CHAPITRE VI. - LA CONQUÊTE ARABE
Chehrek, lui enfonça son javelot dans la poitrine et le tua. La mort du Marzaban détermina la déroute des infidèles et la localité de Rîcher demeura aux Musulmans.
Lorsqu’Omar reçut le bulletin de victoire, il en eut une grande joie. Il rendit grâces à Dieu et écrivit à ‘Othman fils d’Abou’l-‘As : « Remets le Bahréïn et l’Oman à ton frère Moghîrah ou à Hafs et transporte-toi de ta personne en Perse. » Othman fit comme on le lui ordonnait ; il vint à Tawadj et s’y arrêta, puis envahit de suite les districts et le pays de Fars. Le Khalife Omar écrivit alors à Abou Mousa ‘Achari : « Il faut que tu appuies ‘Othman fils d’Abou’l-‘As jusqu’à ce que la conquête du Fârs soit achevée. » Abou Mousa se transporta en hâte de Basrah dans la province de Fârs, fit une expédition, s’empara du pays et revint. ‘Othmânfils d’Abou’l-‘As envoya une armée sous les ordres de Hormuz fils de Hayan el-‘Abadi et ils prirent une place forte appelée Sînîz. Sînîz est un bourg près du rivage de la mer, où l’on cultive beaucoup de lin dont on tisse le linge Sînîzi. La même armée prit aussi d’assaut une place forte appelée Sétouh. »
Les Musulmans envahirent ensuite les provinvinces de Béshâpour (Péchâver) et d’Erradjan. «Les habitants remirent de fortes sommes d’argent et s’engagèrent à payer la capitation. Année 18 de l’hégire.
LES PENSEURS DE L’iSLAM
Les deux chefs arabes se rendirent alors à Chîrâz et dans d’autres districts. En ce temps-là Chîrâz était un canton qui possédait des châteaux bien fortifiés, mais où il n’y avait pas de grande ville. Les habitants demandèrent la paix. On leur imposa la condition que quiconque resterait établi dans le canton paierait la capitation ( djizieh ) et l’impôt foncier ( kharâdj ) ; quiconque voudrait s’en aller, on lui donnerait un sauf-conduit. On ne tuerait personne et on ne réduirait personne en captivité. Ceci se passa dans la 20e année de l’hégire.
Après cela ‘Othman fils d’ Ab ou’l- As se dirigea vers la province de Dârâbdjerd, où se trouvent aussi Pasâ, Djorhom, Festadjân, la capitale étant Dârâbdjerd. Le sage gouverneur de cette contrée alla aussitôt au devant du général musulman, ne permit pas qu’il y eût de combat et donna l’assurance que l’on tirerait de l’ensemble de la province 2 millions de dirhems pour le trésor. U aman (la sécurité) leur fut accordé et chaque année ils durent payer la capitation. cOthman fils d’Abou’l-‘As les traita avec générosité, prit la somme, leur garantit la paix et les Arabes s’en retournèrent. Année 23 de l’hégire. »
En revenant de cette expédition les chefs musulmans apprirent la mort d’‘Omar. A la suite de cette mort, des tentatives de révolte se