POR xxvi, 4 — ROS 1, vu, 4 — FAU 11. 86 — MOL 1, 5g
Suit dans POR, la pensée 3i0 {L'homme n'ayant pu se guérir de ses maux, s'est avisé de ne plus J penser).
multitude d'occupations que parce qu'il a l'idée du bonheur qu'il a perdu, lequel ne trouvant point en soi, il le cherche inutilement dans les choses extérieures, sans pouvoir jamais se contenter, parce qu'il n'est ni dans nous, ni dans les créatures, mais en Dieu seul.
[i] Les impies, qui s'abandonnent aveuglément à leurs passions sans connaître Dieu et sans se mettre en peine de le chercher, vérifient par eux-mêmes ce fondement de la foi qu'ils combattent — qui est que la nature des hommes est dans la corruption. — [2] Et les Juifs, qui combattent si opiniâtrement la religion chrétienne, vérifient encore cet autre fondement de cette même foi qu'ils attaquent — qui est que Jésus-Christ est le véritable Messie, et qu'il est venu racheter les hommes, et les retirer de la corruption et de la misère où ils étaient —, tant par l'état où on les voit aujourd'hui, et qui se trouve prédit dans les prophéties, que par ces mêmes prophéties qu'ils portent, et qu'ils conservent inviolablement comme les marques auxquelles on doit reconnaître le Messie.
Il faut juger de ce qui est bon ou mauvais par la volonté de Dieu, qui ne peut être ni injuste, ni aveugle ; et non pas par la nôtre propre, qui est toujours pleine de malice et d'erreur.
Qui peut ne pas admirer et embrasser une religion qui connaît à fond ce qu'on reconnaît d'autant plus qu'on a plus de lumière ?
Les hommes prennent souvent leur imagination pour leur cœur; et ils croient être convertis dès qu'ils pensent à se convertir.
980. POR xxvm. 1 — BOS II. xvii. 1 1 — FAU 11, 204 — MOL 1, 293.