A 75 — B 356 — C 3 12 — FAI n, 86 — MOL
1 A' Grandeur, misère. Deux nat[ures . ' A' des hommes les philosophes. :1 FAU et MOL ponctuent plus e:levés Les philosophes. Mais Pascal
distingue 3 catégories, et non 4. Il y a, 1' le commun, 2" les philosophes qui étonnent le commun. 3° les chrétiens qui étonnent les philosophes : ces deux dernières catégories étant plus élevées que la première. Il me semble qu'il faut deux points. 1 MOL lasse.
201). A 75 — B 21 — C 40- FAU 1. 2 2i» HAV XXV, Go -Mol 1. 1 -S4.
— ' B le vrai, mais cela.
[i] Les Juifs Le refusent 1, mais non pas tous : les saints Le reçoivent, et non les charnels. Et tant s'en faut que cela soit contre Sa gloire, que c'est le dernier trait qui l'achève. Comme la raison qu'ils en ont, et la seule qui se trouve dans tous leurs écrits, dans le Talmud et dans les rabbins, n'est que parce que Jésus-Christ n'a pas dompté les nations en main armée : « gladium tuum ; potentissime. » [Ps. xuv, 4]. [2] N'ont-ils que cela à dire? Jésus-Christ a été tué, disent-ils; Il a succombé; Il n'a pas dompté les païens par Sa force 2; Il ne nous a pas donné leurs dépouilles ; Il ne donne point de richesses. N'ont-ils que cela à dire? C'est en cela qu'il m'est aimable. Je ne voudrais pas celui qu'ils se figurent. [3] Il est visible que ce n'est que Sa vie qui les a empêchés de Le recevoir ; et par ce refus, ils sont des témoins sans reproche, et qui plus est, par là ils accomplissent les prophéties.
[4] Par le moyen de ce que ce peuple ne L'a pas reçu, est arrivée cette merveille que voici : les prophéties sont les seuls miracles subsistants qu'on peut faire, mais elles sont sujettes à être co?itredites.
Orgueil. — Curiosité n'est que vanité. Le plus souvent on ne veut savoir que pour en parler. Autrement, on ne voyagerait pas sur la mer pour ne jamais en rien dire, et pour le seul plaisir de voir, sans espérance d'en jamais communiquer.
Grandeur de l'homme. — Nous avons une si grande idée de l'âme de l'homme, que nous ne pouvons souffrir x d'en être méprisés,
-210. A jb (Le % 2 sur une autre feuille, ai'ec renvoi : le $ 4. rave* —
B 349 — C 3o3 - POR xvi, 9 — BOS II. xn, 5 — FAU 11, 32o (|i-3); et n. 1 83 (§4)
— HAV xix, 5 bis — MOL 11, 10.
— ' A1 le refusent, mais tant s'en faut (mais non pas charnels : en surcharge).
= 2 A1 sa force. N'ont-ils, (il ne nous richesses : en surcharge)
211. - A 75 — B 27 - C45 — POR xxiv, 9 - BOS I. v, ("> — FAI 1. 208
— HAV 11. 6 — MOL 1. 90.
212. - -A 75 - B 197 — C 9 — POR xxiii, 5 — BOS I, iv 5 — FAU 11, So
— HAV 1, 5 — MOL 1. 66.
— ' A1 souffrir de n'être pas dans. i,d'en être méprisés : en surcharge).
et de n'être pas dans l'estime d'une âme ; et toute la félicité des hommes consiste dans cette estime.
Perpétuité. - Qu'on considère que, depuis le commencement du monde l, l'attente ou l'adoration du Messie subsiste sans interruption : qu'il s'est trouvé des hommes qui ont dit que Dieu leur avait révélé qu'il devait naître un Rédempteur qui sauverait son peuple: qu'Abraham est venu 2 ensuite dire qu'il avait eu révélation qu'il naîtrait de lui par un fils qu'il aurait; que Jacob a déclaré que 3, de ses douze enfants, il naîtrait de Juda ; que Moïse et les prophètes sont venus ensuite déclarer le temps et la manière de sa venue ; qu'ils ont dit que la loi qu'ils avaient n'était qu'en attendant celle du Messie: que jusque-là elle serait perpétuelle, mais que l'autre durerait éternellement ; qu'ainsi leur loi ou celle du Messie, dont elle était la promesse, seraient toujours sur la terre : qu'en effet elle a toujours duré: qu'enfin ' est venu Jésus-Christ dans toutes les circonstances prédites. Cela est admirable.
