‹ Les Pensées de Pascal, disposées suivant l'ordre du cahier autographeChapitre 214 sur 299 · A 425 — B 373 — C 33o - FAU 11, 170 note · texte numérisé non relu

A 425 — B 373 — C 33o - FAU 11, 170 note

— ' B Mouvement. Infini. — Le mouvement.

Le pyrrhonismc est le vrai : car, après tout, les hommes, avant Jésus-Christ, ne savaient où ils en étaient, ni s'ils étaient grands ou petits. Et ceux qui ont dit l'un ou l'autre n'en savaient rien, et devinaient sans raison et par hasard : et même ils erraient toujours, en excluant l'un ou l'autre : « Quod ergo ignorantes, quaeritis, religio annuntiat vobis. » [Act. Apost., xvn, 23 .

C'est en vain que l'Eglise a établi ces mots d'anathèmes, hérésies, etc.: on s'en sert contre elle.

L'empire fondé sur l'opinion et l'imagination l règne quelque temps, et cet empire est doux et volontaire : celui de la force règne toujours. Ainsi l'opinion est comme la reine du monde, mais la force en est le tyran.

Il faut, en tout dialogue et discours, qu'on puisse dire à ceux qui s'en offensent : « De quoi vous plaignez-vous ? »

Il l n'aime plus cette personne qu'il aimait il y a dix ans. Je crois

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