CHAPITRE VIII. LES PROVERBES ET LES CONTES
pas très facile à définir. D'autres légendes encore sont accumulées sur le nom de Homaï ; cette princesse a hérité aussi du nom de Sémiramis (Chamîrân) et de son renom de bâtisseuse : quatre grandes reines persanes, réelles ou imaginaires, sont donc fondues en elles.
On sait que le syncrétisme de certaines écoles orientales a rapproché et assimilé des héros ou prophètes juifs, persans, grecs, égyptiens, etc. On a identifié Idrîs avec Hermès et avec l'Égyptien Tôt, le prophète Khidr avec Elie et avec Saint Georges, etc. Ce travail paraît être dû à des écoles néo-platoniciennes.
La morale des Mille et une Nuits est intéressante à étudier ; elle est de la même famille que celle des fables et est en général assez indépendante des systèmes religieux. C'est une morale bourgeoise, dont le caractère moyen, terre à terre et dépourvu d'enthousiasme, contraste avec la magnificence du décor et le romanesque de l'affabulation. Elle recommande un usage modéré des plaisirs, un certain égoïsme, la méfiance, la soumission au destin. Elle croit difficilement aux sentiments généreux ; elle n'a point horreur de la cruauté ; mais elle apprécie l'adresse et le talent. Un de ses traits particuliers est l'admiration pour les habiles voleurs. Ce trait se rencontre dans Hérodote où il est représenté par une anecdote bien connue. Ici
donc encore, tout concourt en définitive à nous faire remonter au delà de la Perse, à la Grèce, dont le tempérament, l'art et la pensée transparaissent à travers ces contes, qui avait produit des milliers de romans depuis perdus, dont ceux-ci sont probablement des survivances, et dont la tradition littéraire avait seule assez de richesse et de grâce pour expliquer une telle floraison de merveilles.
Chapitre I^r — Les Khalifes Abbassides. — V, Clénient-Huart, Histoire des Arabes, Paris, 1912-1913, 1 vol., Ghap. XII et XIII. — Ouvrages anciens : Sôdillot, Histoire des Arabes, Paris, 1854 ; G.Weil, Geschichte der Chalifen, Mannheim, 1846-1862, 5 vol. — Sur la civilisation musulmane à l'époque des Khalifes, Von Kremer, Cultur geschichte des Orients unter den Chalifen, Vienne, 1875, 2 vol.
Page 5. — Le feu grégeois. — Reinaud a écrit tout un volume sur le feu grégeois et ce qui s'y rapporte, formant la première partie d'une histoire de l'artillerie : Du feu grégeois, des feux de guerre et des origines de la poudre à canon, par Reinaud et Favé, 1 vol. avec un atlas de 17 planches, Paris, 1845.
Page 20. — Saladin. — Ce grand Sultan a eu plusieurs biographes : Béhâ ed-Dîn, que nous avons cité, naquit à Mosoul en 539, vint à Damas en 584, et fut nommé par Saladin Kâdi el-*Askar et Kâdi de Jérusalem ; mort en 632. — *Imâd ed Dîn Kâtib naquit à Ispahan, 519, fut secrétaire de Nour ed-Dîn, vint plus tard trouver Saladin à Alep, et devint un de ses familiers ; mort en 589. Il est l'auteur de la Conquête de la Syrie et de la Palestine par Saladin dont le Comte Carlo de Landberg a publié en partie le texte arabe, Leyde, 1888 ; inachevé. — Abou Châma, né à Damas en 599, mort en 665, a écrit l'histoire des règnes de Nour ed- Dîn et de Saladin sous le titre Kitâb er-raudataïn. Le Livre des deux jardins, éd. et trad. par Barbier de
Meynard dans le Recueil des historiens des Croisades, partie orientale, Paris, 1898. — Ibn Abî et-Tayi fut aussi un biographe de Saladin ; son œuvre ne nous est pas parvenue, mais a passé en partie dans celle d'Abou Chama. — On doit à ce Sultan la citadelle et les murs du Caire.
