LIVRE n
Servantes du Dieu vivant, mes sœurs bicn-ai mecs en Jésus-Christ, soufliez qu'à ce titre le plus humble de vos frères, le dernit r des serviteurs du Maître commun . ose vous adresser une courte exhortation , non par ub senti-mentdç vanité, mais de charité^ qui s'iiktérwe è r<KiiYie âevotreflaktt.Lettlutl ii exiete pour hommes, dé Bdéme que pome lea femmes^ dans la mMrifeflWian de la nxxksiîe ÀrétBenna. « Nous aonumes tous ks temples de Diie«i » ooiMaorës par la pretenoe de r£^t maU ^uuAmMue àm ee sancttiatre auguste, la pudeur veille ii la porte .penr n^y laisser rieà pénétrer d'immonde » de peur que la divinité qui y réside ne déserte avec indignation un séjour profane. Toutefois mon dessein n'est pas de vous entretenir de la chasteté chrétienne en elle-même. Les préceptes divins sont partout assez foruieis sur ce point. Je veux vous développer les devoirs qui s'y rattachent, c est-à-dire la manière dont il faut régler votre extérieur. La plupart d'enore voua , et en me permettant cé reproche^ je «ne Tadre^ à moi^méaM le premier, la plupart d-entre vous entraînées par use ignorance involontaire , ou par tma audacieuse eomiivenoe avee eUemémes»' uffiotant dans leurs dehars aussi peu de reteniiei|ue si la pailéur coi»*
sîstait uniquement dans Tinlégrité de la chair et dans l'absence des plaisirs sensuels. Il leur semble qu'il n'y ait rieo par-delà ^ que la parure et les ornements du corps soient chose indifférente. Aussi voyez-les, soi^euses de relever par mille artiQoes Féclat de leur beauté, promener en public la même pompe que la femme palenfte à lacpielle manque le sentiment de la véritable pudeur, parce qu*il n*y a rien de vrai là où manque le Dieu maître et dépositaire de la vérité.
En effet , quoiqu^il existe une ombre de pudeur parmi les païennes , cette vertu néanmoins est tellement défectueuse, tellement désordonnée et chancelante, que, si chastes que vous les supposiez au fond de l auic, elles se répandent au ilehors en faste et en frivolités. 0 égarement du paganisme! Il convoite une partie du plaisir à défaut du plaisir tout entier. Pour vous m convaincre, montrez-moi une de ces infidèles qui n'aspire à captiver les «égards étrtmgers. Où' esc celle qui ne farde son visage, qui ne soigne son coi^ps dans ce dessein ? Où est celle qui élDufie les déirs? Ne calomnions point la diasteté païenne. Il nW pas rare qu'elle s'interdise la faïkle, mais la- Volonté de ^ilfir, se rinlerdit^le.? Si elle s'tncetdit 1» yKÀonté , tm aont^és efforts pour prévenir la ebute? 'fimi^i^ noua en étonoier'? Il y a m fonds de dérèglement dans tout ce qui ne vient pas de Dieu. Infortunées qui, incapables de s'élever à une vertu entière, gâtent aiséiuent par le mal le bien qu'elles possèdent !
n. Pour vous, mes sœurs bien-aimées, il (aut que vos habits vous distiuf»"uent de la femme païenne comme le reste vous en distingue. La pureté chrétienne, la seule qui soit par£ûte et vraiment di|^e de oc nom , évite avec sotii) disons ipteux , fuit avec boareur tout ce qui peut éveiller dans autrui d'impudiques désirs. Pourquoi cela? D'abord parce que le désir de'plaire par la.aédiittiofP de ki besMé vieDt d*«a ottur corrompu.» Hous ne le savons que trop , ces agreÉMts' ezcérieun sont «ne aman» naturelle à la
luxare. A quoi bon attiser dans roa cœtnrs àesl flamme» déleiidaes? Pourquoi des provocations à un mal que tous ne Toulea pas commettre? Bnsuiie il est périlleux de ûvfer le chemin aux tentations qirî, puisse le Sdgnenr préser^ Ter les siens de cet écueil ! souvent triomphent à force d^attaques , ou dh moins troublent la paix de Fame^ Non» devons marcher toutes dans la plénitude de la loi avec un extérieur si modeste et si pur, que notre conscreuce n'ait pas un seul reproche à nous adresser, désirant de persévérer toujours dans le bien , mais sans trop présumer de nos forces. Gaf avec la présomption s'affaiblit la crainte; à mesure que s'aiïaibiii la crainte, les précautions disparaissent*, sans la sauvegarde des précautions , les dangers sé multiplient. La crainte est le fondement dû salut; la présoraptionr est le tombeau de la crainte. Il vaut bien mieux* croire que mous pouvons fiûliir que de noos rassurer sur notre propre force. Avec la certitude de iiotre fiiiblesse » nous avons la crainte-) avec la crainte, la circonspection; avec la circonspecticn, le salut Au contraire, dès que nous -nous appuyons sur nous-mêmes , sôit en baitoissant la craintcf, soit en répudiant de sages précautions , nous nous perdons infailliblement. Qui marcbe sans défiance, l'œil fermé sur les précipices, est voisin de la chute, tandis que le voya^^eur prudent et attentif s'avance d*un pas assuré. Que le Seigneur, dans sa miséricoixle . veille sur ses serviteurs ! Puissent-ils se ;^loriUer constamment de sa protection dont ils. les environne !
