‹ Les Pensées de PascalChapitre 22 sur 22 · Justifier ce mot de Sainte-Beuve : « Pascal, admirable · texte numérisé non relu

Justifier ce mot de Sainte-Beuve : « Pascal, admirable

in quand il ach» ut-être encore supérieur là où

il fut interrompu. »

15. Commenter cette parole de Pascal : ci Toute la d île l'homme esl en ta pensée, mais qu'est-ce que cette pensée ? Qu'elle est sotte ! »

I » ~> Quel esl le sens de ces paroles de Pascal : «L'homme n'est ai ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire fait la bête? » — Montaigne avait dit, avant Pascal : g Ils veulent se mettre hors d'eulx et eschapper à l'homme, c'est folie : au lieu de >u transformer en anges, ils se transforment en 1" 5ti s

1" Rés imer et apprécier l'entretien de Pascal avec M. de S. ici sur Epictète et Montaigne.

18. Comparer entre eux Pascal et La Rochefoucauld au sujet de la doctrine qu'ils ont soutenue sur Y amour-propre .

Plan. — Introduction : \j amour-propre ou l'amour de soi : constatation et description du fait psychologique. — Sa valeur morale. — L'amour-propre considéré comme principe universel d'action: Yégoïsme.

1° Pour La Rochefoucauld « nos vertus ne sont le plus souvent que des vices déguisés». «Toutes les vertus vont se perdre dans l'intérêt comme les fleuves dans la mer. » — Pour Pascal « la nature de l'amour-propre et de ce moi humain est de n'aimer que soi et de ne considérer que soi."»

2° Cette doctrine naît, chez La Rochefoucauld, de ses déceptions, de son humeur inquiète, de son dédain des hommes, d'un certain dégoût de la société et de la vie; — chez Pascal elle naît de ses idées philosophiques et religieuses : la nature viciée et égoïste de l'homme ne s'explique que par le péché originel.

3° Le trait commun, dans une telle conception sur l'homme, •simisme moral. La Rochefoucauld et Pascal voient tout en laid. « Se tromper soi-même est tout l'homme ; se tromper les uns les autres, c'e'st toute la société. »

e qui les distingue est : a. l'origine même de ce pessimisme : La Rochefoucauld, placé au point de vue de l'observation extérieure et mondaine, ne s'est pas demandé ce que les hommes sont, mais ce que les hommes font': il a observé

plutôt leur conduite que leur nature, et il les a vus volontairement égoïstes. — Pascal, placé surtout au point de vue de l'observation intérieure, a vu le moi naturellement égoïste, et partant haïssable : « Toutes ces dispositions... ont une racine naturelle dans son cœur. » — b. Le pessimisme moral de La Rochefoucauld ne se rattache pas à un vaste système de philosophie et n'aboutit à aucune conclusion; il n'a surtout rien de chrétien : c'est l'opinion d'un curieux qui observe et constate sans révoltes ni indignations, calme et dédaigneux. — Le pessimisme de Pascal est chrétien; il est le principe essentiel d'une vaste conception philosophique; c'est une méthode plus encore qu'un sentiment; il consiste à confondre l'orgueil de l'homme et « à le plier aux pieds de Dieu » ; c'est, dans tous les cas, la protestation amère d'un malade qui sonde la plaie avec tristesse et dégoût.

5° Cette doctrine de l'amour-propre, dans La Rochefoucauld et dans Pascal, est vraie en ce qu'elle affirme (l'égoïsme), fausse en ce qu'elle nie (les affections désintéressées). — Citer des faits à l'appui.

Conclusion. — Il faut « prendTe le parti de l'humanité » contre ces deux penseurs : « l'homme n'est pas complètement vrai, comme il ne peut être complètement bon, mais il l'est dans une certaine mesure. »

Page 1