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Revue fHist. scclés., t. X (1888-1889), p. 505-568 ; — Duchesne, Le dossier du Donatisme, dans les Mélanges d'arch. et d'hist., t. X (4890), p. 589- 650. M. Duchesne défend victorieusement contre les attaques de Vœlter et de Seeck l'authenticité des documents et l'exactitude des données qu'ils ont fournies à saint Optât. V. encore Thummel, Jugement sur le Donatisme, Etude (Thùtoire ecclés. Halle, 1893, in-8°.
III. Priscillianisme. — Les origines et la nature même de ce mouvement, qui fit à l'Eglise d'Espagne de profondes blessures, n'ont été jusqu'ici qu'imparfaitement éclaircies. Les écrits de l'hérésiarque Priscillien, mis au jour par le Df Schepss en 1889, contredisent sur bien des points les anciennes données, notamment le récit de Sulpice Sévère (1). En outre, ces écrits, à cause de l'état défectueux où ils nous sont parvenus et de l'obscurité de la langue, offrent de leur côté de nombreuses difficultés d'interprétation, pour le moment insurmontables. Il est en tout cas certain que Priscillien représente des spéculations gnosiiques et dualistes, qui rappellent vivement le manichéisme ; selon toute apparence aussi son système était pourvu du bizarre appareil mythologique et astrologique de tradition dans ces sectes. Chez les Priscillianistes, au dire de leurs adversaires, une grande immoralité allait de pair avec l'austérité dont ils faisaient montre.
Issu d'une noble famille espagnole, Priscillien était aussi riche des dons de l'esprit que des biens de la fortune. En l'an 380 un concile de Caesaraugusta, auj. Saragosse, l'excommunia avec ses partisans ; il n'en fut pas moins, selon Sulpice Sévère (2), élevé par ses amis sur le siège épiscopal d'Abila en Lusitanie. Après des luttes violentes, où les catholiques eurent pour chefs Hydace (Idace), évêque