A la fin de la dernière guerre, les journaux ont parlé de son tombeau, et raconté que les Anglais y avaient fait enlever une palme que, lors de son voyage sensationnel en Orient, l'empereur d'Allemagne Guillaume II y avait déposée.
Page 34. — Ghazan Khan. — L'abbé de Vertot, auteur du XVI 11^ siècle, dans son Histoire des Chei^aliers de Malthe, t. II, p.. 29, cite un passage de Pachimère (liv. 2) où cet historien « grec et contemporain » fait un grand éloge de Ghazan Khan, lui attribuant des sentiments chrétiens. Mais, comme le remarque l'abbé de Vertot, tous les écrivains orientaux, arabes, persans, s'accordent à dire que ce Prince était né païen et idolâtre, et qu'il se fit musulman sous le nom de Sultan Mahmoud. Seulement il avait pour femme une princesse chrétienne d'une rare beauté, fille de Livron ou Léon, roi d'Arménie, à laquelle il avait laissé dans le palais l'exercice de sa religion. Selon le même auteur, Ghazan Khan entra dans une ligue avec le Roi d'Arménie, le Roi de Chypre, et les Ordres des Hospitaliers et des Templiers.
Chapitre II. — Mahomet II. — Les Italiens, dès le XVI® siècle, ont beaucoup écrit sur les Turcs. Le Docteur Jean Reinhard a récemment publié de très curieux Mémoires d'un Vicentin, Angiolello, qui fut esclave en Turquie, puis devint trésorier de Mahomet II.J Il vécut de 1452 à 1525. Angiolello, Buenos-Ayres,j 81 pages. Il y a là des détails très précis et très pittoresques sur Constantinople, le Sérail, l'organisation di Palais. On y trouve (p. 43) ce portrait physique de Mahomet II, qui ne coïncide du reste pas fort biei
avec le dessin de Bellini : « Questo Gran Turco chiamato Muemet Imperatore era huomo di mezza età, non grande, ne piccolo, era grasso et carnuto, haveva il fronte largo, gli occhi grossi con ciglie rilevate, haveva il naso aquilino, la bocca piccola, portava la barba ritonda e rilevata, la quale trava al rosso, et haveva il collo corto e grosso, et era giallo di faccia, le spalle un poco alte, haveva la voce intonata, et haveva le gote alli piedi, » — M. Reinhard a aussi publié un mémoire italien anonyme donnant quantité de détails sur la situation des catholiques romains à Péra et à Constantinople à la suite de la conquête turque. — V. encore Fr. Sansovino, Historia univ. delV origine, guerre et imperio de' Turchi ; Venise, 1568. — Guazzo, Compendio de le guerre di Mahomet, Venise, 1545. — \J Histoire de Mahomet II a été écrite en français par Guillet, 2 vol. Paris, 1681.
Page 41. — Zizim. — Les auteurs les plus sérieux, comme Gibb et La Jonquière, admettent que le Prince Zizim fut empoisonné par ordre du Pape. Lamartine qui, en sa qualité de poète, devait cependant se plaire aux drames, ne l'admet pas. Hist. de Turquie, dans les Œuvres complètes, t. XXV, p. 141). V. L. Thuasne, Djem Sultan, Paris, 1892.
Page 42. — Soliman. — L'ouvrage que nous citons en note p. 47 est de Qoutchi Bey. — L'abbé Mignot, le neveu de Voltaire, dans son Histoire de l'Empire othoman, \.11\., t. I, p. 469, critique sur plusieurs points la législation de Soliman : « Il prescrivit, dit-il, différentes peines pour les différents crimes, la peine de mort pour tou? les meurtres et pour quelques vols, et d'autres châtiments proportionnés à la qualité du délit ; mais il soumit toujours le criminel à l'accusateur, tellement qu'en Turquie il n'y a point de crime qui ne puisse être racheté à prix d'or, ou à tel autre prix dont la partie lésée veut bitn se contenter. Soliman ne comprit pas que celui qui commet un crime attaque la société autant et plus que l'individu à qui son crime fait tort, et que la
réparation n'est pas suffisante lorsque l'offensé cesse de s'en plaindre. » Mignot critique aussi l'abus de la preuve testimoniale ; en Turquie, dit-il, on trouve des témoins pour tout, même pour des choses qui ne pouvaient guère être vues ou qui paraissent impossibles.