Mais pourquoi devenir un péril pour notre frère ? Pouiv quoi allumer dans son cœur des feux déréglés? Si Dieu, dans Tcxtension de la loi nouvelle , confond dans le même châtiment l'action dé^onnéte et le simple désir, je crains bien que celle qui a été pour autrui la cause de sa riiSi^u ne demeure pas impunie. En effet, vousdmmes la mort sra prochain quand vous alimenleB sa convoitise ; voék beauuf est le poignard qui l'immole. Quand même vous n'awîè» pas pécké persannellement , vous n'êtes pas pour cela âauà
reprocbeâ. Aussi lorsqu'il s'est ootumis un meurtre sur un champ, quoique le possesseur n'en soit pas coupable, Tinfamie qui s'attacbe à ce lieu , théâtre du crime , rejaillia jusque sur le maître parmi tous ks siens. Après cela ^ chargeons notre visage de* pmnturesî- Courons après de frivoles embellissemenS) afin d^étreà noa fières une occasion de'mortl Que devient alors ce précepte : « Tu ai* «f meras ton prochain comme toi-même. » Vous n*éles po» seulement chargées de votre salut ; vous avez entre les mains le salut d autrui. Ne vous imaginez pas que les oracles de FEsprit saint se bornent, dans leurs prescriptions, aux devoirs qu'ils recomniancicnt : ils enjhrnssLut dans leur sainte latitude toutes les circonstances uu nou5 pouvons servir le prochain. Ainsi , puisque notre vertu et la vertu des autres sont exposées à périr dans ces mille sollicttudes pour mettre eu œuvre une beauté d^à trop dangereuse par elle-même , sachee-le bien ! vous deves bannir tout ijustement étudié, tout artifice qui peut al* lumer les sens. Il y a vo^etax : il &tii élouiSfer sous un extérieur négli(^é Téclat de cette beauté naturelle, afin qu'elle ne fistfcîne plus les regards* Loin de moi cependant de Élire le procès à la beauté en elle-même ! Elle est un heureux accident du corps, un ornement ajouté à 1 œuvre de Dieu , un voile magnifique jeté sur noire auie. TouteffMs les ouinij^es et la violence qu'elle amène nous averlissenl qu il iaut la craindre. Abraham, notre père dans la foi, le savait bien, lorsque cachant Sara son épouse sous le nom de sa sceur, il acheta son salut au prix de sa honte.
ilL Mais que la beauté ne soit plus une arme dang&> reuse, importune à qui la possède, ibtale à qui la convoite, pernicieuse à qui la coniemple, je vous Taocorde. Plus de tentations sous ses pas ; autour dVUe plus de teçipites l Une chose me suflBie : die n'est pas nece^sûre aux ang;es de Dieu. En effet, là où existe la pudeur, la beauté est inutile, puisque son caractère distinctif , sa conséquence
cvdinûre, c'eBl de baieiittir lai loinm. Li beraié a*t-elle janwb 9cmé autre phose que des fraitSide «Mut? Oui, qu'elles rdMiQMiit leurs afp^nmu iiaimISt qu^etlegmp-
plëcnL aux ^âces qui leur manquent , le» îuftensëes, trop faciles aux solUcitatiuus de la luxure étrangères, qui, tm croyant cultiver leurs charmes pour elles seules, les nourrissent pour les autres !
