‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 233 sur 374 · Miche, xni · texte numérisé non relu

Miche, xni

p. 126. — Amend, Eludes sur les poèmes du pape Damase, ai*ec un appendice : Damasi Carmina, Wurtzbourg, 1894, in-8°. — Ihm, Damasi Epi- Qrammaia. Sur les lettres (authentiques ou apocryphes) du Pape, -v. Jaffé, Regesta Pontif. Roman. Ed. 2, t. I, Leipz. 1885, p. 37-40, n« *32- 254. - Rade, Damase, évêque de Rome. Contribua à l'histoire des débuts de la primauté rom. Frib. et Tub., 1882, in -8. Rade place « les débuts de la primauté », au temps de saint Damase ! — Storti, S. Dam a s o e la 2?i66ia, Rome, 1837, in 8°. — Weyman, Observationes in carmina Damasi, dans la Revue d'hist. et de litt. relig.t 1896, p. 1.

VII. Deux écrits polémiques versifiés. — Le célèbre manuscrit de Prudence, n° 8084 de la bibliothèque nationale, le codex Puteanus du v* siècle, nous a transmis un poème en cent vingt-deux hexamètres, généralement connu sous le nom de Carmen adv. Paganos, et qui est la satire mordante de l'ancien polythéisme. Selon toute apparence, ce morceau fut composé en 394, inspiré par l'événement de cette même année, le prompt et décisif échec d'une tentative de restauration polythéiste à Rome sous l'usurpateur Eugène (392-394) et le préfet de la ville Nicomachus rlavianus. C'est précisément ce synchronisme qui donne à un ouvrage par lui-même des plus insignifiants un réel intérêt.

La même époque et les mêmes circonstances semblent; avoir vu naître le poème en quatre-vingt-cinq hexamètres: Ad quemdam zenatorem ex christiana religione ad idolorum servitutem conversum. Le poète raille non sans esprit le senateur apostat, qui avait adopté le culte d'Isisetde Cybèle.

Le Carmen ado. Paganos fut publié pour la première fois en entier par L. Delisle, dans la Biblioth. de P Eco le des Chartes, sér. 6, t. III (1867), p. 297-303. Mommsen en a donné une nouvelle édition dans Y Hermès, t. IV (1870) p. 350-363. — Dobbelstein, De carminé Ckrût. cod.

Parisini 8081 contra fautores paganx superstitionis uliimos. Diss. pbilol., Louvain, 1879, in-8°. D'autres édit. et études sont indiquées dans TeuflVI-Sehwabe, L.c, p. 1121 ; — dans Manitius, L. c, p. 146. — La dernière édition de la seconde pièce est celle de Peiper dans son Cy~ priant Galli Heptateuchos, p. 227-230. Hartel l'a donnée aussi dans son édition de saint Cyprien, pars III, p. 382-305 [Supra, § 37, îx).

VIII. Le Chronographe de Tan 354. — C'est ainsi qu'on désigne d'ordinaire l'auteur ou le compilateur anonyme d'un précieux manuel historique de la ville de Rome pour Tan 354. Les éléments très divers de l'ouvrage dérivent certainement pour la plupart de pièces officielles et possèdent, de ce chef, comme sources historiques, une rare valeur. Ce manuel est divisé en dix sections. 1° Le calendrier officiel de la ville de Rome du milieu du iv* siècle, écrit en 354 de la main de Philocalus (1), avec un grand nombre d'images et de titres ornés. 2° Les fastes consulaires depuis rétablissement du consulat jusqu'à l'an 354. 3° Un tableau des Pâques pour les années 312-4 1 1 4° La liste des Préfets de la ville de 254 à ooî~. o° Le tableau des anniversaires des Papes, depositiones episcoporum Romanorum, depuis saint Denys (f 268) jusqu'à saint Jules l*r (f 352). 6° Le calendrier des fêtes de l'Eglise romaine, marquant surtout les anniversaires des martyrs, depositiones martyrum. 7° Le catalogue des Papes, de saint Pierre à Libère, qui monta sur le siège de saint Pierre en 352, document qui servit de base à la plus ancienne partie du Liber pontificalis (2). 8° Une description de là ville de Rome, composée vers 334, regiones urbis Itomœ. 9° Une chronique universelle, allant jusqu'à Tan 334, remanie-

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