‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 121 sur 374 · Cf. Phot. cod., 177 : cm · texte numérisé non relu

Cf. Phot. cod., 177 : cm

5. V. le texte de ce catalogue dans Assemaki, Bibl. Orient., m, 1, Rome, 1725, p. 33 35.

§ 56. — THÉODORE DE MOPSUESTE 461

blasphématoire. C'est une conséquence que Marie ne peut pas être appeléq Mère de Dieu, si ce n'est par figure, per anaphoram. Le Va concile œcunémique, dans sa dernière et huitième session, condamna Théodore et ses écrits impies ; les anathèmes censurent en détail toute une série de thèses christologiques de l'évèque de Mopsueste (1).

Son anthropologie et sa doctrine sur la grâce devaient également susciter des contradictions. S'il y a injustice à représenter Théodore, ainsi que le fit Marius Mercator (2), comme le propre père du pélagianisme, il est cependant certain qu'il enseignait au fond le pélagianisme et qu'il niait notamment le péché originel (3).

IV. Editions. — Le recueil des écrits existants de Théodore dans Migoe, P. G., lxvi, Paris, 1859-1864, comprend les morceaux suivants : Commentaire sur les douze petits Prophètes, 105-632 ; Fragments sur la Genèse, 633-646; sur l'Exode, 647-648, sur les Psaumes, 647-696 ; sur Job, 697-698; sur le Cantique des cantiques, 699-700; Commentaires sur le Nouveau Testament, savoir Fragments sur saint Mathieu, 703-714; sur saint Marc, 713-716; sur saint Luc, 715-728; sur saint Jean, 727-786; sur les Actes des ap., 785-786; sur les Epitres aux Romains, 787-876; I aux Cor., 877-S94; II aux Cor., 893-898; aux Galates, 897-912; aux Ephésiens, 911-922; aux Philippiens, 921-926; aux Cotassions, 925-932; I aux Thessaloniciens, 931-934; II aux Thess., 933-936 ; I à Timothée, 935-944; II à Tim., 945-948; à Tite, 947-950; à Philémon, 949-950; aux Hébreux, 951-968; enfin, Fragments dogmatiques, 969-1020.

Depuis l'édition de Migne, l'inventaire des fragments de Théodore s'est considérablement enrichi. V. Fr. Baethgen, Le commentaire de Théod. de Mops. sur les Ps., d'après les extraits syriaques, dans la Revue de VAnc. Test., t. V (1885), p. 53-101. — Nouveaux fragments grecs sur

1. Hifilb, Hist. des Conc. éd. franc., t. III, p. 509 et suiv.

2. Comm. adv. hœres. Pelag. praef. ; Refut. Symb. Theod. Mops., praef., n 2 : Migrb, P. L.% xlyiii, 109-215 et 1043.

3. V. dans Marias Mercator et dans Photius les extraits de son ouvrage contre les défenseurs du péché originel.

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dix-sept Psaumes tirés de la Chaîoe de Cordérius, par Fr. Baethgen, Dix-sept psaumes relatifs aux Macchabées d'après Théod. de Mops., dans la Revue de VAnc. Test., t. VI (1886), p. 261-288; t. vu (1887), p. 1-60 (1). — La version latine du commentaire sur les petites épîtres de saint Paul {supra, n) fut d'abord éditée par Pitra dans le Spicil. Solesm., i. I, Paris, 1852, p. 49-159, avec beaucoup de lacunes et comme une œuvre de saint Hilaire do Poitiers. Nous avons eu depuis une édition corrigée et complétée en nombre d'endroits, accompagnée des fragments grecs, par H. B. Swete, Cambridge, 1880-1882, 2 vol. in-8°. L'éditeur a donné en appendice, t. Il, p. 289-339, une nouvelle édition des Fragments dogmatiques. - On trouve des fragments exégétiques et dogmatiques en langue syriaque dans P. de Lagarde, Analecta Syriaca, Leipz. et Londres, 1858, p. 100-108, et dans Sachau, Theodori Mopsuesteni fragmenta Syriaca e côdicibus Musei Britannici Nitriacis edidit atque in lat. sermonem vertit E. S., Leipz., 1869, in-8°. Surtout fragments sur la Genèse, p. 1-21, et du livre sur l'Incarnation, p. 28-57. L'hymne du matin, d'après Bickell, Conspect. rei Syror. litter., p. 53-94, doit plutôt s'attribuer à saint Ephrem. Le recueil se ferme, p. 63-70, sur la traduction des fragments publiés par de Lagarde. — Fr. Baethgen, Sur un manuscrit syriaque existant en Orient, contenant la version du comm. de Théod. de Mops. sur VEvang. de saint Jean, dans les Actes du ?///• congrès internat, des orientaliste à Stockholm, partie II* (1893), p. 107-116.

