‹ Les penseurs de l'IslamChapitre 144 sur 235 · CHAPITRE VII. — LES KHALIFES OMÉYADES · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. — LES KHALIFES OMÉYADES

doles richement ornées. Le général musulman Kotéïbah voulut les détruire. Les habitants de Samarcande lui dirent : « Parmi ces idoles, il y en a qui sont particulièrement sacrées ; celui qui les brûlerait, périrait. — Je les brûlerai donc moi-même», dit le général. Il se fit apporter du feu et brûla toutes les idoles de sa main. On retira des cendres 50.000 livres d’or et d’argent fondu. — On trouva parmi les captives de cette ville une petite-fille de Yezdedjerd, le dernier roi de Perse. Le général musulman l’envoya à Heddjâdj qui en fit présent au Khalife. Celui-ci l’épousa et eut d’elle son fils Yézîd.

Ce prince s’occupa de répandre la connaissance du Coran parmi le peuple. Deux anecdotes rapportées par Tabari le prouvent (1) : Un arabe se présenta un jour devant lui, lui demandant un don. — Je te le ferai, si tu en es digne, répondit le Khalife. — Comment n’en serais-je pas digne ? car il y a des liens de parenté entre ma tribu et la tienne. — As-tu appris le Coran ? demanda Wélîd. — Non. Le Khalife le fit approcher, lui ôta son turban et le frappa sur la tête avec une baguette qu’il tenait à la main. Puis il désigna quelqu’un chargé de lui apprendre le texte sacré. Il paya les dettes d’un autre arabe qui avait su lui réciter dix versets de la Sourate

Page 1