‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 120 sur 374 · Bibl. cod., 177 : cm · texte numérisé non relu

Bibl. cod., 177 : cm

deux volumes contre ceux qui prétendent que le péché est dans la nature (1), deux volumes contre la magie, un volume aux moines, un volume sur l'obscurité du langage— de l'Ecriture? — , un autre sur la perfection des œuvres, cinq volumes contre les allégoristes — très probablement le livre De allegoria et historia dont parle Facundus d'Hermiane (2) — , un volume en faveur de saint Basile — sur Basile et Eunomius, dit Photius (3), peut-être identique aux deux volumes contre Eunomius déjà mentionnés — , un volume De assumente et assumpto — selon toute probabilité, l'ouvrage contre Apollinaire, attesté par plusieurs autres auteurs — , un livre de « Perles », c'està-dire un recueil de lettres de Théodore (4), et un traité sur la législation (5).

On ne connaît aujourd'hui de tant d'ouvrages que des fragments isolés. Mais de ces seuls fragments il résulte, avec évidence, que Théodore fut le vrai Nestorius. D'accord avec Diodore, il enseignait deux personnes, Suo uTTooraacK;, dans le Christ. La nature humaine est personnelle comme la divine. L'union des deux natures, auvi<pèi<z, union toute morale, consiste dans l'harmonie des pensées et des volontés. Le chrétien, il est vrai, n'adore qu'un seul Seigneur, puisque l'homme moralement uni au Logos a été — en récompense de sa patience — élevé à la dignité divine; « je sépare les natures, j'unis l'adoration », dira bientôt Nestorius. Mais il faut se garder avec soin de confondre les propriétés et les actes des deux natures. L'homme seul naquit et mourut. Dire que Dieu a souffert, qu'il a frémi, qu'il a tremblé, serait aussi absurde que

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