Mais, nie dira-t-on, quand la yolupté est bannie ilu cœur et que la chasteté y réside, est-on si criminelle pour entretenir sa beauté et y placer sa gloire ? Se glorifie (jui voudra des avantages de la chair! D'abord le Chrétien foule aux pieds les ambitieux désirs , caractère dWe ame ▼aine et légère. Or, la vanité sied mal à deabommes qui fout prefeniou de rbumilité chrétienne. En second lieu, si toute gloire est vaine et stérile, n^est-ce pas surtout la f^bire qui vic^t de la chair ? Disciples de la Croix, c*est à vous seuls que je m'adresse. S*il faut chercher la gloire quelque part, que ce soit uniquement dans les bicDs spirituels, parce que nous n'aspirons qu'aux biens spirituels. Kéjouissons-nous des trésors qui embellissent notre ame : que les œuvres sur lesquelles se fondent notre salut soient notre seule gloire. Je me trompe. Tu peux te réjouir aussi dans ta chair, athlète de Jésus-Christ , mais dans ta cbair mortifiée par la pénitence , endurcie aux saintes austérités, afin que Tésprit sent eouroimé en elle, au lieu d'a^ tir^ sur elle les regards et ks 8f>upirs de la jeunesse. Convaincues, mes sœurs bien-aimées, que la beauté vous est inutile par tons tes points, oublie^la , si elle vous est écbue en partage. Tous manque-t-elleP dédiiigtiefr-la. Une femme chrétienne peut bien être belle naturelle^ment , mais elle ne deviendra jamais une occasion de mort. Loin d'aider au triomphe de ses charmes, elle les voilera sous la modestie.
IV. Emprnntons un lanf^aj^e profane : ici je ne suis plus qu'un païen parlant à des païennes. Contentez-vous de jplaire à votre époux. Vous êtes d autant plus assurée
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de lui pfanre que'yjoiis chMhms.noii» h plaire ««x'ati* tnes. Troupeati béni', ne craignes^ point. Nulle épouse n'est sans agréments pour son époux. Elle sut assez lui plaire le jour où, sensible à la recommandation de sa beauté ou de ses mot nrs, il en fit l'élue de son cœur. Ne dites pas : En dédaignant la parure et les soins, je m'attirerai la baine on rindifférence d'un mari. Un mari, quel qu'il soit, exige avant tout de son épouse une chasteté inviolable. Le Chrétien ne lui demande point d'être fadle. Un disciple de la Croix ne. se laisse pas éblouir aux ayantages qui $eduifient le GentU. L'infidèle 9 au eoDtrtqpe, grftee àm mèostnieuMs prérentions contre nous, soup«> çonne ces grâces qu*il redoute. Pour qui entretene&rous jdûDC votre beauté? Pour le. fidèle? il ne Texige point. Poiir.rinfidèle? il ne fe croit pas désintéresBée* A quoi bon tant d'efforts, pour recueillii: d'une paf t des mépris,de 1 auirc des soupçons ?
V. A Dieu ne plaise néanmoins que je prétende vous imposer des habitudes grossières et un extérieur sauvage, ou que je préconise ici une repoussante malpropreté. Ce que je veux , c'est vous enseigner d après quelle mesure, suivant quelles lois vous pouvez soigner votre corps sans alarmer la pudeur* Il faut une modeste et décente sîin- .plicité qui n'aille point au-delà du nécessaire, au-delà de .ce qui piait à Dieu. Oui , elles insultent au Seigneur, lea femmes extra^gantes qui blanchisGent leur peau ou en polissent les inégalités avec des pâtes étrangères, qui 00* lorent leurs joues* avec le veroiillon , qui prolongent le contour de leurs paupières avec ntie poussière impure. L'empreinte de la main divine leur déplaît apparemment; elles rougissent d'elles-mêmes à 1 jrs propres yeux ; elles condamnent Dieu dans son œuvre. ISV^i-ce pas le condamner réellement que derelonclier ce qu'il a fait et de réformer ses plans ? El ^ qui vooi cUe^ demander cette industrie honteuse ? au démon son ennemi. Oui , au dé- HKHil Quel autre pourrait epscigner l'homme le secret
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de défigurer son corps, tkwm Tesprit impor qui a déjà su parn malice transformer Fesprît de rhomme? G^es^iui» n^eo demies pas, qui iareata ces mille artifices, afin que vous attaquer à yous-méme, ce fife feîre TioleDce à la diirinîté. Tout œ qui nait avec nuas est Tœuvre dé Dieu ; par conséquent, ce que nous ajoutons à la nature vient da démon. Or, étouflEer l'csuvre de Dieu sous lesdégdsements de SattiD , quelle audacieuse profenation' ! Nos esclaves n'oseraient emprunter le meuble le plus indifférent h ceux qui nous haïssent. Les soldats ne demandent rien à l'ennemi de César. Briguer une faveur auprès de l'antagoniste du maître que vous servez , ce serait un crime irrémissible : et le Chrétien mendierait les secours du méchant par excellence ! Que dis-je. le (Chrétien? il ne mérite plus ce titre glorieux ^ il appartient corps et am^ au maître dont il suit avidement kMbctrine.
