‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 240 sur 374 · Chronic. u · texte numérisé non relu

Chronic. u

d'Emérida, et Ithace, évêque d'Ossonaba (Estombar), personnages dont Sulpice Sévère ne trace pas non plus un portrait trop avantageux, Priscillien, avec ses principaux partisans, fut décapité à Trêves, sur l'ordre de* l'usurpateur Maxime, comme coupable de magie (385). En vain saint Martin de Tours s'était opposé de toutes ses forces à cette exécution (1).

Priscillien avait publié de nombreux opuscules (2). Le Dr Schepss en a retrouvé onze dans un codex du ve ou du vi° siècle appartenant à l'Université de Wurtzbourg. Le manuscrit, il est vrai, ne nomme pas l'auteur, mais le contenu semble indiquer sûrement le chef des Priscillianistes.

Les trois premiers morceaux sont consacrés à la défense personnelle de l'auteur. Dans le Liber apologeticus (3), adressé aux « beatissimi sacerdotes » — selon Schepss, les évoques du concile de Saragosse de 380 — , Priscillien cherche à se justifier de la double accusation d'opérations sacrilèges et d'enseignements contraires à la Foi. Il cite (4) les versets de saint Jean (5) sur les trois témoins célestes. Le Liber ad Damasum episcopurn (6) est un appel, basé sur un exposé historique détaillé de l'affaire, au pape Damase. Le Liber de fide et de apocryphis (7) justifie la lecture des apocryphes non contraires à l'orthodoxie. Suivent sept sermons où Priscillien n'a plus nulle part l'attitude d'un accusé, mais s'adresse, pour l'instruire, à un cercle d'auditeurs fidèles. Ce sont les Tractatus paschœ(8), Genesis (9)

i. V. Kiucs. Hist. de l'Eglise, t. I, p. 400.

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