Pallad., DiaL, cli. xi : P. G., xlvii
ne l'atteignit pas. Parvenu, après trois mois de fatigues et de dangers, près de Comane, bourgade du Pont, il mourut d'épuisement le 14 septembre : « Gloire à Dieu en toutes choses ! » s'écria-t-il, en expirant, redisant, avec un dernier Amen, la devise de toute sa vie (1).
Ce fut sous la condition expresse de replacer dans les diptyques le nom de Chrysostome, que le pape rendit sa communion à l'intrus Atticus et à ses partisans. Les derniers Joannites ne se seraient réconciliés qu'au commencement de l'année 438, quand Théodose II et sa sœur Palchérie rappelèrent de l'exil la dépouille terrestre du héros chrétien. Théodose II, le fils d'Eudoxie, alla au-devant du cortège, se prosterna sur le cercueil et « implora la grâce de ses parents, qui avaient péché par ignorance (2). » Chrysostome fut inhumé à Gonstantinople, dans la basilique des saints Apôtres.
VI. Sermons exégétiques. — De tous les Pères grecs, saint Chrysostome est le plus fécond comme le plus éloquent. Les ouvrages certainement authentiques du puissant orateur vont pour la plupart à expliquer l'Ecriture sainte, sous forme d'homélies.
La série des commentaires de l'ancien Testament s'ouvre par soixante-huit homélies sur la Genèse (3), prêchées, selon toute probabilité, en 388 dans Antioche. Ces homélies embrassent, du commencement à la fin, toute la suite du Livre sacré et nous en offrent, sans perdre leur caractère de sermons, un commentaire complet. 11 y faut joindre neuf homélies (4), qui, sauf la neuvième, étudient les trois premiers chapitres de la Genèse.
Sur les Livres des Rois, on n'a pas de commentaire suivi, mais nous possédons sur Anne, mère de Samuel,