‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 178 sur 374 · P. G. lxxxv · texte numérisé non relu

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tienne d'Antioche et le plus docte adversaire de saint Cyrille à Ëphèse. Physionomie attrayante, austère et passionnée, où la lumière ne laisse pas d'être mêlée d'ombres et que de rares qualités n'ont pas su, faute du contrepoids nécessaire, défendre des orages et de la douleur!

Né dans Antioche vers 386, ou, selon d'autres critiques, en 396, Théodoret y grandit, comme saint Chrysostome, sur les genoux d'une pieuse mère. Ge fut dans les écoles de sa ville natale qu'il se forma de bonne heure à la science et à la vertu. Il eut Chrysostome et Théodore de Mopsueste pour maîtres, Nestorius et Jean, le futur patriarche d'Antioche, pour condisciples.

En 423, il était promu au siège de Cyr, petite ville de la Syrie Euphratienne, à deux journées de marche d'Antioche, mais dans le ressort métropolitain d'Hiérapolis, au sein d'une contrée sauvage et montagneuse, quoique très peuplée; le diocèse de Cyr comprenait huit cents villages. Théodoret s'y voua tout entier, sans compter avec les fatigues et les sacrifices, à l'exercice de son ministère.

Il y travailla surtout et réussit pleinement à rétablir l'unité de la foi. Il pourra lui-même écrire, en 449, au pape saint Léon : « Aidé de la grâce de Dieu, j'ai guéri plus de mille âmes de la maladie de Marcion et j'en ai ramené une foule d'autres du camp d'Arius et d'Eunomius au bercail de Jésus-Christ Notre-Seigneur (1). »

C'est le zèle de Théodoret pour la pureté de la doctrine traditionnelle qui lui a mis, en 430, les armes à la main et Ta jeté dans la mêlée contre saint Cyrille et ses anathématismes. L'évêque de Cyr, fasciné par les idées de l'école d'Antioche, se persuada que les anathématismes de Cyrille faisaient revivre l'hérésie d'Apollinaire. Même après la décision du concile d'Ephèse, il persista dans son senti-

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