Aces traits, mesbien-aîmées, reconnaissez combien il est indigne du non qj^e vous portez, indigne de la religion que vous professer, de revêtir ces orgueilleux ornements, quand la simplicité vous est proscrite, d'aifidier le^ mensonge dans votre personne quand le mensonge est intérdit à vos lèvres, de convoiter ce que la Providence a placé loin de vous, quand elle vous dit formellement : Abstenez-vous do bien d'autrui ; enfin de placer l'adultère sur votre front, quand la loi vous commande d*aimer la modestie. Je vous le demande. Comment observerez-vous ce « que les préceptes ont de plus difficile, si vous ne gardez pas ce qu'ils ont de plus doux et de plus léger ?
VI. J'en vois quelques-unes donner à leur chevelure la teinte blonde du safran. Honteuses de leur patrie, elles regrettent de n'être pas des filles de la Germanie ou des Gaules \ point de repos qu'elles n'aient transporté sur leur téte les couleurs de ces contrées. Fatar présage que cette ardente chevelure ! Stérile embellissement qui aboutit à la difformité ! N'est^il pas vrai , sans parler des autres ineoQvénients, que Thebitade de ces mélanges brnle les
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cheveux, et affaiblit le cerveau lui-même sous la violence des ces parfums étrangers et sous les feux d'un soleil ardent auxquels vous prenez plaisir d'enflammer et de sécher TOire tâle ? Appelletai-je beaaié ce qui l'outra^? embel-» lissements du corps ce qui en est la honte et la souillure ? Aiosî la femme chrétieuue faii de sa téte un autél où elle entasse les parfums; car» li moins d*eDipIoyer ces matières à des usages vertueux , par conséquent légitimes et salur tairest destination primitive de toute créature, ce que Ton brûle en Thonnenr du démon est une sorte de sacrifice. D'un autre coté, que dit Jésus-Christ ? « Qui de vous peut « rendre un ^cui clievi'u ])lanc ou noir? » Eh bien ! ces femmes donnent un démenti k Dieu. Voyez, s' écrient-elles, comment de blanche ou de noire qu'elle était, notre chevelure €§t devenue blonde sous nos mains, afin qne nous ayons mollleure g^âce. Un jour viendra cependant où ellea essaieront de transformer leurs cheveux i^lancs en noirs, lorsqu'elles auront hoote d'avoir vécu jusqu'à la vieil-» lesse. O témérité, coupable ! On rougit d'un âge où l'on a désiré de parvenir. On recourt au larcin ; on soupire après une jeunesse pleine de désordres ; on recouvre de mensonge et de d%uisements un âge de déoenoe et de gravité.
Ah I loin des filles de la sagesse tme pareille foHc ! Plus on s'efforce de cacher sa vieillesse, plus on la découvre* Voulez-vous orner votre front d'une éternelle jeunesse ? Gjni>t;i vcz l'innocence , bcauié incorrnptil)le q\w nous avons à revêtir ici-bas , jusqu'à ce que cette maison soit remplacée par la maison que nous promet la monarchie. Plaisante manière, vraiment, de s'approcher du Seigneur» et de quitter un monde corrompu, que d'envisager lesaverlisseroents et les préparatifs du d^rt comme une dif-* formité î
- VIL Que servent à votre salut ces fatigues et ces soucia pour orner votre téte ? Quoi ! pas une heure de repos à votre chevelure, auîoard'hui reieiuie.par un omudy de*
main !tt>re du reseau; tantôt dressée en l'air, tantôt humblement abaissée; ici captive dans des tresses, là, jetée éparse et flottante avec une négligence aflectée. Ailleurs» nouvelle méthode : un énorme amas.ite cbeveiu d'cKH* prunt va ^'arrondir eu l^net , vaste fourreftudBiis.kqnel ^fliopiispiii^.la tete; ou bien il s'él^era en pyramidé) iimbitîeuse pour laisser le cou à découv^, O Mliquciuo attirail ! Je m'éUmnex9fH fort qu'il ne comballît prant la- • ^4wm* « Periûime, dit le Seignew^ ne pent ajouter h « n taille. » Et von^ vous lyoutec h yoire poid»4t i^iélRîr
%|iUi^, en aocomulant sur votre téte des masses de che- VjW chargés d'oruenients que Ton prendrait pour le rond d€ bosse d*un bouclier. Si vous ne rougissez pas de ce fardeau , ah ! rougissez du moins de son indignité. I.cs dépouilles d'une tête étrangère, d'un misérable, mort au
- milieu de ses déhauchos, ou de quelque scélérat peut-être consumé par les flammes, ne les ar borez pas sur une téte sanctifiée par le Christianisme. Chassez^ cbassex loin d'un front libre l'humiliante servitude de ces parures. £n vain voua coures après une fastueuse magnifioencé ^ en vainvous appelez pour bâtir l'édifice de voa cbeTenx les maina les plus habiles. Dieu commande que tou9 soyez voil^efc. ^^f^W ^ cacher, j*ii|(^ne, k téte de ccrtainea feii^ipi^;, Plaise au Ciel qu*au jour du triompha des Ghrn^ tiens^ il mç soit permis, malgré la profondenr de mes mi-^ s^, de iQyier mon front anHl(e^ de vos têtes humiliées ! Jj^ le dç];nanjde, sera-ce avec la céruse , avec le vermillon j avec !e safran , avec cet ambitieux échafaudage, que je vous verrai sortir de vos sépulcres ? Sera-ce avec ces frivoles travestissements que les anges du Seigneur vous soulèveront sur les nues, pour aller au-devant de Jésus-Christ? Point de doute. Si ce sont Jà des hiens véritables, légitimes aux yeux du Seignenr, ils ressuscîten ront en même temps que le.jtx>rp6 et ils reconnaîtront len» pl^. Mais non, rien ne ressuscitera que la efaair et Tame^ J>n conclus qoç ce qni pe P9muciiera|Kiint «m i-ame
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et le corps, doit être réprouvé comme ne venant pas de Dieu. Je vous en eonjure done» renoncez à des ornements eondtnmës. Que Dieu vous voie anjourdlnii telles qu*il vous verra un jour.
