CHAPITRE VIII. — LES PROVERBES ET LES CONTES
(roumâni). Kamar ez-Zamân dort, ayant la tête couverte d'un voile de Merv ; il a sous les pieds, allumée une lanterne, el-fânous, mot grec. La délicieuse scène de Maïmounah le regardant dormir semble du pur art grec, et rappelle la fameuse scène de Psyché réveillant l'Amour. Le djinn femelle rencontre un génie rebelle appelé Dahnach ; un autre génie s'appelle Kach- Kach ; ce sont des noms comme en trouve dans l'angélologie talmudique. Elle conjure le premier, comme ci-dessus, par le grand nom divin et par les talismans gravés sur le sceau de Salomon. Dans ce conte aussi, un astrologue veut enfermer des génies dans des vases. La princesse de la Chine a un frère de lait qui est un type de savant occultiste et voyageur, très éclectique en philosophie. La dernière partie du conte comporte des aventures de voyages où l'on ne relève aucun trait précis sur les mœurs, les croyances, les monuments ou les paysages de l'Inde, pas plus que de la Chine. Ce qui y est dit de plus particulier concerne les Mages, qui sont persans ; les détails des costumes sont en général persans. Il existe une histoire se rapprochant du genre anecdotique, sur des génies enfermés dans des vases (1). Quelqu'un parla de ces vases devant
Othmânieh, 1311 H., t. III, p. 41), Damriât est le vizir de gauche de Salomon, Asaf fils de Berekhiâ est son vizir de droite.