‹ Les Pensées de Pascal, disposées suivant l'ordre du cahier autographeChapitre 34 sur 299 · A 8 — B 207 — C 418 — POR xxvin, 5i -- FAU 11, 172 - HAV · texte numérisé non relu

A 8 — B 207 — C 418 — POR xxvin, 5i -- FAU 11, 172 - HAV

xxiv. 5 — MOL ri, 140.

FAI . HAV, MOL la soudent à la pensée //.

14. A X — B 206 - C 41 7 — POR ix. 5 et 6 : et u, 6 — BOS IL xvn, ('17: et IL iv. 4 — l'Ai m. 171 — HAV xxiv. 56 (% 1-2): et xi. | bis (§ 3); et xw. 3g (§ 4) — MOL 11. 3g (§ 1-2); et 1. 3og (§ 3-4).

IA1 , HAV, .MOL en ont fait plusieurs pensées. Pourtant deux signes Je renvoi relient le % 2 au % 3, et le \ 4. écrit à la suite du % 3, l'est visiblement en même temps. On voit d'ailleurs la suite des idées : Pascal ayant établi que l'homme est injuste, compare la religion chrétienne qui le dit, aux autres qui n'en disent rien : et cette comparaison de leurs doctrines amène asse-; naturellement celle de leur antiquité.

15. A 3 - I', 36 1 C 3 1 8 - POR xxiv. s - BOS I. vi. 4 - FAU 11. HAV m. 4 — MOL 1. 118.

HAV y réunit la pensée 63 1 .

— ' La première phrase parait ajoutée après coup. — FAU c'est le.

métier : le hasard en dispose. La coutume fait les maçons, soldats, couvreurs 2. « C'est un excellent couvreur ». dit-on : et, en parlant des soldats :i : « Ils sont bien fous ». dit-on : et les autres au contraire : « Il n'y a rien de grand que la guerre : le reste des hommes :; sont des coquins. » A force d'ouïr louer en l'enfance ces métiers, et mépriser tous les autres, on choisit, car naturellement on aime la vérité ', et on hait la folie 5 : ces mots nous émeuvent : on ne pèche qu'en l'application. [2] Tant est grande la force de la coutume, que, de ceux que la nature n'a fait qu'hommes '■'>, on fait toutes les conditions des hommes ; car des pays sont tous de maçons, d'autres tous de soldats, etc. Sans doute que la nature <: n'est pas si uniforme. C'est la coutume qui fait donc cela ; car elle contraint 7 la nature ; et quelquefois s la nature la surmonte, et retient l'homme dans son instinct, malgré toute coutume, bonne ou mauvaise.

Prophéties, — Que Jésus-Christ sera à la droite, pendant que Dieu lui assujétira ses ennemis. [Ps. cix.] Donc il ne les assujétira pas lui-même.

L'homme est visiblement fait pour penser: c'est toute sa dignité 1 et tout son mérite: et tout son devoir est de penser comme il faut : or 2 l'ordre de la pensée est de commencer par soi, et par son auteur et sa fin. Or à quoi pense le monde ? Jamais à cela : mais à danser, à jouer du luth, à chanter, à faire des vers, à courir la bague, etc., à se battre 3, à se faireroi, sans penser à ce que c'est qu'être roi, et qu'être homme.

'-' A1 couvreurs. Tant est grande la force de la coutume qu'à force d'ouïr, etc. (C'est un

excellent des coquins : en surcharge). :i A1 des hommes. Néanmoins, il faut,

pour réussir, que la nature et la coutume ' FAI' la vertu. '■ A1 la folie", on

ne pèche qu'en (ces mots nous émeuvent : en surcharge). - ''■ A1 que la nature ne fo[rme] = '• B- entraîne. N Une ligne rayée.

16. A 4 (écrit d'abord au crayon) — B 25g — C 3 i 6 — FAI 11, 274 — HAV xxv, 97 — MOL 1. 200.

17. A 4 — B 358 — C 3 1 5 — POR ix. 1 - BOS II. xvn. 64 — FAI n.

84 — HAV xxiv. 53 — MOL 1, 72.

— ' A1 sa dignité; cependant - HAV et l'ordre. a FAI se bâtir.

[i] S'il y a un Dieu, il ne faut aimer que lui, et non les créatures passagères. Le raisonnement des impies, dans la Sagesse ii, 6], n'est fondé que sur ce qu'il n'y a point de Dieu. « Cela posé, dit-il 1, jouissons donc des créatures. » C'est le pis-aller 2. Mais, s'il y avait un Dieu à aimer, il n'aurait 3 pas conclu cela, mais bien le 4 contraire. Et c'est la conclusion des sages : « Il y a un Dieu, ne jouissons donc pas des créatures ». i Donc tout ce qui nous incite à nous attacher aux créatures est mauvais, puisque cela nous empêche, ou de servir Dieu, si nous le connaissons, ou de le chercher, si nous l'ignorons. Or nous sommes pleins de concupiscence : donc nous sommes pleins de mal : donc nous devons nous haïr nousmêmes, et tout ce qui nous excite à autre attache que 5 Dieu seul.

Figuratif. — Rien n'est si semblable à la charité l que la cupidité, et rien n'y est si contraire. Ainsi les Juifs, pleins des biens qui flattaient leur cupidité, étaient très conformes aux chrétiens et très contraires. Et. par ce moyen, ils avaient les deux qualités qu'il fallait qu'ils eussent : d'être très conformes au Messie pour le figurer, et très contraires pour n'être pas témoins suspects.

Tous leurs principes sont vrais, des pyrrhoniens, des stoïques, des athées, etc. Mais leurs conclusions sont fausses, parce que les principes opposés sont vrais aussi.

18. - - A 7 — B 357 — C 3 14 — POR i\. 3 — BOS II. xvn. 65 - FAU 11. i43 — HAV xxiv, 54 — MOL [i, 42.

— ' FAT disent-ils. - MOL ponctue des créatures (point). Ccst le pis-aller. » (point et guillemets.) Mais. etc. // me semble que (Test le pis-aller est une réflexion de Pascal. ; FAU ils n'auraient. ' FAI' mais le contraire. ■"' B, C qu'à Dieu.

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