A 104 — FAU n. 372 — HAV xxv. 189 - MOL t
26(S"269. Sur une même feuille. A io3 : 268 et 2n<) au recto. 270
et 2ji au verso.
268. A io3 (en tèle, un signe en firme de //. i — B 40g — C 385 - BOS I, ix. 60 - KAIi i, 210 HAV vi, 57 — MOL 1, 1 23.
— ' A1 que si on avait dit à. - A' l'un de l'autre.
monde. Cela paraît par les querelles que causent les rapports indiscrets qu'on en fait quelquefois r\
269. - [ij Dès là, je refuse toutes les autres religions : par
là, je trouve réponse à toutes les objections. 11 est juste qu'un Dieu si pur ne se découvre qu'à ceux dont le cœur est purifié. 2 Dès là, cette religion m'est aimable, et je la trouve déjà assez autorisée par une si divine morale: mais j'y trouve de plus l. "3 Je trouve d'effectif 2 que depuis que la mémoire des hommes dure, il est annoncé constamment aux hommes qu'ils 3 sont dans une corruption universelle, mais qu'il viendra un Réparateur; que ce n'est pas un homme qui le dit, mais une infinité d'hommes, et un peuple entier L prophétisant et fait exprès, durant 4000 ans.
[4] Voici un peuple qui subsiste, plus ancien que tout autre peuple. [5] Leurs 5 livres dispersés durent 400 ans. [61 Plus je les examine, plus j'y trouve de vérités : [7] un peuple entier Le prédit avant Sa venue, un peuple entier L'adore après Sa venue: — [8] ce qui a précédé et ce qui a suivi ; — enfin eux sans idoles ni roi : — et cette synagogue qui est prédite et ces misérables qui la suivent, et qui, étant nos ennemis, sont d'admirables témoins de la vérité de ces prophéties où leur misère et leur aveuglement même est prédit.
:! A1 quelquefois : je dis bien plus, tous les hommes seraient
269. - A io3 — B 409 — C 385 — POR \iv; 10 — BOS II. vin, 19 - FAI' 11, 197 — HAV xv, 20 (1 6, 8. 9, io); et xv, 19 (| i-3, 12) — MOL 1, 202 («s 6, 8, 9, 10); et 1, 3 08 (| i-3, 12).
I Al , HAV. MOL ont publié celle pensée en fragments séparés, ou dans un ordre très différent du mien. A bien examiner le manuscrit, je crois cependant que cet ordre est le vrai. Pascal avait écrit d'abord les §§ /, 3, 12. Ensuite, il a écrit le % 2 en marge. entre la fin du § 1 et le début du \ 3; le % 4 en marge, en face des premières lignes du % 3 .' le 'i 5, entre les lignes, juste au dessous des mots 4-000 ans, et il a réuni ce g 5. par une ligne pointillée maintenant peu visible aux § 6, 8 et g, écrits en marge, au bas de la page : le % 7 a ensuite été ajouté en surcharge entre les § 6 et 8 : quant au g 10, il a été écrit, faute de place, dans la marge, tout en haut, mais encadré dans un trait de plume qui permet de retrouver sa place à la suite des l 6. 8 et 9 également encadrés. Le % 11, est au dessous du § 10.
— ' FAU, HAV, MOL ponctuent de plus comme si la phrase était inachevée.
Je crois qu'elle est complète et que j'y trouve de plus signifie j'y trouve quelque chose de plus, des preuves de plus, preuves qui sont précisément énumérées dans le reste de la pensée. -. — '- A1 Je trouve que depuis (d'effectif : en surcharge). :1 A1 qu'il y a une corruption. 4 A1 entier, durant (prophétisant et fait exprès : en
surcharge). "' | 5 supprimé par HAV et MOL. — FAL Ces livres dispersés
durant.
— io5 —
[gj Je trouve : cet enchaînement ; — cette religion toute divine dans son autorité, dans sa durée, dans sa perpétuité, dans sa morale, dans sa conduite, dans sa doctrine, dans ses effets: — [10] les 6 ténèbres des Juifs effroyables et prédites («Eris palpans in meridie» [Deut., xxviii, 21". « Dabitur liber scienti litteras et dicet : Non possum légère » Isaie, xxix, 11]); — [11" le sceptre étant encore entre les mains du premier usurpateur étranger, le bruit de la venue de Jésus-Christ.