YIH. Homme austère, me eries-vous, ta jalouse inimitié dépouille la femme de son légitime patrimoine. — Mais quoi, ma censure a-t-^e épargné dans notre sexe des vanités aussi peu eonformes à la crainte que tions devons au Seigneur ? Grâce k la corruption hérédiliérede notre nature, les hommes n'apportent pas moins d'ardeur à plaire aux femmes que les iémmes à plaire aux hommes. Aussi combien de honteuses industries chez eux ! que d'embellissements étudiés ! Raser leur barbe, en arracher minutieusement les poils, crêper leur chevehire, la disposer avec art ^ déguiser la blancheur de la vieillesse sou» des eonleurs hypocrites, soustrairez ce premier duvet qui recouvre tout le corps , farder leur visage à la manière des femmes, adoucir les a^iérités de leur peau par je ne sais quelle poussière , consulter incessamment le miroir^ y contempler leurs traits avec une vanile toujours inquiète ^ ne sont-ce pas là leurs manèges, comme si lacûnnaisBance du vrai Dieu, en nous interdisant tout d^r de plaire par les moyens qui éveillent la luxure, ne proscrivait pas CCS frivolités non moins inutiles que dangereuses ? Car où Dieu réside , là réside aussi la pudeur avec la sainte gravité qui 1 a( compagne et la soutient. Point de triomphe fX)ur la pudeur sans la gravité qui en est la sauvegarde! Nul espoir de faire servir la ï^^ravité chrétienne à ce triomphe , si nous ne répandons sur notre visage, sur SOS vétemens, sur iensembie de notre extérieur, une honnête sév^té.
IX. Plus de délibérations ! €onpeE , retrant^ez sans pitié Tincommode amas de ces parures et ce luxe immodéré d'ornements. À' quoihon afficher sur votre visa^ la simplicité, la modestie, la réserve de rÉvangile, si vous éfalcE dans le re^ de voM' eouérièur un fierté plein de
séduction et 'd'indëcence ? Que ce luxe orgueilleux soit opposé à la pureté chrétienne et serve d'aliment à la volupté, il est facile de le recoiiiiaitre : Il prostitue pour ainsi dire la beauté naturelle par la mollesse des liabits. En effet, que les ornements lui manquent, la voilà inutile et dépourvue de ses charmes , soldat sans ëpée , navire sans agrès. Au contraire , que la beauté natureiie manque, la vanité 9 ea puisant dausjoii propre fonds, su|q[»lée à son absence par un éclat emprunté. Les âges calmes et paistp- Ues euxHOCiémes, déjà abrités dans , le port de la modeslM^ sont Tamenés dans Tagitation des tempêtes par ces lueaïs perfidei^ se iroub&eiit <te dësirsinquîets, et s alhuynt jiis«qiie sous la iflacedes aniiées.à oe luxe impodk^ Eiuxm une finS) servantes de Jésus-Ghanst, répudies arec courage ces embellissements, comme des corrupteurs de la vertu.
En est-il parmi vous que les obligations du rang, de la naissance, d une grande fortune condamnent à cette magnificence extérieure , comme si elles ne possédaient point encore la sagesse vérital^le , qu'elles apportent à ce mal tous les tempéraments de la religion , prenant bien garde surtout de lâcher la bride au luxe sous prétexte qu'il est nécessaire. Gomment pourres-vous pratiquer l'humilité dont nous faisona profession, âtois n'imposes un frein à Tosage^les richesses et des ornements? Quel en est le bat? La mmM» gloire.. Or ia vainagloire s*eialte , mais ne s'hi^ miliejaaiais.
