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Lithographié à Lahore

LES PENSEURS DE L’iSLAM

petit-fils, qui fut Kâdi à Basrah et à Rakkah et mourut en 212.

Selon Macdonald, qui a publié une large et claire étude sur le développement de la jurisprudence et de la théologie musulmane (1), Abou Hanîfah admettait en fait 7 sources du droit : le Coran, la tradition, Vidjmâ‘ , l’analogie, le raï, l’usage local ‘orf et la préférence istihsân. Après la longue lutte entre les écoles, les quatre premières seules survécurent. D’ailleurs les trois premières seules sont sources à proprement parler, ainsi que la coutume locale ; les autres sont plutôt des méthodes que des sources. L’istihsân est la possibilité de choisir la solution qui paraît la plus convenable dans un lieu et dans des circonstances donnés ; il peut prévaloir contre l’analogie. Il n’est au fond qu’un corollaire et un renforcement du raï. En principe on ne doit recourir à l’opinion personnelle que lorsque l’analogie ne donne pas de solution sûre.

Le plus célèbre élève d’Abou Hanîfah est Abou Yousouf, le grand Kâdi. Nous citerons quelque chose de lui dans le chapitre suivant. Il était de vieille race arabe, descendant d’un compagnon du Prophète. Il naquit à Koufah

1. Duncan B. Macdonald, Development of Muslim Theology, jurisprudence and constitutional theory , dans the Semitic Sériés, New-York, 1903, p. 94.

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