‹ Les penseurs de l'IslamChapitre 142 sur 235 · CHAPITRE VII. — LES KHALIFES OMÉYADES · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. — LES KHALIFES OMÉYADES

des présents : « Est-il vrai, lui demanda le Prince, que tu aies accepté des présents depuis que tu es en fonction ? — Prince des croyants, répondit ce fonctionnaire, votre empire est florissant, vos revenus considérables et vos sujets sont dans la situation la plus prospère. — • Je te demande, reprit le khalife, si tu as reçu des cadeaux dans l’exercice de tes fonctions. » Le gouverneur dut avouer. « Si tu les as acceptés sans les payer de retour, dit ‘Abd el-Mélik, c’est une vilenie ; si tu as exigé du donateur un service au-dessus de ses forces, ou si tu l’as récompensé avec le bien d’autrui, c’est un abus de pouvoir » ; et il le destitua. On dit que sur son lit de mort (1), informé que beaucoup de personnes venaient s’enquérir de sa santé, il improvisa ce vers :

« Que de visiteurs au chevet d’un malade, venus seulement pour voir s’il va mourir ! »

Il fit à ses fils ces recommandations : « Gardez la crainte de Dieu ; c’est le bien le plus solide, le bouclier le plus sûr. La crainte de Dieu est une forteresse inexpugnable. Que les aînés parmi vous soient affectueux pour leurs jeunes frères ; que les plus jeunes respectent les droits des aînés... Loin de vous la révolte et la jalousie ; elles ont perdu des rois qui ne sont plus et dont la puissance était redoutable...

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