SUJETS DE DEVOIRS
1. Pascal a^rès l'accident du pont de Neuilly. — Portrait physique et moral.
2. Pourquoi a-t-on pu dire avec raison de Pascal qu'« il est mort comme un martyr » ?
3. Pourquoi Pascal a-t-il renoncé aux sciences? — Il en donnera lui-même les motifs dans une lettre qu'il écrit à Etienne Périer après l'invention de la roulette.
4. Préciser le sens historique de cette parole d'un critique contemporain : s Toute la fin du xvme siècle ne vit plus Pascal, pour ainsi dire, qu'à travers Voltaire et Condorcet. »
5. Lettre de Pascal au duc de Roannez pour lui exposer son dessein de quitter le monde et de se donner à Dieu : ses regrets et ses espérances. — Il exhorte son ami à le suivre dans sa retraite.
6. Vous supposerez un entretien entre Arnauld et Pascal, dans lequel Pascal donne son sentiment sur la philosophie en général : « Nous n'estimons pas que toute la philosophie vaille une heure de peine; » « Se moquer de la philosophie, c'est vraiment philosopher ; » et sur celle de Descartes en particulier : « Descartes inutile et incertain. »
7. Discuter ces paroles de M. Vinet : « Dans la balance où Pascal avait entassé les éléments de sa conviction religieuse, le pessimisme, bien plus manifeste que le pyrrhonisme , avait pesé d'un bien plus grand poids que l'insuffisance de nos moyens de connaitre. » Chercher si le pessimisme et le pyrrhonisme de Pascal, au lieu de s'opposer et de s'exclure, ne sont pas solidaires l'un de l'autre et comme une double expression d'une même conception morale de l'homme.
8. « Il y a deux sortes d'esprit : l'une de pénétrer vivement et profondément les conséquences des principes, et c'est là l'esprit de justesse ; l'autre de comprendre un grand nombre
de principes sans les confondre, et c'est là Y esprit de géométrie. L'un est force et droiture d'esprit, l'autre est amplitude d'esprit. » — Déterminer par ces paroles l'esprit de Pascal lui-même.
9. Entretien entre Pascal et Molière : « Molière et Pascal se rencontrent. — Molière se met à entamer, en général, le monde, la vie, la destinée, et ce grand doute et ce malheur immense au sein duquel l'homme est englouti: Molière parle et s'ouvre amèrement, Pascal écoute et approuve. — Pascal à son tour reprend et continue. Il reprend et repasse chaque misère, mais dans un certain sens suivi, et de tout ce marais immense, de cette immersion universelle où nage comme elle peut la pauvre nature humaine naufragée, il arrive au bas de l'unique colline; il y prend pied et la gravit..., et à mesure qu'il s'y élève, il fait voir de là comment tout s'y range, et l'ordonnance que cela prend..., tant qu'enfin, il crie le mot de salut. » (Sainte-Beuve.)
10. Montesquieu a dit : « Dans la plupart des auteurs, je vois l'homme qui écrit; dans Montaigne, l'homme qui pense. » — Peut-on appliquer ces paroles à Pascal ?
11. En parlant de la première éducation de Pascal, Mme Périer dit que son père « l'entretenait de toutes les choses dont il le voyait capable jo. « Une fois entre autres, quelqu'un ayant frap*pé à table un plat de faïence avec un couteau, il prit garde que cela rendait un grand sou, mais qu'aussitôt qu'on eut mis la main dessus, cela l'arrêta. » — Supposez l'entretien qui eut lieu à table sur ce sujet, et faites ressortir la méthode que le père suivait pour l'instruire, ainsi que l'extraordinaire précocité du jeune Biaise Pascal.
12. L'imagination est-elle bien, comme l'affirme Pascal, « cette partie décevante dans l'homme, cette maîtresse d'erreur et de fausseté, et d'autant plus fourbe qu'elle ne l'est pas toujours » ?
13. Commenter ce mot de Pascal : « Il faut se renfermer le plus qu'il est possible dans le simple naturel ; ne pas faire grand ce qui est petit, ni petit ce qui est grand. » — Dire dans quelle mesure Pascal s'est lui-même conformé à cette règle.