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CHAPITRE VI. LES HISTORIENS TURCS

aux nations. » Il recommande le système de l'équilibre entre les peuples, qui devait être la doctrine dominante de la diplomatie au xix^ siècle : « Lorsqu'un peuple s'agrandit et s'élève aux dépens d'un autre, tous les gouvernements doivent, pour leur propre sûreté, se réunir contre l'oppresseur et poser une barrière à son ambilion. » Malheureusement ils ne suivent pas toujours cette sage règle ; au lieu de soutenir le vaincu, ils prennent leur part de ses dépouilles. C'est ce que fit alors la cour de Vienne, malgré les sympathies qu'elle avait exprimées à la Porte : elle prit possession d'un vaste district de la Moldavie. « La Porte, épuisée par une lutte longue et désastreuse, dut souffrir ce nouvel envahissement, et ferma les yeux sur une perfidie dont elle ne pouvait se venger. »

Nous n'avions pas l'intention de parler dans ce volume d'auteurs musulmans très modernes. Cependant nous croyons pouvoir faire une exception pour un beau fragment historique dû au Colonel Ahmed Djevad Bey, qui complétera bien ce chapitre. Cet écrivain fort distingué a commencé sous le titre Etat militaire Ottoman, depuis la fondation de l'Empire jusqu'à nos jours (1), une histoire de l'armée turque

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