^ — - Quoi éom ? ne nous, serait-il plus permis d'oser da notre bien ? Qui nous le défend?
—L'Apôtre, quand îl nous avertit « d'user de ce monde « comme n'en usant point. Car, ajoute-t-il , la figure de ce « monde passe , que ceux qui achètent soient comme ne « possédant pas. » Pourquoi cela ? Il avait répondu d'avance à cette interrogation : a Le temps est court.» Si TAp6tre ordonne aux maris de vivre avec leurs épouses comme s'ils n'en avalent point , que penserait-il des vaius ornements dont elles se cbar^jent? I<l'e»t-ce pas pour ce
Diyilizeo by GoOglc
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motif et à catuie du royaciitie de Dieu que plusieurs em^ brassent une virginité perpéiuelle, renonçant de leur plein gré à clés plaisirs impérieux et dont l'usage pourrait être légitime. Quelques autres s'interdisent le vin et les viandes, <pie Dieu a donnés à l iiomiue pour ses jk et .ssitos, et dont i( peut user sans péril comme siins remords. Us sont bien aises d immoler humblement leur ame à Dieu par les mor^ ' tiûcatioo&.de la chair. Vous nWeE que trop osé juaqu^ici de ^tre opulence et de vos délices; vous n*avez que lro|> cueilli les fruits de vos grâces naturelles avant de couiMittre la discipline do salut. « Ncas sommes la natiû& diérie, dioî* « sîe h4» fin tetnps, n Dieu noàs destinait II la vié avant 4|ue le monde rat créé. C'est donc le Seignf^i' tàK «lâine qui nous apprend à modérer et retrancher les superfluités mondaines. Circoncision vivante de 1 esprit et de la chair, nous iiiimoious le siècle dans notre esprit et notre chair.
X. C'est Dieu apparemment qui enseigna aux hommes le secret de colorer les laines avec le suc de certaines plantes ou la liqueur de certains poissons. Au bereeau du monde il avait oublié de créer des brebis de pourpre ou d'écai^ iate; voilà pourquoi il imagina ces étoffes précièUsesqui ^ minoes et légères en elles-mêmes, sont bien pesantesi, d iWeii considère le prix. C'est Dieu qui transforma for en ces mille joyaux où s'enchâssent et brillem les pier*reries ; c*est Dieu qui mutila vos oreilles par ces ibugnl*fiqnesblesmres. C'est Dioaqui, penécateurdekmcbuTre^ et tyran d^un âge innocent , condsnnné pour la prêmièré £îi8 sur kmnes , creusa sur un corps destiné au fer ces douloureuses cicatrices d'où pendront je ne sais quels forains dont le Parthe couvre ses brodequins, en guise de colliers. Cet or lui-même, dont l'éclat vous passionne, quelques peuples sV.n servent pour enchaîner les coupables , ainsi que le raconte l'histoire. Tant il est vrai que, loin de devoir leur bonté à teur propre fonds, ces ch68e8 tt*ODit de prix (pie par lenr rareté.
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^4faillcfeiff8, à qui ranbifta leor d^oôii^cirte? Aili anged pécheurs qui révélèrent aux hommes ces matières inconnues. Puis arrivèrent le Uavaii et l^industrie qui, s ajoutant à la rareté, allumeront chez les femmes le désir immodéré de les posséder. Si ces mêmes ang^s , d'après le témoifpiage d'Énooh, furent condamnés par Dieu pour avoir iait connaître ces modères dangereuses , c esl-à-dire lîor, l'argent et les pierreries 5 pour avoir enseigné Tait / de las mettre en œutre , et surtout h secret de colorer lé mage, ou de déguiser la kkie bous des coulears men*> songèra, comment plairons-^iiotis à Dieu , en nous afllec^ lionnant à des fritolilés qui ont atdré la colère et la 'Ven^ geaidoe de-Meii sur leurs mye&teurs ? ^ - Mais je vmm raeaorde. Dieu a mis 4 notre dispos^n loutea ees matières ; il enn autorisé Tnsage. Isale n'a ja* lliais reproché aux filles de Sion « leur pourpre, leurs <( croissants d'or, leurs colliers tombant en grappes. » Touiofois , n'allons p^js nousflaiier rious-iuémes , et, trop eembiables aux Gentils, nous imaginer que Dieu impose des lois sans ouvrir les yeux sur la manière dont elles sont observées. Ah ! rombîen il serait plus sage et plus contbrme à nos véritables intérêts de penser que , dès le iierceau du monde. Dieu répandit sur la terre ces pélîlleusès •richesses pour servir d^épreuTe h notre fidélité^ afin que la légitimité de Tiisage accrût le mérite de là {jrmtioiil YoyeB les pères de femille les plus éclairés $ ils exposent & dessein kfm» servitews à certaines sédHc^ " tions pour reconnaitre jusq%i*oii ^ i*usage^ oà s*arretent k force et b tempérance. Mille fois plus digne de louanf^Bs le semeeuv t|ui renonce aui jouissances les plus lé^ ^times , toujours en garde , même contre Findulgence du maître. L'ApoU e l'a dit : «Tout est permis, mais tout n'est « pas expédient. » On est mieux protégé contre les choses défendues quand on s'interdit celles qui sont permises.