Page 48. — Les poètes impériaux. — Le Divan de Mahomet II a été publié par G. Jacob, d'après un ms. d'Upsal : Der Divan Sultan Mehmeds II, Berlin, 1904. — Des extraits du Divan de Soliman le Grand (Muhibbi) ont été édités par le même, Berlin, 1903, avec des notes et un glossaire, et ce divan a été publié à Stamboul en 1308 H., 236 pages. — Le Divan de Bajazet II a été édité en lithographie à Stamboul, 1308 H. — On trouvera une pièce de Sultan Sélim I^''' dans l'Anthologie de l'amour turc, par Fazy et Memdouh, Paris, 1905, p. 33. Les traducteurs remarquent que ce Sultan, « vainqueur des Persans et ennemi acharné de la Perse », écrit en persan mieux qu'en turc. Il a composé des poésies dans les deux langues. — Voici maintenant une pièce de Zizim écrite pendant qu'il était en exil chez nous près de Bourganeuf ; c'est tiré de Patras et VAchaïe par de Borchgrave, p. 324. Le Franghistan, c'est la France :
Prends ta coupe, ô Djem de Djemchîd ; Nous nous trouvons au cœur du Franghistan j Il faut que le destin se prononce :
Nul ne peut se soustraire à ses arrêts.
Pèlerin de la Maison Sainte J'ai parcouru les champs de la Kaaba.
Une course autour de son enceinte sacrée Vaut mille fois tout l'empire d'Osman.
Dieu merci, ayant bonne mine Et plein de santé, je suis au Franghistan ; Car quiconque se porte bien plane En Sultan par-dessus les régions de la terre...
Ah ! demandez si la Couronne Peut rendre heureux le Sultan Bayézid ! L'empire peut-il être l'apanage d'un mortel ? Il ment, celui qui promet la durée aux grandeui
[humaines
Page 58. — Tamerlan. — L'histoire de Timour par Ibn 'Arabschâh a été traduite aussi en latin par Golius, Leyde, 1676 ; elle l'a été en turc par Nazmi-Zadeh, et publiée avec une préface d'Ibrahim Efendi, fondateur de l'imprimerie turque, Constantinople, 1142 fl729). Le titre est : Tarîkhi Tîmour Gourkâhi. C'est un des premiers ouvrages sorti des presses turques. — Une autre histoire de Tamerlan, en persan, est due à Cheref ed-Dîn Ali ; elle a été traduite en français par Pétis de la Croix : Histoire de Timur Bec, empereur des Mongols et Tartares, 4 vol. in-12, 1722. Il existe une ancienne vie italienne du même conquérant par Perondino, Magni Tamerlanis vita, Florence, 1553.
Page 63. — Baber, — Les Mémoires de Baher traduits pour la première fois par A. Pavet de Courteille, Paris, 1871, 2 vol. Beveridge a commencé la publication d'une traduction anglaise du même texte en 1914.
