‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 179 sur 374 · Ep. 113 : I\ G.% lmxiii · texte numérisé non relu

Ep. 113 : I\ G.% lmxiii

ment, poursuivit sa campagne contre Cyrille et la majorité conciliaire, et refusa d'accéder au traité de paix de l'an 433 entre Cyrille et les Orientaux. Tout porte à croire que la formulé d'union sortait de sa plume, et qu'il voyait dans la signature du patriarche d'Alexandrie ie désaveu des erreurs de ses analhématismes. Raison de plus à ses yeux, pour s'obstinera ne point condamner un vieil ami malheureux (1). Théodoret ne se décida, semblet-il, qu'en 435, à se réconcilier avec Cyrille, lorsque Jean d'Antioche l'eut dispensé de consentir expressément à la condamnation de Nestorius.

Cette attitude bienveillante envers le nestorianisme lui devait coûter cher ; l'explosion des querelles monophysites inaugura pour Théodoret une ère d'épreuves et d'angoisses.

Eutychès, archimandrite d'un couvent de Constantinople, ne reconnaissait en Jésus-Christ qu'une seule nature, nie™ <pu*iv, non au sens de saint Cyrille, pour qui «pwiç avait ici le sens d'individu ,de personne (2), mais l'entendant réellement d'une seule nature mixte, en laquelle l'humanité et la divinité s'étaient mêlées et fondues. Le vieux moine était donc l'antithèse la plus absolue qu'on pût rêver de Nestorius.

Le bandit qui gouvernait l'Eglise d'Alexandrie, l'eutychien Dioscore, ne pouvait, dans sa haine, oublier Théodoret; en 449, le pseudo-synode, justement flétri du nom de Brigandage cTEphèse, le déposait sans l'entendre, avec d'autres amis de Nestorius ; Théodoret éleva vers Rome une plainte éloquente et un confiant appel ; il dut pourtant céder aux violences des monophysites et partir pour l'exil. Mais l'année suivante, l'empereur Marcien l'en rappela et le pape saint Léon le rétablit sur son siège. Malgré

1. Cf. Bosotbt, Remarques sur V Histoire des conciles de M. Duptnt ch. ir, Rem. 10. (N. des T.).

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