Mâwerdi, loc. cit., p
LES PENSEURS DE L’iSLAM
Lors des fondations de villes (1), telles que Basrah et Koufah, Omar y transporta qui lui plut et écarta les querelleurs. Les mesures pour la largeur des voies, grandes artères, rues et ruelles, étaient alors presque réglementaires. Le Prophète aurait donné comme largeur normale d’un chemin le chiffre de 7 coudées. Il s’agit là d’un petit chemin. C’était la largeur des ruelles de Basrah.
Omar mit un grand soin dans le choix de ses lieutenants (2), chefs de troupes, gouverneurs, secrétaires, et en général, il s’entoura bien. Lorsqu’il nommait un gouverneur, il lui écrivait un brevet qu’il faisait contresigner par quelqu’un des Mohâdjirs ou des Ansârs. Il lui imposait la condition de ne pas monter de bête de luxe, de ne pas manger de mets que n’eût pas pu se procurer la moyenne de ses sujets, de ne pas se revêtir d’étoffes fines, de ne pas entamer de nouvelles dépenses sans que le besoin public s’en fît sentir. Il donnait à ses lieutenants ce conseil : « Prenez pour principe de ne pas remettre au lendemain le travail du jour ; autrement les affaires s’accumuleront ; vous ne saurez plus par laquelle commencer, et elles resteront en arrière. »