‹ Les Pensées de Pascal, disposées suivant l'ordre du cahier autographeChapitre 270 sur 299 · BOS IL xvi, 10 — FAU 1, 280 — MOL · texte numérisé non relu

BOS IL xvi, 10 — FAU 1, 280 — MOL

987. - BOS Suppl., 2 - FAU 1. 254 - HAV xxiv. 68 - MOL 11, i5i.

— ' HAV, MOL toujours « chez moi ».

1)88. BOS Suppl., 1 1 — FAU 1. 271 - HAV xxiv. 72 - MOL n, 1 1 S.

[i] L'éloquence est un art de dire les choses de telle façon, i" que ceux à qui l'on parle puissent les entendre sans peine et avec plaisir; 2" qu'ils s'y sentent intéressés, en sorte que l'amour-propre les porte plus volontiers à y faire réllexion.

[2] Elle consiste donc dans une correspondance qu'on tâche d'établir entre l'esprit et le cœur de ceux à qui l'on parle d'un côté, et de l'autre les pensées et les expressions dont on se sert : ce qui suppose qu'on aura bien étudié le cœur de l'homme pour en savoir tous les ressorts et pour trouver ensuite les justes proportions du discours qu'on veut y assortir. [3] Il faut se mettre à la place de ceux qui doivent nous entendre, et faire essai sur son propre cœur du tour qu'on donne à son discours, pour voir si l'un est fait pour l'autre et si l'on peut s'assurer que l'auditeur sera comme forcé de se rendre. Il faut se renfermer, le plus qu'il est possible, dans le simple naturel ; ne pas faire grand ce qui est petit, ni petit ce qui est grand. Ce n'est pas assez qu'une chose soit belle, il faut qu'elle soit propre au sujet : qu'il n'y ait rien de trop, ni rien de manque.

Alinat. — H fait le disciple sans ignorance, et le maître sans présomption.

989. BOS Suppl., 27 — FAU 1. 247 - HAV xxxiv, 87 — MOL 11, i3i,

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