Page 68. — Akbar. — Sur les monuments de Fâtehpûr- Sikri, V. le beau volume de V Archaeological Survey of India, t. XVIII, intitulé The Moghul Architecture of Fathpur-Sikri, par Edmund W. Smith, Allahabad, 1894. Fatehpûr-Sikri fut fondée par Akbar à 33 milles au S. 0. d'Agra, et fut bâtie dans les années 1569 à 1605 ; La cité avait 7 milles de tour, était fermée de trois côtés par des murs de pierre crénelés, et du quatrième par un lac. Elle avait 7 portes gardées par de massifs bastions 8emi-circulaires,et contenait de magnifiques monuments, palais ou mosquées. Abandonnée peu de temps après la mort d'Akbar, elle tomba en ruines ; mais ses ruines sont superbes ; la grande mosquée en particulier attire l'admiration et n'a point d'égale aux Indes. — Pour la tombe d'Akbar à Sikandrah, V. le t. XXXV de la même collection : Archaeological Survey of India, Akbar s tomh, Sikandarah, near Agra, par Edmund W. Smith, Allahabad, 1909. Ce monument est de Djihângîr ; il dit dans ses mémoires qu'il l'a fait bâtir et qu'il lui a coûté en tout 15 laks de roupies, équivalant à 50.000
tomans ordinaires de Perse, ou à 45 laks Khânîs usités en Touran. La tombe avait été commencée par Akbar ; mais l'œuvre, dérangée par des troubles, avait été mal conduite, et Djihangîr la fit démolir. — La miniature a été un art très florissant à l'époque d'Akbar,
Page 7L — Autre édition des mémoires de Djihangîr : A. Rogers, Memoirs of Jahangir, edited by PL Beveridge, vol. I, 1909; vol. II, 1914. — L'empereur Mongol Humayoun a aussi laissé des Mémoires, mais qui n'ont point été rédigés par lui-même ; ils ont été traduits en anglais : The Tezkereh al-Vakiat, or Priva te Memoirs of the Moghul Eraperor Humayum, written in Persian by Jouheir, trad. par le Major C. Stewart, in 4», 1832.
Page 80. — Shah Abbâs et Shah Nadir. — Le voyageur Pietro délia Valle a écrit sur Shah Abbâs : Délie conditioni di Abbâs, re di Persia, Venise 1628 ; histoire traduite de l'italien par J. Baudoin, Paris, 1631. — Sur Thamas Kouly Khan : Otter, Voyage en Turquie et en Perse, Paris, 1748, 2 vol. — Mirza Nadir, ou Mémoires et aventures du Marquis de Saint- J... — Un autre Shah de Perse, Shah Thamas, a laissé des Mémoires ; V. The Memoirs of Shah Tahmasp, King of Persia, un article de H. Beveridge, dans The Asiatic Rei^iew, 15 mai 1914.
Chapitre III. — Sur les historiens arabes en général, V. F. Wustenfeld, Die Geschichtschreiber der Araber und ihre Werke, Gottingen, 1882-1883.
Page 157. — Soyouti. — Son histoire des Khalifes tarîkh el-Kholafa, très répandue en Orient, a été traduite en anglais. History of the Caliphs, de Jelaluddîn as-Suyuti, trad. par H. S. Jarrett, Calcutta, 1881. Du même : The history of the temple of Jérusalem translated from the Arabie Ms. of the Imam Jalal ad-Dîn al-Siuti, avec notes et dissertations, par J. Reynolds, Londres, 1836, dans la collection Oriental translation fund.
Page 158. — Nous devons ici rendre hommage aux grands travaux d'Amari sur les Musulmans de Sicile, de Ed. Saavedra et Don Francisco Codera sur les Musulmans d'Espagne. Amari, Storia dei Musulmani di Sicilia, 3 vol. Florence, 1854-1868.
Chapitre V. — Histoire des Mongols. — Comme ouvrages européens : H. Howorth, History of ihe Mongols from the 9"" ta the 19'^ century, 3 tomes en 4 vol., Londres, 1876-1888. Le t. III contient l'histoire des Mongols de la Perse. — Le Baron C. d'Ohsson, Histoire des Mongols depuis Tchinguiz Khan jusqu'à Timour Bey ou Tamerlan, Amsterdam, 1852, 4 vol. — Ouvrages anciens : M. de Guignes, Histoire générale des Huns, des Turcs, des Mongols et des autres Tartares occidentaux, 4 tomes en 5 vol., Paris, 1756-1758. — Pétis de La Croix, Histoire du Grand Genghizcan, i:)remier empereur des anciens Mogols et Tartares, traduite et compilée de plusieurs auteurs orientaux et de voyageurs européens. 1 vol., Paris, 1711. Cet ouvrage a été traduit en anglais, 1722.
