‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 129 sur 374 · Idem, Ep. 4 ad Olymp., n. 4 : Ibid., ui · texte numérisé non relu

Idem, Ep. 4 ad Olymp., n. 4 : Ibid., ui

évêques. c Je ne crains rien tant au monde que les évêques, écrivait-il plus tard (1), sauf quelques exceptions. » Après soixante-dix jours de marche, il atteignit Gueuse., où il trouva un affectueux accueil avec des soins empressés.

Cependant, à Constantinople, les ouailles fidèles du patriarche étaient en proie, sous le nom de Joannites, aux fureurs d'une persécution qui, rappelait les plus tristes jours de Néron et de Domitien, et qui, après avoir sévi dans les provinces limitrophes, désola tout l'empire. Chrysostome venait à peine de partir pour l'exil, que le feu consumait la basilique de Sainte-Sophie avec ses dépendances, et, à côté, le splendide palais du Sénat. On cria haro sur les Joannites ; mais l'enquête n'aboutit pas, et l'affaire n'a jamais été tirée complètement au clair.

Ghrysostome expulsé, Arsace, le frère de l'ancien patriarche Nectaire, et, après la mort d'Arsace, le 11 novembre 405, Atticus, qui fît regretter Arsace, montèrent tour à tour sur le trône patriarcal. Rien ne put dompter les Joannites ; presque tous ils persistèrent, malgré tout, à ne point reconnaître l'autorité d'Arsace ou d'Atticus et à former dans Constantinople une Eglise à part. D'étranges phénomènes, où le doigt de Dieu parut visible, vinrent les affermir dans leur héroïque fidélité.

Eudoxie était morte sur ces entrefaites, à la fleur de l'âge. Le pape saint Innocent 1er, à qui les deux partis en avaient appelé, prit bientôt en main la cause de Ghrysostome, sans toutefois retrancher Théophile de sa communion. Mais que pouvait le pontife romain ? invoquer l'ascendant du faible Honorius, empereur d'Occident, sur le faible Arcadius, empereur d'Orient, et prescrire, ou plutôt demander un concile œcuménique. Il n'obtint pas le concile, et le grave et noble langage qu'Innocent inspirait

Page 1