Tabari -Bel'ami, t. IV, p
du Butin et autant de la Sourate de la Pénitence.
Wélîd s’adonnait aussi aux questions sociales et philanthropiques. Il s’intéressait aux métiers, encourageait les artisans, se promenait dans les marchés de Damas et s’informait lui-même du prix des denrées. Il fonda des écoles et des hôpitaux, fit faire des routes et des stations pour les caravanes de pèlerins. Il assigna des pensions aux soldats blessés et leur défendit de mendier. Il donna à chaque invalide un serviteur et à chaque aveugle un guide. Malheureusement il était sujet à la colère, et, dans ses accès, enclin à verser le sang.
Comme Mo‘âwiah avait eu Ziyâd, les deux Khalifes dont nous venons de parler eurent un gouverneur fameux el-Heddjadj. Ce personnage, — à qui l’on doit la seconde édition du Coran, — est une figure puissante et originale et l’un des types les plus caractérisés de l’islamisme primitif. M. Périer lui a consacré une longue étude (1), chargée de nombreux détails, de laquelle nous tirons cet article.
1. Dans les publications de l’école des Hautes-Etudes, Vie d'al-Hadjdjâdj ibn Yousof, par Jean Périer, Paris,