XI. Mais entia où sont vos motifs pour étaler cette orgueilleuse magnificence, vous qui vivez- lofs des néoe^
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niés qui en aouit Fetciia^? Les tsmi^te diA idoles? Tout ne les fréquentes pas* Les spectacles profanes? Ibmm sont étrangers. Les solennitâ des Gentils? Vous ne ks connaissez pas. Cependant c*est pour se rendre k ces as*-
semblées, c'est pour voir et pour être vue, c'est pour mettre en vente sa pudeur, c'est pour recueillir l adiDi-^ ration publique que la femme païenne promène cette pompe iiisuieute. Pour vous, jamais rien qui vous attire hors de vos maisons que des motifs graves et sérieux ; un malade à visiter, le smnt sacrifice à offrir, la parole de Dieu à entendre. Chacun de ces exercices est une Qsuvre de modestie et de retenue. Il ne faut poor y vaquer ni vêtement extraordinaire, ni longs apprêts, ni robe flottante. Si des devoirs d'amitié ou des relations de fiuniiie vous appellent auprès des femmes du paganisme» pour* quoi ne pas vous montrer eourertes de Farmure qui vous distingue , d'autant plus que vous paraisses devant des personnes étrangères à la foi? Ke Èiut-il pas qne voua manifestiez la différence qui »iste entre les servûitea de Dieu et celles du démon ? Ne faut-il pas que vous leur serviez d'exemple , quelles soient édifiées dans vou^, et , selon le langage de TApotre , que Dieu soit gloriOé daiih votre corps ? Or, s'il est gloritié par la cbasteté de Tame, il l'est aussi par un extérieur qui répond à U chasteté deTame.
. — « Mais si nous renonçona à nos anciennes parnrest «L cétte singularité exposera le nom chrétien aux censures $L et aux blasphèmes de^ infidèles I » . — Fort }Àen l Gardons aussi nos andens désordres ( ayons toujours les mêmes moeurs, puisque noua restmw fidèles aux mêmes dehors. C'est à coup sur le meilleiir moyen pour arrêter les blasphên^."Redoutab]£ oemurev en effet , que celle qui dira : l^epuis que cette femme est . devenue chrclienne , son extérieur approche de lapauvreté! Plus riche devant Dieu , craindrcz-vous de paraître plus indigente à Toeil de l'homme? Plus ornée de grâces
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ia^rieurà , Vitts'abMeM^râiis dhlo ekfërieof* pilas né^ gligé ? A qui eofin le disciple de h cvoix dbit41 plaire ^
à Dieu ou bien aux Gentils?
Xll. Ah ! piiiioî craignons de donner par notre tante un plus juste sujet de blasplième ! Quoi en eftèt de plus scandaleux que de voir des femmes chrétiennes, prêtresses augustes de la pudeur, étaler le hixe impudique des courtisaoes ? Quelle différence alors vous séparera de ces victimes de la prostilalioii publique, aujourd'hui surtout que la d«pniTation hniname > noûtant de degré en degré , et 8e joaml des lob qui interdisaient à œs mMrables lesor^ nemams de la matraie et de répduae, ks a égalées atn femmes les pins illustres sans ^*on poâse les disthigner les iuMsd'aTecks antres? Aussi rfictituve sainte iipiss t^learâtis q«e lescmementsdestHiésàvele^er la beauté ZM font'pas sans ,1a prostitution du corps. De quel nom le Seigneur appell^t*tl cette esté sapedbe «pii domine snr sept collines et commande à une vaste étendue d'eaux ? du nom de prostituée, tt quel vêtement lui doniicra-t-il pour être en harmonie avec ce nom? Ecoutez, ce Elle s'assied « dans la pourpre et 1 Ycarlate, elle étincelle d'or et de a pierreries. » Ornements maudits , puisque les livres saints n ont pu décrire sans eux une infâme et une prostituée! Quand la trop célèbre Thamar s'assit le long de la ¥OÎe pdalique avec un Tisane fordé et une parère extraordinaire^ ce fut à cette marqnè que Juda la prit pour une 4»iin28ane. Quoiqu'elle fût cackée sous un wle, il re* 4»nnnft si hien qu'elle était Ik pour un trafic impur, que lâ ■osnwastecy fad adresser k parole, eteonvenir dupaeteiot «ne mile et mfcn^ idbooe. Frèui« manifesté qucf ilous de- Mons-annèr BoM«SEtérienr<ooDtre les assauts et les sou p- 4yms impudiques. A quoi sert la chasteté de 1 amc, si elle est profanée par les soupçons d auirui ? Pourquoi faire attendre de moi ce que j'ai en horreur? Pourquoi mes vêtcmens ne rendent-ils pas témoignage à mes mœurs, afin d (ker à l'impudeur tout préte&te de stMiiller mon ame par
mes oreîlted? S'H est perntit-d'affiduer le lalbertinage, que
la pudeur ait les mêmes droits.
