‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 187 sur 374 · Cf. Supra, g 59, vm · texte numérisé non relu

Cf. Supra, g 59, vm

le concile de Chalcédoine, adressé aune députation égyptienne, qui était venue annoncer à l'ex-patriarche la mort de Macaire. Impossible de croire à l'authenticité et moins encore à la véracité de cette pièce.

§61. — Autres écrivains de la première moitié

du ve siècle.

I. Macarius Magnés, apologiste. — Macarius Magnés ou le Magnésien est l'auteur d'un grand ouvrage apologétique, publié par Blondel, en 1876, malheureusement fort mutilé. Cet ouvrage se donne pour le compte-rendu d'une discussion de cinq jours — certainement imaginaire — entre l'auteur et un philosophe païen. Le philosophe attaque et raille toute une série de passages du Nouveau Testament, principalement des Evangiles et des Actes des Apôtres ; le chrétien justifie et explique le texte biblique, trop souvent avec quelque subtilité. Les objections sont empruntées, en grande partie, aux livres perdus du néo-platonicien Porphyre (+ vers 304) Contre les Chrétiens. Cette apologie semble avoir été intitulée à l'origine : Le Fils unique ou réponse aux païens, titre dont la première partie trouvait sans doute sa raison d'être dans le début, aujourd'hui perdu, de l'ouvrage. Pour des raisons puisées dans le texte même, on place la composition du Movoyêvt^ après l'an 410. L'auteur, très probablement, n'est autre que ce Macaire, évêq^e de Magnésie — en Carie? en Lydie? — qui, selon Photius (1), au conciliabule

Page 1