxm, <> : « Luxit et elanguit terra etc. » — 10

« Nunc consurgam etc. » — Is., lx, 17 : « Omnes gentes quasi non

sint. » — 3~! Is,. xli, 26 : « Quis annuntiavit etc. » -- Is., xi.in, i3 :

« Operabor et quis avertet illud. »

III [4] Jer., xi, 20-2 1 : « Non prophetahis etc. » — .1er., xv, 2 :

« Quod si dixerint etc. » — Jer., xvii, 9 : « Pravum est cor omnium et

inscrutabile : quis cognoscet illud ? » (c'est-à-dire: qui en con-

naîtra la malice ? car il est déjà connu qu'il est méchant).

x : « Ego Dominus scrutans cor et probans renés. » — Jer.. xviii. 18.

« Et dixerunt etc. » — Jer., xvii, 17 : « Non sis tu mihi, etc. » -

Jer., vu, 14 : « Faciam domui huic, in qua invocatum est nomen meum, et in qua vos habetis fiduciam : et loco quem dedi vobis et patribus vestris, sicut feci Silo (fiance aux sacrements extérieurs).

Jer., vu, 1 G « Tu ergo noli etc. » — [5] Jer., vu. 22 : « Quia

non sum locutus cum patribus vestris et non prœcepi eis in die qua eduxi eos de terra Egypti, de verbo holocaumatum et victimarum. » — 2 3 : « Sed hoc verbum praecepi eis dicens : Audite vocem meam et ero vobis Deus et vos eritis mihi populus et ambulate in omni via, quam mandavi vobis, ut bene sit vobis. •» — 24 « Et non audierunt. » - d'essentiel n'est pas le sacrifice extérieur). Jer., xi. i3 : « Secundum

numerum enim civitatum tuarum erant' Dii tui Juda : et secundum

viarum Jérusalem posuisti aras confusionis » — 14 « Tu ergo noli

orare pro populo hoc. » (multitude dedoctrines).

IV [6] Is., XLiv, 20. « Neque dicet etc. » — Is., xi.iv. 2 1 -22 :

« Mémento horum etc. » — Is., xuv, 23-24 : « Laudate cœli etc. »

— [7] Is.. liv, 8 : « In momento etc. » — Is.. i.xui, 12 : « Qui

cduxit etc. » - Is., lxiiIj 14 : « Sic adduxisti etc. » — Is.. i.xin.

i(') : « Tu enim etc. » — Is., i.xiu. 17 : « Quare indurasti cor

nostrum ne timeremus te. » — Is., i.xiv, 17 : « Qui sanctificabantur et mundos se putabant simul consumentur dicit Dominus. »

V [8] Jer.. 11, 35 : « Et dixisti etc. » — Jer., iv, 22 : « Sapientes

sunt etc. » — [9 Jer., iv, 23-27 •' <K Aspexi terrain etc. » —

.1er., v, 4-6 : « Ego autem dixi etc. » — [10] Jer., v, 29 : « Num-

— ' Pascal cite le verset tout entier, sans changement ni note. Je n'ai pas cru utile de le reproduire. Je ferai de même pour toute la pensée dans les mêmes Cas, Cette suppression sera indiquée, comme ici, par « etc. »

quid etc. » — Jer., v, 3o : « Stupor et etc. » — "i i] Jer., v, 3i :

« Prophetae prophetabant etc. » — Jeh.. vi. 16-17 : « 1 laec dicit etc. »

— Jer., xxiii, i5 : « A prophetis enim etc. » — Jer., xxiii, 17 :

« Dicunt his etc. »

Prédictions des choses particulières. — [1] Ils étaient étrangers l en Egypte, sans aucune possession en propre, ni en ce pays-là, ni ailleurs;

[2] il2 n'y avait pas la moindre apparence^ ni de la royauté qui y a été si longtemps après x, ni de ce conseil souverain 5 des 70 juges, qu'ils appelaient le synédrin, qui, ayant été i?istitué par Moïse, a duré jusqu'au temps de Jésus -Christ : toutes ces choses étaient aussi éloignées fi de leur état présent, qu'elles le pouvaient être :

[3] lorsque Jacob mourant, et bénissant ses douze enfants ", leur déclare qu'ils seront possesseurs s d'une grande terre, et prédit particulièrement à la famille de Juda, que les1' rois qui les gouverneraient un jour seraient de sa race, et que tous ses frères seraient ses sujets. I4] que 10 même le Messie qui devait n être l'attente des nations naîtrait de lui. et que la royauté ne serait point ôtée de Juda. ni le gouverneur et le législateur de ses descendants, jusqu'à

586. A sur deux feuilles aillées à la suite : 3 2 9 et 3 3o (recto et verso)

15 1-9); et 333 15 10). (Une petite croix en tête, les gg 2, 4, 9. rayés) — B 267 — C 4X5 - FAU n. 296 — HAV xxv, 169 — MOL 1, 2 1 3.