[12] Ainsi je tends les bras à mon Libérateur, qui, ayant été prédit durant quatre mille ans, est venu souffrir et mourir pour moi sur la terre dans les temps et dans toutes les circonstances qui en ont été prédites : et 7, par Sa grâce, j'attends la mort s en paix, dans l'espérance de Lui être éternellement uni : et je vis cependant avec joie, soit dans les biens qu'il Lui plaît de me donner, soit dans les maux qu'il m'envoie pour mon bien, et qu'il m'a appris à souffrir par Son exemple.
270. - - [1] J'aime * la pauvreté parce qu'il 2 l'a aimée. J'aime les biens, parce qu'ils donnent le moyen d'en assister les misérables. Je garde fidélité à tout le monde. Je [ne] rends pas le mal à ceux qui m'en font: mais je leur souhaite une condition pareille à la mienne, où l'on ne reçoit pas de mal ni de bien de la part des hommes 3. J'essaye 4 d'être juste, véritable, sincère, et fidèle à tous les hommes; et j'ai une tendresse de cœur 5 pour ceux à qui G Dieu m'a unis plus étroitement 7, et soit que je sois seul, ou à la vue des hommes, j'ai en toutes mes actions la vue de Dieu qui doit les juger, et à qui je les ai toutes consacrées.
[2] Voilà quels sont mes sentiments et je bénis tous les jours de ma vie mon Rédempteur qui les a mis en moi, et qui, d'un homme plein de
8 FAI' et les ténèbres. 7 A1 et j'attends la mort (par sa grâce : en surchargé).
s A' la mort, dans l'espérance (en paix : en surcharge).
-- Les textes exacts du % 10 sont : Deuteronome « Et palpes in meridie — Iswi ; « quem (librum) cum dederinl scienti litteras respondebit : Non possum.
270. -A 104 - BOS* Suppl., 6, -- FAT 1. 243 — HAV xxrv, 69 — MOL 11. 34.
- 1 A1 J'aime tous les hommes comme mes frères parce qu'ils sont tous rachetés. J'aime la pauvreté. (La première phrase est rayée, sans doute par un scrupule de jansénisme. Cf la 5°" des propositions jansénistes : Semipelagianutn est dicere Christum pro omnibus omnino hominibus mortuum fuisse et sanguinem fudisse.) FAI! que Jésus-Christ l'a. :! A1 de la part des hommes, et je bénis (les
phrases intermédiaires : en surcharge). ' A1 Je garde fidélité et justice.
V tendresse particulière. 8 FAU ceux que. ' A1 unis d'une manière particulière (illisible).
— io6 —
faiblesses8, de misères, de concupiscence, d'orgueil et d'ambition, a fait un homme exempt de tous ces 9 maux par la force de Sa grâce, à laquelle toute la gloire en est due. n'ayant de moi que la misère et l'erreur ,0.
271. -Et celui-là se moquera de l'autre? Qui se doit moquer ? Et cependant, celui-ci ne se moque pas de l'autre, mais en a pitié.
Toute condition et même les martyrs ont à craindre, par l'Ecriture. La peine du purgatoire la plus grande est l'incertitude du jugement. — « Deus absconditus » [Isaie. xlv. i5].
273. On ne s'ennuie point de manger et dormir 1 tous les jours, car la faim renaît et le sommeil : sans cela, on s'en ennuierait. Ainsi sans la faim des choses spirituelles, on s'en ennuie. Faim de la justice : béatitude huitième [Matth., y .
274. Fin. — Est-on en sûreté? Ce principe est-il sur? Examinons. - Témoignage de soi nul Jean, y, 3i . -- Saint Thomas.
* F AU faiblesse, misère. ° FAU ses maux. '" Deuxième Concile d'Orange :
« Nemo de suo habet nisi mendacium et peccatum, » (Note de HAV d'après Sainte- Beuve.)
271- —A 104— FAU 1, 291 — MOL 11. 1 i(3. FAU a rangé cette pensée parmi les fragments de la polémique janséniste. MOL après l'avoir imité, se ravise, et la rapproche avec plus de vraisemblance de la pensée 898 (Cf 'ï 1 5).
2/2. A io3 (d'une main étrangère).
27vV2/4. Sur une même feuille, A 104 {recto).