V. Littérature sur Théodore. — O. Fr. Fritzsche, De Tkeodori Mops. vita et scriptis commenlatio historico-theologica, Halle, 1836, in-8°; reproduit dans M igné, P. G., lxvi, 9-78. — Fr. A. Specht, Le point de vue exégélique de Théod. de Mops. et de Théodoret de Cyr dans F explication des prophéties messianiques d'après leurs comm. sur les petits Prophètes, Munich, 1871, in-8\ — H. Kihn, Théod, de Mops. et Jules UAfri-

1. Il y a lieu de signaler ici une insigne découverte de ces dernières années. Le codex G. 301 inf. de la Bibliothèque Ambrosienne de Milan, œuvre d'une main irlandaise, provenant de Bobbio, contient un commentaire latin des Psaumes. M. Ascoli en avait reproduit, dans YArchivio gloitologico ital., t. V, la partie accompagnée de gloses irlandaises. On croyait le commentaire de saint Colomban ; mais le Dr Mercati y a reconnu, à des caractères non équivoques, une version du commentaire de Théodore de Mopsueste, version abrégée, bien que, par endroits, avec une certaine ampleur. Il en existe aussi deux extraits différents, l'un dans le môme codex irlandais, l'autre dans deux fascicules de la bibliothèque de l'Université de Turin, également originaires de Bobbio. Le savant bibliothécaire de l'Ambrosiana se propose de donner une édition critique d'un texte aussi intéressant pour l'exégèse et pour la patrologie. V. Comptes rendus de VInstit. royal Lombard, sér. II, vol. XXIX, 18%. N. des T.).

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cain, exégèles, Fribourg, 1880, in-S°. — II. B. Swete, Theod. of Mops., dans le Dictionary of Christ. Biogr., vol. IV (1887), p. 934-948. Cf. Chevalier, RéperL des sources hist., 2172-2821.

VI. Polychronius. — Théodoret conclut sa notice sur Théodore de Mopsueste par ces mots : « Son frère Polychronius gouvernait, èTco^atvEv, excellemment l'Eglise d'Apamée, aussi distingué par le charme de sa parole que par Féclat de ses vertus (1). » Ces deux lignes, traduites par Gassodiore(2), paraphrasées par Nicéphore Callisti (3), sont le seul renseignement que l'antiquité nous ait laissé sur la vie de Polychronius. Apamée, sans autre détermination, est la ville bien connue de Syrie ; le verbe £7roî[x«tve indique, sans aucun doute, la dignité et les fonctions épiscopales, et le temps imparfait fait entendre que Polychronius occupait encore le siège d'Apamée au terme de Y Histoire ecclésiastique de Théodoret, c'est-à-dire vers l'an

Polychronius déploya une vive activité littéraire, avant tout, comme son frère, sur le terrain biblique. Jusqu'à ce jour on ne connaît sous son nom que des scolies éparses dans les Chaînes ; on en trouve sur Job, principalement dans la Catena Grxcorum Patrum in beatum Job (4) par P. Junius (Young), sur Daniel, dans le Scriptorum vet. nova Coll. (5) de Mai, et sur Ezéchiel, dans la Nova Patrum Bibliotheca (6) du même. Les scolies sur Daniel et Ezéchiel ont été reproduites dans Migne (7).

i. Iîist. eccl., v, 39.

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