‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 222 sur 374 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

Pères de l'Église, T. II. 19

Sous le litre de Gesta inter Liberium et Felicem, Meyer a inséré ce récit dans le Programme de l'université de Gœttingue pour le semestre d'été, 1888, p. 12-14. Sur Faustin et Marcellin, v. Kroger, Lucifer de Cagliari, passion. J. Langen (1880) voyait dans Faustin le prétendu Ambrosiaster. V. Infra, § 68, m et z.

IV. Grégoire d' El vire. — Après Lucifer, le chef principal du mouvement luciférien fut Grégoire, évêque d'Eliberis, dans la Bétique — Elvire, près de Grenade — , qui vécut jusqu'après 392. Saint Jérôme (1) mentionne de lui « plusieurs discours en langue populaire et un livre distingué sur la foi ». Mais ces écrits ne semblent pas être venus jusqu'à nous.

Y. Gams, Hist. de l'Egl. SEsp., n, 1, Ratisbonne, 1894, p. 310 314.— Kruger, Lucifer de Cagliari, p. 76-80. C'est à tort que l'écrit de Faustin De trinitate sive de fide contra Arianos, Supra, ni, a été jadis plus d'une fois attribué à Grégoire. Cf. Schœnemann, L. <?., 1, 550-551. On l'a tenu avec aussi peu de raison, pour l'auteur de quelques écrits de Phébade d'Agen. Infra, vi.

V. Hilaire de Rome. — Le diacre Hilaire de Rome (f avant 379) allait plus loin que Lucifer : il voulait rebaptiser les Ariens, comme l'indique le titre des opuscules que saint Jérôme (2) mentionne de lui, libellos de hxreticis rebaptizandis . Tout ce que nous savons de lui est puisé dans YAltercatio de saint Jérôme.

1. De viris, 103. — 2. Altercalio Lucifcriani et orthod., 27 : Mighi, uni,

§ 65. — AUTRES ADVERSAIRES DE i/ARIAiNISME 294

V. Kruger, Lucifer de Cagliari, p. 88-89. Beaucoup ont voulu, mais à tort, reconnaître dans Hilaire le mystérieux Ambrosiasler, v. Infra, § 68, m in fine

VI. Phébade d'Agen. — Non moins décidé que Lucifer contre l'Arianisme, Phébade, évêque d'Agen, dans la seconde Aquitaine, se montra plus calme et plus avisé. Sous le titre de Liber contra Arianos (1), il écrivit une critique très remarquable, très incisive de la deuxième formule de Sirmium de Tan 357. Un autre écrit, qui présente avec le précédent une analogie de fond manifeste, De fide orthodoxa contra Arianos (2), et une Confession de foi, Libellus fidei (3), sont très probablement l'œuvre de Phébade. L'évêque d'Agen vivait encore en 392.

L'abbé Migne a encore emprunté à Galland, Bibî. vet. Pair., v (1769), p. 250-265, le texte de ces écrits. Sur le Liber contra drianos, v. Drœseke, Phébade d'Agen et son écrit contre les Ariens, dans la Revue de la science et de hvie ecclés.. t. X (1889), p. 335-343.391-407: Analyse de l'ouvrage — ; le môme, Sur Phébade d'Agen, dans la Revue de théol. scientif., t. XXXIII (1890), p. 78-98 : critique du texte. — L'écrit De fide orthod. contra Arianos se trouve aussi parmi les œuvres de saint Ambroise, Migne, xvn, 549-568, et une troisième fois parmi celles de Vigile de Tapse, Migne, lxii, 466-468-449-463. Conjointement avec le Libellus fidei, il a trouvé place aussi dans les œuvres de saint Grégoire de Nazianze, Ed. Bénéd., t. I, Paris, 1788, p. 892-906 ; Cf. Migne, P. G., xxxvi, 669-676. Le P. Quesnel, Diss. XIV in S. Leonis M. opp. S 7 : Migne, P. L., lvi, 1049-1053, réclamait la paternité de ces deux écrits pour Grégoire d'Elvire. Cf. Supra, iv. Les auteurs de YHistoire lift de la France, t. I, IIe part. nouv. éd., Paris, 1865, p. 273-281, ont défendu les droits de Phébade.

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