— ' A' Ils étaient encore captifs. 2 Ces lignes ajoutées à la marge, puis rayées. :1 A1 apparence, ni aucune raison. : ' A1 si longtemps, depuis.

•' A1 conseil souverain, qui ayant été. (; A1 éloignées de toute apparence.

; A1 bénissant tous ses douze enfants, prédit tout ce qui doit leur arriver, et [à] Joseph en [particulier] dans la terre où ils ne furent que 400 ans. — A- bénissant tous ses douze enfants, leur prédit tout ce qui devait leur arriver, et [à] Joseph en [particulier

dans la terre où ils ne furent longtemps et — FAU, HAV ses enfants. s A1 seront

souverains sur la terre. — A2 possesseurs d'une puissante terre. '■' A1 que les enfants

de Joseph "' Ces lignes ajoutées en marge, puis rayées. " A1 devait

sauver les nations.

ce que ce Messie attendu arrivât 12 dans sa famille.

[5] Ce même Jacob 13, disposant de cette terre future comme s'il en eut été maître, en donna une portion à Joseph plus qu'aux autres : « Je vous donne, dit-il, une part plus qu'à vos frères »: et, bénissant ses deux enfants, Ephraïm et Manassé, que Joseph lui avait présentés u, l'aine Mariasse à sa droite, et le jeune Ephraïm à sa gauche, il met ses bras en croix, et, posant sa main droite sur la tête d'Ephraïm, et la gauche sur Manassé, il les bénit en [la] sorte10; [6] et, sur1G ce que Joseph lui représente qu'il préfère le plus jeune, il lui répond avec une fermeté admirable : «Je le sais bien, mon fils, je le sais bien: mais Ephraïm croîtra tout autrement que Manassé. » (Ce qui a été en effet si véritable dans 17 la suite, qu'étant seul presque aussi abondant que deux 1S lignées entières qui composaient tout un royaume, elles 19 ont été ordinairement appelées, du seul nom d'Ephraïm.)

[7] Ce 20 même Joseph, en mourant, recommande à ses enfants d'emporter ses os avec eux, quand ils iront en cette terre, où ils ne furent que deux cents ans après.

[8] Moïse, qui a écrit toutes ces choses si longtemps avant qu'elles fussent arrivées, a fait lui-même21 à chaque famille les partages de cette terre, avant que d'y entrer, comme s'il en eût été maître, J9J et 22 déclare enfin que Dieu doit susciter de leur nation et de leur race un prophète, dont il a été la figure, et leur prédit 23 exactement tout ce qui leur devait arriver dans la terre où ils allaient entrer après sa mort, les victoires que Dieu leur donnera, leur ingratitude envers Dieu, les punitions qu'ils en recevront, et le reste de leurs aventures.

[10] Il leur donne u les arbitres qui en feront le partage, il leur

'•' A1 attendu, arrivât. Ce même Jacob. I:1 A1 Jacob, bénissant les fils de Jacob.

partageant toute " A1 présentés, il croise ses bras. 1:> A1 en sorte. — FAU,

MOL en [cette! sorte. ,,; A1 Joseph s'oppose à cette préférence, et craignant qu'il

ne se fût mépris. — A2 s'oppose à cette préférence et lui représente. l7 A1 par la

suite. ls FAI', HAV lisent dix lignées. "' A1 elles ont pris le nom. '-'" Ce

paragraphe, en marge. n A1 à lui-même fait. ■- Rayé. — A1 et déclare enfin

que Dieu leur doit envoyer. -:! A1 et prédit aussi. " A1 il leur donne les

formes du gouvernement,

prescrit toute la forme du gouvernement politique qu'ils v observeront, les villes25 de refuge qu'ils y bâtiront, et

Sincérité des Juifs. - 1 Ils portent avec amour et lidélité ce1 livre où Moïse déclare qu'ils ont été ingrats envers Dieu2 toute leur vie: qu'il sait qu'ils le seront encore plus après sa mort: mais qu'il appelle le ciel et la terre à témoin contre eux, et qu'il leur a [enseigné3 assez: [2] il déclare qu'enfin Dieu, s'irritant contre eux, les dispersera parmi tous les peuples de la terre: que, comme ils l'ont irrité en adorant les dieux qui n'étaient point leur Dieu, de même il les provoquera en appelant un peuple qui n'est point son peuple: [3] et veut que toutes ses paroles soient conservées éternellement 4, et que son livre soit mis dans l'arche de l'alliance pour servir à jamais de témoin contre eux [Deut., xxxi-xxxii . Isaïe dit la môme chose, xxx 5, 8.

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