Edition de 1311, t. III, p
le Khalife oméyade 'Abd el-Mélik fils de Merwân. Ce Khalife, intrigué par l'histoire qu'on lui raconte d'un nègre pêcheur qui en retira un dans ses filets, ordonne à Mousa fils de Nosaïr d'en chercher dans le Magreb. Celui-ci visite des châteaux ruinés où sont des tombes et des inscriptions grecques. Ces légendes se rehent donc à celles qui ont pour objet l'Egypte ancienne (1).
La princesse Djawhar de Samendal est une très gracieuse histoire d'ondine. Les pratiques magiques sont toujours du même genre. Il n'y a aucune description circonstanciée de l'Inde. A la fin du voyage est une histoire d'enchanteresse qui rappelle celle de Circé.
«Ardéchîr et Hayât en-Nofous» commence par l'histoire d'un roi qui se plaint de n'avoir pas d'enfants. Ce genre de débuts paraît plusieurs fois dans les contes. C'est celui du mythe de Salâmân et d'Absâl qui est Alexandrin (2).
En résumé ces contes sont présentés comme persans, et le décor y est bien persan. Ils ne témoignent d'aucune connaissance de l'Inde. L'imagination y est charmante et donne une sensation de littérature grecque. Le merveilleux est composite, comme il est chez les Kabbahstes,