^ a Et que m importe rapprobatioii des hommes? Leur 8uffrag;e, je ne Tambitioane pas : Dieu lit au fond du cœur. »
— Voilà ce que vous dites. Oui sans doute, Dieu Ut au fond du cœur. L'Apotrc toutefois, et il faut nous en souvenir, a prononcé cet oracle : « Que votre modestie « éclfUe «us yeux des homines. n Poumpoî oe préoeple « WDùa pour que la malignité ii*ah aueone prise aar noa mœurs ? IViurquoi encore, «non pour servir <lVaciafde et de témoignante aux méchants ? Que ôfttîflent en entre cca paroles : u Que tos actions IniUent deVant le monde? a Iftans quel but Jésiis*€brist nous aDDette*a4l la Hum^nb 4e la terre Pourquoi ^nous ooropare»t«il à une eîlé liètic sur une montagne , si nous ne brillons dans les tendres , si noub no surnageons là où tant de uaiifragés s'engloutissent ? Mais si vous cachez votre lumière sous le boisseau , abandonnée dans ces ténèbres . vous serez heurtée infailliblement par tout le monde. Par où donc sommes-nous les flambeaux du monde ? Par nos bonnes œuvres. Le hiea, j^entends le bien véritable et parlait , n'aime pas Tobscu^ f lté; il cherche le grand jour ; il éclate par d^irrésistihèea «nanifestations. La pudeur chrétienne, peu contente d'une modestie intérieure y vent paraître.!» dehors ce qu'elle «et* Jelleidoit être sa plénitude , qu'elle déborde de Tbim auxfétements, jailKsse du fond à la surfiiee^ et» ienti* nelle attentire , Tcille dans les MranoheipentBde la omi<» «eienee sur chacun des a^ant^-postes , afin de se oonberver pure et inviolable. Il faut donc renoncer li ceÀ délicatems amollissantes qui énervent la mâle vertu de la foi. Je doute fort que des mains a( ( outuoiées à de riches bracelets résistent au poids des chaines, que des pieds, ornés de brillantes bandelettes , supportent patiemment d( s entraves de ièr,. et que cette téte, cachée sous les émeraudes et les tlismants, livre pamiyc au traiiclMuit du glaive* Ainsi ^
TERTDLLIEN.
mes bien-airnées, accoutuiuons-nous aux rudes exercices, et il n'y aura plus pour nous d aiguillon, liépudions ce qui ûatte, et nous n'aurons point à le regretter un jour.
Préparons-nous à toutes les violences, ne gardant rien que nous craignions de perdre. Tons les biens de ce monde sont autant de liens qui enchaînent notre espérance > Foulons aux pieds les ornements de la terre , si nous aspirons à ceux du ciel. Gardez-vous d'aimer-cet or sur lequel sont çraTés les forfeits d*Israél« Tous devez hair ce qui a porda vos pères , ce qu^ils ont adoré pendant qu'ils abandon* naient Dieu. Aujourd'hui encore cet or est condamné à Li ùler. L) ailleurs tous lci> temps, et surtout les nôtres, sont de fer et non d'or pour les Chrétiens. Regardez ! Voilà que la robe du martyre se prépare pour nous; les anges nous la })résentent déjà du haut des eieux. Montrez -voUs donc parées, mais des ornements des prophètes ainsi que des Apôtres. Demandez à la simplicité votre blancheur^ à la chasteté votre rougeur, à la modestie le fard de vos yeux; mettez le silence sur vos lèvres; suspendez à vos oreilles les paroles du Seigneur \ attachez à votre cou ce joug de Jésu»4]hrist \ courbez votre tête sous la puissance de vos époux, et vous voilà sulfisamment parées. Occupeaf vos mains à filer la laine ; enchaînez vos pieds à la maison y et vous plairez plus que sous Téclat de Tor. Que la probité devienne votre soie, la sainteté votre lin, la pudeur votre pourpre : avec ces joyaux et ces parures, vous aurez Dieu pour amant.