Figures» — [i] Dieu voulant1 se former un peuple saint, qu'il séparerait de toutes les autres nations, qu'il délivrerait de ses ennemis, qu'il mettrait dans un lieu de repos, a promis de le faire, et a prédit par ses prophètes le temps et la manière de sa venue. Et cependant, pour affermir l'espérance de ses élus 2 dans tous les temps, il leur en a fait voir l'image, sans les laisser jamais sans des assurances de sa puissance et de sa volonté pour leur salut 3. Car, dans la création de l'homme l, Adam en 5 était le témoin, et le dépositaire de la promesse du Sauveur.
2i\o. - A 77 — B 192 — C 2 — manquait dans POR, a été plus tard insérée au chapitre xv — BOS II, xi, 4 — FAU 11, 202 — HAV xvnr, 18 — MOL ir. 1.
— ' A1 du monde, il s'est trouvé des hommes. - A1 venu dire ensuite qu'il naîtrait. = a A1 qu'il naîtrait de Juda. ' A1 qu'enfin le Messie est venu. — FAU qu'enfin Jésus-Christ est venu.
214. A 77 — B i93 (rayé) — C 3 — POR 11, 8 — BOS II, iv, 5 — FAI 11,
244 — HAV xi. 5 ter — MOL 1. 260.
— 1 A1 voulant faire paraître qu'il avait le pouvoir - V élus, il en
attendait (il leur en a fait voir l'image : entre les lignes au crayon*. :1 A1 salut :
lorsque les hommes étaient encore si proches (Car dans la création naître de la
femme : surcharge en marge 1. ' A1 de l'homme ayant V Adam ne
pouvait que
qui devait naître de la femme [Gen., iii. i5 . lorsque les hommes étaient encore si proches de la création, qu'ils ne pouvaient avoir oublié leur création et leur chute li. [2 j Lorsque ceux qui avaient vu Adam n'ont plus été au monde. Dieu a envoyé Noé. et l'a 7 sauvé, et noyé toute la terre [Gen., vi], par un miracle qui marquait assez, et le pouvoir qu'il avait de sauver le monde, et la volonté qu'il avait de le faire, et de faire naître de la semence de la femme Celui qu'il avait promis. Ce s miracle suffisait pour affermir l'espérance des hommes . La mémoire du déluge 9 étant si fraîche parmi les hommes, lorsque 10 Noé vivait encore, Dieu fit ses promesses à Abraham [Gen., xh] ; et lorsque n Sem vivait encore, Dieu envoya Moïse Exode, ii], etc
Misère. — Salomon et Job ont le mieux connu et le mieux parlé de la misère de l'homme : l'un le plus heureux et l'autre le plus malheureux : l'un connaissant la vanité des plaisirs par expérience, l'autre la réalité des maux.
Misère. — La seule chose qui nous console de nos misères * est le divertissement, et cependant c'est la plus grande de nos misères. Car c'est cela qui nous empêche principalement de songer à nous, et qui nous fait perdre insensiblement. Sans cela, nous serions dans l'ennui, et cet ennui nous pousserait à chercher un moyen plus solide d'en sortir. Mais le divertissement nous amuse, et nous fait arriver insensiblement à la mort.
,; FAU ponctue femme (point) et leur chute (virgule). Cette ponctuation me paraît
absolument contraire au setis. 7 FAU et il l'a. ■ s Cette phrase en surcharge.
9 A1 déluge étant encore forte. — A- du déluge commençant. — FAU étant encore si fraîche. - 10 Noé ne vivait plus, quand Dieu fit ses promesses à Abraham. 11 A1 lorsque ceux qui avaient vu Sem vivaient encore.
215. A 77 (d'une main étrangère. Le titre d'abord au crayon) — B 196
- C 7 — POR xxvm. 65 — BOS II. xvu. 38 — FAU n, 79 — HAV xxiv, 48 - MOL 1, 68.
— Cf Ecclésiaste et livre de Job.
21 G. A 79 — B 198 — C c) — BOS I. vu. 3 — FAU n, 40 — HAV vi. 4 -
— ' A1 nous console est le ide nos misères : en surcharge'.
Condition de l'homme : inconstance, ennui, inquiétude.
Il a quatre laquais.
Vanité. — La cause et les effets de l'amour (Cléopâtre).
Un bout de capuchon arme 25,ooo moines.
Il demeure au delà de l'eau.
Vanité. — Qu'une chose aussi visible qu'est la vanité du monde soit si peu connue l que ce soit une chose étrange et surprenante de dire que c'est une sottise de chercher les grandeurs du monde, cela est admirable !
217. - A 79 — B 6 — C ii) — BOS I. ix, 46 — FAI' ir, 41 — HAV vi. 43 — MOL 1, 89.
218. A 79 (Pensée répétée A 121 sur la même feuille que la pensée 314
et là, rayée) — B 5 — C 18 — FAU 1, 184 note.
— Cf la pensée g85 qui en est peut-être le développement composé par Port-Royal.