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A À. Lusignan.
Aussitôt que le froid s’avance, 7 à Tous les oiseaux, en troupes immense, | Viennent, criant, du haut des airs: 6 Puis, de la plaine désolée, Chacun prend bientôt sa volée, Et nos bosquets restent déserts,
SE
Fi gi de
“fes hirondelles les premières, Et les mouettes les dernières Partent. Tout seuls, les passereaux, Sans craindre la neige et le givre, Avec nous consentent à vivre
Quané ‘e froid glace nos carreaux.
Ilfâut les voir, ces oiseaux fiéles, A la neige tendant leurs ailes, Gazouiller sur le toit glissant ; Lorsque tout le monde frissonne, Leur rapide essaim tourbillonne, Gracieux, autour dû passant.
C’est une danse échevelée
Sur la gouttière dentelée
Par les glaçons ; ce sont, dans l’air, Des zig-zags et des courses folles, Des chutes et des cabrioles,
Aussi chungeantes que l'éclair,
Couchés dans vos chaudes voitures,
Ensevelis dans vos fourrures, | Les avez-vous Vus 80Courir, | Cherchant sur la neige mouiliée..
La petite graine oubliée
Qui. les empêche de mourir,
Le froid est noir, l'hiver est rude, Mais soyez sans inquiétude
Pour ces hôtes de nos frimas ;
Le Dieu qui fait mouvoir leurs ailes Met dans leurs petits cœurs fidèles Un sang qui ne refroidit pas,
Si cependant, à la fenêtre
L'un d'eux vient becqueter, peut-être
Une frileuse et blanche main A ce petit ami qui guetis Voudra:t-elle jeter la miette Dont il fera tout un festin.
Au premier froid, les autres partent, Comme ces amis qui s'écartent Quand le malheur sur nous s'étend ; Mais cux gardent toujours la place, Et ni le soleil ni la glace
Ne peut changer leur cœur constant,
Le pu:
er