VANITAS VANITATUM
ler Janvier 1882.
A. W. C. Howells. | ds
Encore un an qui passe et fuit, Pendant qu à l’horizon le nouvel an s’avance, 4 Rejetant d’un coup d’aile à l’immuable nuit
Un lambeau de notre existence, JR
Sera ns ST
Pauvres mortels, faut-il pleurer L'an qui vient de finir ou celui qui va naître ? D'ombre ou bien de soleil Dieu va-t-il l’entourer ?
De cela lui seyl est le maître.
Le Hélas ! tous nos jours sont tissus > De joie et de douleur, de crainte et de d'espérance ;
Et j’avenir, pour nous, a ses espoirs déçus, Comme le passé sa souffrance,
Quand, au matin, le ciel est pur,
Le midi vient souvent le couvrir de nuages ; Après le soleil d’or qui s'éteint dans l’azur, E - La nuit a ses soudains orages.
L'arbre paré de fraîches fleurs A-til toujours des fruits quand arrive l'automne ? Il suffit d’un moment pour flétrir ses couleurs Et jeter au vent 8% couronne.
Mais pourquoi tant s'inquiéter ?
Ces jours de l'avenir, en verrons-nous l'aurore ? Pèlérins ici-bas, nous voulons arrêter,
Et le Ssigneur dit : marche encore !
Au printemps, les-fleurs renaîtront Et les nids s’empliront do voix harmonieuses; Les souffles parfumés partout embaumeront L'ombre des nuits silencieuses.
Où serons-nous quand les oiseaux S'en reviendront, joyeux, chanter dans les grands arbres ? —Allez le demander au secret des tombeaux :
Nous serons couchés sous leurs marbres!