Page 230. — Sa'dud-Dîn. — Il y a diverses traductions de cet historien : Une en latin par Kerensten, Saad ed'dini annales turcici usque ad Mur ad I, turcice et latine cura Ad. Kollar de Kerensten, 1 vol.. Vienne, 1755 ; une en italien par Bratutti, Chronica deW origine e progressi délia Casa Ottornana, composta da Saidino , . in lingua turca... tradotta da Vincenzo Bratutti, Raguseo..., Vienne, 1649, 2 vol. avec portrait. — Galland chez nous en avait fait une traduction française qui est restée inédite en manuscrit à la Bibliothèque Nationale, fjos 6074, 6075. — Garcin de Tassy a traduit le morceau sur le siège de Constantinople .
Page 236. — Na^ima. — Une partie de son ouvrage a été traduite en anglais : Annals of the turkish empire jrom 1591 to 1659 Ch. Trad. Chr. Fraser, t. l^r, le seul paru, Londres, 1832.
Page 331. — Antar. — Le Roman d'*Antar a été publié au Caire en 32 volumes, 1286 et 1306 (rédaction du Hedjaz), et à Beyrouth en 10 volumes, 1871 (apparemment rédaction d'Alep). Des extraits en ont été publiés en Europe, ainsi par Caussin de Perceval : Extraits du Roman d'Antar (texte) à l'usage des élèves de l'Ecole des langues orientales vivantes, Paris, 1841. Lamartine a placé à la suite de son Voyage en Orient (1832) quatre fragments du poème d' Antar : histoire de Khaled et de Djida ; un court fragment sur Abla ; quelques proverbes tirés du roman ; l'épisode des chevaux Dâhis et Ghabra qui fut cause de la guerre entre les tribus d'Abs et de Fazarah. — Récemment un poète de nationalité syrienne, M. Chekri Ghanem, a écrit en français une tragédie d''Antar, qui a été représentée à l'Odéon à Paris, puis à l'Opéra, avec un grand succès. — L'épisode si dramatique'de la mort d' 'Antar, dont le corps reste debout sur son cheval après qu'il a expiré, et impose encore à l'ennemi, se retrouve dans les proverbes de Méïdani, appliqué à un autre héros. Arabum Proverhia, éd. G. Freytag, t. I, p. 400.
Page 335. — Poésie arabe. — Victor Hugo a cité quelques fragments des poètes arabes à la suite de ses Orientales \ ces extraits servent à établir le contraste entre sa poésie et la leur, plutôt qu'à faire voir qu'il s'en est inspiré. Les images de ces poètes primitifs sont extrêmement précises et minutieuses ; celle du poète moderne sont moins fines, mais plus brillantes et d'un intérêt plus général. Exemples : « La cavale qui m'emporte dans le tumulte a les pieds longs, les crins épars, blanchâtres, se déployant sur son front. Son ongle est comme l'écuelle dans laquelle on donne à manger à un enfant. Il contient une chair compacte et ferme... Sa croupe est comme la pierre du torrent qu'a polie le cours d'une eau rapide ; sa queue est comme le vêtement traînant de l'épouse... Les crins qui flottent sur les côtés de sa tête sont comme les boucles des femmes qui traversent le désert, montées sur des cavales par un jour de vent. . Les poils qui cou-
vrent le bas de ses jambes sont comme des plumes d'aigle noir, qui changent de couleur quand elles se hérissent.. Elle fait des sauts pareils au cours des nuages qui passent sur la vallée sans l'arroser et qui vont se verser sur une autre. »
A mesure qu'on descend dans le temps, on voit la poésie arabe devenir moins aiguisée et moins serrée, plus vague, plus molle, mais peut-être plus lyrique.