‹ Les Pensées de Pascal, disposées suivant l'ordre du cahier autographeChapitre 222 sur 299 · A 433 — B 378 - C 336 - FAU 1, 202 — HAV xxv · texte numérisé non relu

A 433 — B 378 - C 336 - FAU 1, 202 — HAV xxv

imitent l'espace, qui sont de nature si différente. Tout est fait et conduit par un même maître : la racine, les branches. ', les fruits ; les principes, les conséquences.

721. Quand tout se remue également, rien ne se remue en apparence, comme en l un vaisseau. Quand tous vont vers le déborment -, nul n'y :J semble aller. Celui qui s'arrête fait remarquer l'emportement des autres, comme un point fixe.

Ordre. — [i] Pourquoi l prendrai-je plutôt à diviser ma morale en quatre qu'en six ? Pourquoi établi rai-je plutôt la vertu en quatre, en deux, en un ? Pourquoi en « Abstine et sustine » plutôt qu'en « Suivre nature » ou « Faire ses affaires particulières sans injustice ». comme Platon ou autre chose ? — [a] « Mais voilà, direz-vous, tout renfermé en un mot. » — Oui ; mais cela est inutile, si on ne l'explique : et quand on vient à l'expliquer 2, dès qu'on ouvre ce précepte qui contient tous les autres, ils en sortent en la première confusion que vous vouliez éviter. Ainsi 3, quand ils sont tous renfermés en un, ils y sont cachés et inutiles, comme en un coffre, et ne paraissent jamais qu'en leur confusion naturelle. La1 nature les a tous établis sans renfermer l'un en l'autre.

Que Dieu ne nous impute pas nos péchés, c'est à dire toutes les

conséquences et suites de nos péchés qui sont effroyables l, des moindres fautes, si on veut les suivre sans miséricorde.

— ' FAU, HAV la branche.

Page 1