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LA RÉPONSE DU SÉMINOLE Imité de l'anglais du Col. Patten.
Feu de partout ! Lancez vos colonnes serrées | Fe Je ne courberai pas mon front;
Sur ce bras libre et fier, vos chaînes exécrées Jamais plus ne s’imprimeront |
Aux nuages du ciel j'ai dérobé leur foudre,
À mon tour, et ce bras vainqueur Va marquer dans le sang la trace de la poudre Au pâle front de l’oppresseur.
J'ai semé la terreur dans vos lointains villages, J'ai fait frémir vos cœurs souillés :
J'ai scalpé vos guerriers et j'ai blanchi vos plages De tous leurs crânes dépouillés,
Vous m'offrez des traités, la paix ? Votre offre est vaine, Je brave le visage blanc !
"Tout le fer de ma lance est trempé dans la haine; Mon cri de guerre.est mont et sang !
Défendez vos foyers; le butin de la guerre, Prenez-le ; moi mon seul plaisir
Est de voir tout sanglant et mordant la poussière, L'homme blanc tomber et mourir!
Sa plainte à mon oreille est comme une harmonie, Sa souffrance, un baume à mon cœur ; Je savoure à lor 3 traita toute son agonie, Quand ils se tord dans la douleur,
Vous me traquez partout, comme un gibier farouche, À travers plaines et bosquets ;
Partout j'ai devant moi la menagante bouche Et la pointe de vos mousquets,.
Moi seul, comme un guerrier, du haut de la colline, Avec ma fière lance au poing, Je tiens contre vous tous ferme, et ma carabine Vous dit: n'avancez pas plus loin! ;
st vaine,
Vous vouléz dévaster mon wigwam solitaire ?
—Je l’ai moi-même incendié; Egorger devant moi mes enfants et leur mère ? —Leur fraîche tombe est sous mon pié ! () sière, |
Vous voulez par la faim me réduire, sans doute, Impuissants sur ceux que j'aimais ?
-Je vis de haine, c’est un pain dur, mais je doute, nonie, Qu'il vienne à me manquer jamais | 1T ;
(1) Un grand nombre de Séminoles ont tué leurs propres enfants qu'ils considéraient comme un embarras durant la guerre.
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em ADD Oui, mon cœur tout entier jette sur vous sa haine, Mes yeux, leurs méprisants regards |
Jusqu'au dernier soupir de ma mourante haleine, Je braverai vos étendards.
Vous demander quartier ?—Jamais. Et ma vengeance, Jamais vous ne la dompterez.
Je veux de votre sang faire une mer immense : Avec moi vous y tomberez |
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HIER ET AUJOURD'HUI eance;
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C'était hier. Dans le feuillage, L'oiseau voletait librement, Et, sur le sable du rivage,
Le flot murmurait doucement.
Devant nos yeux l’espace immense, | Et, sur nos têtes le ciel bleu Où le soleil, cet œil de Dieu, Nous accompagnait en silence,
Je ïes conduisais par la main ; Ils me demandaient bien des choses, Dans leur cher babil enfantin, Sur les effets et sur les causes.
Et je leur disais: ‘ Mes enfants,
Je tâche de vous satisfaire,
Mais vous saurez sans votre père, Hélas ! lorsque vous serez grands! ”
Nous entrions dans la prairie
Où les parfums suivaient nos pas, Et, sur cette plaine fleurie,
Je jouissais de leurs ébats.
Puis, nous marchions près de la grève, Entre la forêt et la mer,
Pleins de bonheur. C'était hier :
Hiér a passé comme un rêve |
Hélas ! ils sont loin maintenant, Et je suis seul à les attendre ;
Car l’homme a remplacé l'enfant Je n’ai plus rien à leur apprendre
Ils ont leur famille, à leur tour.
Moi, tandis que ma tête blanche Dans la solitude se penche,
Je me souviens d’eux chaque jour.
Nous avions si longtemps ensemble Parcouru les mêmes sentiers,
La main dans la main, qu’il me semble Dur de nous trouver étrangers.
—Telle est pourtant notre existence :
Quand l'oiseau sait voler un peu,
Il quitte sans regret le lieu Où s’abrita sa tendre enfance,